Madame Bovary, de Gustave Flaubert

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Quatrième de couverture :

Emma s’abreuve de romans romantiques qui la font rêver. Quand le médecin de son père, Charles Bovary, la demande en mariage, l’idée même de se marier lui plaît. Mais très vite, elle s’ennuie et une réception au château de Vaubyessard lui montre tout ce que sa vie n’est pas. Pour la sauver de la langueur dans laquelle elle s’enfonce, M. Bovary lui propose de s’installer à Yonville. Elle se rapproche alors dangereusement de Léon, qui lui redonne goût à la vie.

 

Chronique de Platinegirl :

Qu'on se le dise : je ne suis pas particulièrement fan des livres classiques français. Autant les classiques anglais me rendent gaga (Jane Austen, les soeurs Brontë, Shakespeare... ils me parlent ! ), autant je crains comme la peste les classiques français que l'on nous a forcé à lire à l'école (Victor Hugo, Honoré de Balzac, Saint-Exupéry, Théophile Gauthier...). Mais quand Livre de poche jeunesse nous livre des classiques abrégés avec d'aussi belles couvertures, il est difficile de rester de marbre. J'ai donc accepté de découvrir "Madame Bovary" de Gustave Flaubert, peut-être attirée par l'histoire de cette Emma qui s'ennuit à la campagne et rêve de vivre en ville...

Sur la forme, je n'ai rien à redire car ce livre est très pratique à lire de part son format poche, la police de ses caractères et sa mise en page. Il est d'excellente qualité et n'a pas pris une seule ride depuis que je l'ai reçu.

Sur le fond, par contre, même si on m'avait prévenue que cette lecture pourrait m'ennuyer, je vous avoue que je reste dubitative. La trame de l'histoire n'est pourtant pas trop mal et on s'attache plus ou moins vite à Emma (parce que je ne reconnais un peu en elle) ainsi qu'à son mari (parce qu'on compatit à la vie qu'il a vécue avec sa précédente femme), certes. Mais, franchement, même avec cette version abrégée, il ne se passe pas grand chose, le rythme est lent, centré sur la psychologie des personnages et notamment celle d'Emma. A la base, j'aime bien étudier la psychologie des personnages, mais, je ne sais pas, je ne l'ai pas trouvée intéressante : c'est devenu si commun de s'ennuyer chez soi et d'aller voir dans un autre lit ce qu'il s'y passe, de nos jours ! Avec les moeurs de l'époque, évidemment, ce n'était pas la même chose, mais j'ai cherché durant tout ce roman ce qui pouvait bien en faire un classique intéressant, une histoire à passer de générations en générations... En vain.

Une seule chose m'a particulièrement plu, finalement, mis à part la couverture de ce roman : la construction des descriptions. D'habitude, je râle devant de longues descriptions de lieux, mais, là, j'étais charmée par la manière dont elles sont amenées. Pour vous le faire comprendre, je vous donne un exemple : un chapitre se termine comme suit "et engagea Madame , en attendant, à prendre connaissance de sa maison." et le suivant débute justement par la description de la maison, de manière assez logique (le dehors, l'entrée, les pièces qui sont déservies par le couloir de l'entrée, l'escalier, la chambre, la commode dans la chambre, la petite boite sur la commode dans la chambre...). C'est banal, mais je trouvais cela très bien fait, tout simplement.

En bref, Madame Bovary est un classique qui, franchement, ne mérite pas d'être lu "par plaisir", juste pour découvrir une histoire. Par contre, si vous voulez découvrir les us et coutumes de l'époque de Gustave Flaubert, si vous voulez décortiquer ses textes... cela ne tient qu'à vous !

 

Madame Bovary

Gustave Flaubert

Editions Le Livre de Poche Jeunesse

320 pages

4,95 euros.

 

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Date de dernière mise à jour : 18/11/2015