Au bonheur des ogres, de Daniel Pennac

Au

 

Quatrième de couverture :

Côté famille, maman s'est tirée une fois de plus en m'abandonnant les mômes, et le Petit s'est mis à rêver d'ogres Noël.Côté cœur, tante Julia a été séduite par ma nature de bouc (de bouc émissaire).Côté boulot, la première bombe a explosé au rayon des jouets, cinq minutes après mon passage. La deuxième, quinze jours plus tard, au rayon des pulls, sous mes yeux. Comme j'étais là aussi pour l'explosion de la troisième, ils m'ont tous soupçonné.Pourquoi moi ?Je dois avoir un don...

Chronique de Sybille :

Je connaissais Daniel Pennac de nom mais je n'avais encore jamais eu l'occasion de me lancer dans ses livres. Au bonheur des ogres vient d'être adapté au cinéma et je n'avais donc qu'une envie : me plonger dans le livre avant d'avoir l'occasion de visionner l'adaptation. Ce que Folio m'a permis de faire. Je remercie cette maison d'édition pour cette belle découverte.

J'ai passé un très bon moment en compagnie de Benjamin Malaussène, de ses petits frères et petites soeurs. Ce jeune homme a une vie bien particulière, car il vit avec ses frères et soeurs, et son chien, Julius. Il travaille dans un énorme magasin où il a un poste bien particulier car il est bouc émissaire : son job consiste à se faire hurler dessus dès qu'un client est mécontent et à jouer la comédie afin que le client retire sa plainte. Et oui, dis de cette manière, cela peut paraître bizarre mais c'est bien en cela que consiste son travail. Autour de lui, gravitent des personnages tous plus loufoques les uns que les autres : Théo, son collègue homosexuel à l'humour décapant, Tante Julia, une femme dont il est tombée amoureux...Bref, tout un panel de personnalités extravagantes.Tout va basculer le jour où une bombe explose au magasin...puis, une autre un peu plus tard...et encore une autre quelque temps après.

Ce livre se lit extrêmement bien. Daniel Pennac utilise un language courant et facile à lire. Le lecteur est très vite intégré à l'histoire et a tout de suite envie de savoir ce qui va se passer par la suite et comment va se terminer l'enquête ainsi que le reportage. Le style de l'auteur est particulier : c'est une histoire pleine d'humour, où le second degré est présent du début à la fin. L'auteur arrive à faire d'un évènement dramatique, en l'occurrence l'explosion d'une bombe, un évènement tourné à la dérision grâce à une bonne dose d'humour noir et cinglant. C'est ce qui fait la particularité et le charme du livre à mon sens.

Je me suis beaucoup attachée à Benjamin Malaussène. Au début, je le trouvais distant et froid et finalement, on apprécie être en sa compagnie. Le pauvre subit ce qui lui arrive et n'y peut pas grandchose. Le fait que ce soit un récit à la première personne est un élément important et non négligeable, ce qui est sans aucun doute l'une des explications les plus probables de mon attachement à ce personnage. Les autres personnages sont beaucoup moins décrits et l'auteur instaure une sorte de distance, qui fait que je ne me suis pas trop attachée à eux.

Le point fort de ce roman est donc sans aucun doute l'univers excentrique et loufoque qu'instaure l'auteur grâce à son style cinglant et inimitable. Je vous recommande chaudement les aventures de Benjamin Malaussène.

Au bonheur des ogres,

de Daniel Pennac,

éditions Folio

7,20 euros

286 pages

 

Sybille

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Date de dernière mise à jour : 21/11/2013