Shirley, de Charlotte Bronte

Shirley

Quatrième de couverture :

1812. Du fait des guerres napoléoniennes, la province du Yorkshire subit la première dépression industrielle de l’Histoire. Les temps sont durs, aussi bien pour les patrons que pour les ouvriers qui, menacés par l’apparition des machines-outils, fomentent une révolte.
Robert Moore est l’un de ces industriels dont les filatures tournent à vide. La timide Caroline, sa cousine, est éprise de lui. Mais Robert est trop préoccupé par les émeutes et les ennuis financiers pour songer à un mariage si peu lucratif. Il songe plutôt à Shirley Keeldar, une jeune héritière qui vient de s’installer en ville. Vive et entreprenante, le « capitaine Keeldar » – comme elle se laisse appeler – déborde d’idées pour investir son argent, souhaitant venir en aide aussi bien à Robert qu’aux ouvriers les plus pauvres.
Convaincue qu’un mariage se prépare, Caroline en tombe malade de dépit. Elle ne comprend pas que son amie repousse les beaux partis, traite ses domestiques en familiers et ait si peu d’égards pour son ancien précepteur, le frère de Robert. Lequel envisage de fermer son usine pour refaire sa vie au Canada. La balle d’un ouvrier révolté mettra fin à ce projet…

 

Chronique de Sybille :

 Avant de commencer ma chronique, je veux m'excuser pour mon retard auprès des éditions Archipoche. Je les remercie pour cet envoi. J'ai mis beaucoup de temps à lire parce qu'il fait près de 1000 pages et est donc assez long à lire. Ce n'est pas une petite romance qu'on lit en un après-midi sur la plage. D'ailleurs, le format que propose Archipoche est extrêmement pratique, surtout pour des romans de cette taille. 

Pour tout vous avouer, je n'ai pas trop apprécié cette lecture. Je l'ai trouvée très fastidieuse. La quatrième de couverture me plaisait beaucoup. On fait la connaissance de Robert Moore, un industriel anglais. Caroline, sa jeune cousine, est totalement amoureuse de lui. Pendant toute la première partie du livre, Robert est vraiment préoccupé par les révoltes et les émeutes dans son industrie. Caroline fait tout pour attirer son attention mais Robert ne semble pas s'intéresser à elle. Puis, il rencontre Shirley Keeldar, une héritière qui s'est installée en ville. Shirley veut investir son argent et aide Robert à améliorer les relations avec ses ouvriers. Elle veut venir en aide aux pauvres gens dépassés par l'arrivée des machines-outils. Shirley et Robert se rapprochent. Caroline prend peur et pense que Robert et Shirley vont se marier.

La première partie est très longue. Le récit est focalisé sur Robert, les révoltes et sur l'attirance de Caroline envers Robert. Pendant toute cette partie, il ne se passe pas grand-chose. Le rythme est très lent. J'ai mis beaucoup de temps à lire ces deux cent premières pages. Le personnage de Shriley n'intervient qu'après cette première partie. Cela est bien dommage car le roman est vraiment monotone au début. La suite est un peu plus intéressante et plus rythmée, notamment grâce au charisme de Shirley, mais cela n'a malheureusement pas rattrapé ma déception.

J'avais eu l'occasion de lire Jane Eyre de l'auteure, donc je connaissais déjà son style. J'avais vraiment adoré cette lecture et je m'attendais à ce que Shirley s'inscrive dans la même lignée. Pourtant, j'ai trouvé que les deux romans de l'auteure étaient radicalement différents. L'écriture reste la même mais les époques et les personnages sont très différents. Et vous l'aurez compris, j'ai préféré l'époque et surtout les caractères particuliers des personnages de Jane Eyre.

Ce roman est un roman classique difficile à appréhender, car l'histoire est longue à se mettre en place et le rythme est assez lent. Le personnage de Shirley, charismatique et intrigant, arrive trop tardivement. Si vous aimez les classiques, l'histoire peut vous plaire, mais passez votre chemin si vous préférez les romans d'action. Je vous conseille tout de même de découvrir l'écriture de Charlotte Bronte. Pour ma part, même si ce roman n'a pas été une lecture plaisante, je pense quand même lire Vilette de cette même auteure. Son style particulier vaut le coup d'être découvert et apprécié.

 

Shirley,

de Charlotte Bronte,

éditions Archipoche,

720 pages

 7,50 euros

 

Sybille

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Date de dernière mise à jour : 18/11/2015