La jeunesse donne de ses nouvelles, de Bénédicte Villard

On aborde toujours une production littéraire avec un intérêt certain, ravis de peut-être découvrir un nouveau chef d'oeuvre ou du moins un nouveau coup de cœur. Les premières pages permettent de se familiariser avec l'environnement de l'écriture, le contexte. Ici rien de compliqué, ce sont des étudiantes qui se sont lancées dans le défi d'écrire une nouvelle et d'être choisies, reconnues ou simplement pour prendre du plaisir. L'essai a été transformé.
Que l'on aime ou pas une des nouvelles, qu'elle ne nous touche pas ou qu'elle nous émeuve, force est de constater la qualité de l'intrigue, de l'écriture, l'imagination prometteuse des jeunes auteures et la construction déconcertante dont elles ont fait preuve pour donner à leur texte une dimension professionnelle. Oui ! Professionnelle ! Il ne faut pas être érudit pour se rendre compte du talent de ces jeunes personnes.
Que le rire naisse de la rencontre avec Pelure d'oignon et son compagnon sans domicile, que l'on s'interroge sur ces drôles d'habitants de l'Ile de la Réunion, que l'on découvre le quotidien en arc de cercle de la famille « aux choux », que l'on soit sensibilisé à la détresse du deuil de cette héroine qu'on aurait bien voulu découvrir pendant encore trois cents pages, que l'on soit horrifiés par ce fait-divers qui met en exergue le rôle des parents, surtout de ceux que l'on qualifierait de parents absents... on est reconnaissant à cette institution du CELSA d'organiser et de réunir de pareils potentiels. Soulignons une dernière fois que chacune des auteures est amateur, étudiante et que pourtant, elles ont toutes fait preuve de beaucoup de maturité dans l'écriture et la narration.

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau