Elle joue, de Nahal Tajadod

 

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Quatrième de couverture :

Deux femmes parlent. Elles sont toutes deux iraniennes. L’une a grandi dans l’Iran du Shah, l’autre, née après la Révolution de 1979 n’a connu que le régime islamique. Ce livre est leur histoire : à deux regards et à deux voix. La plus jeune, Sheyda, est comédienne. Elle raconte son enfance, comment elle est devenue, très tôt, une vedette. Elle raconte sa vie étrange, sa gloire, ses démêlés avec la censure, son exil enfin. Quant à la femme qui écrit, Nahal, installée à Paris depuis trente ans, elle se rappelle l’Iran de sa jeunesse où elle plongeait dans la piscine de son lycée en bikini, où elle pouvait se promener sans foulard et en minijupe. Les deux femmes, miroir l’une de l’autre, apportent chacune des réponses aux questions qu’elles se posent. Qu’est-ce que vivre aujourd’hui,pour une femme, dans un Iran sous régime islamique ? Qu’est-ce qui est permis et ne l’est pas ? Comment dire les choses sans les dire ? Comment changer de vie ? Comment être une autre ? En un mot : comment jouer ?

 

Chronique de Sybille :

Je remercie les éditions Albin Michel de m'avoir permis de lire ce livre. Il me tentait beaucoup parce que j'aime savoir ce qui s'est passé dans les différents pays du monde. Les histoires politiques du monde oriental sont tellement compliquées à comprendre qu'un livre bien écrit est parfois la meilleure solution pour sortir de cette incompréhension. Même si je ressors  de cette lecture plus enrichie historiquement parlant, je ne peux pas dire que j'ai apprécié ce livre.

Pourtant, l'histoire est vraiment bien choisie car la voix de deux femmes pour tenter d'expliquer cette révolution et la vie iranienne est réellement une bonne idée. On rencontre donc Sheyda et Nahal, qui, à première vue, n'ont rien en commun, si ce n'est l'Iran. On apprend à les connaître et petit à petit, elles nous exposent leurs questions sur la vie en Iran et tentent d'y répondre. Cette histoire est vraiment très intéressante d'un point de vue historique. Elle apporte une réflexion importante sur la vie dans un pays islamique où les libertés sont totalement bridées.

Cependant, je n'ai pas adhéré à ce livre pour une raison simple : la forme du roman. L'auteure a choisi de présenter cette histoire sous la forme d'un dialogue. Les deux personnages se parlent et se répondent. J'ai trouvé cela dommage, parce que je me suis sentie exclue du livre. Je l'ai trouvé assez difficile à lire pour cette raison. Ce choix ne m'a pas paru très judicieux. Certes, cela fait toute l'originalité du livre, mais je ne m'y suis pas retrouvée. J'aime les romans avec une forme simple où le lecteur se sent véritablement libre. La construction de l'histoire me paraît très importante et le sujet choisi était tellement délicat que la forme m'a souvent dérangé : l'enjeu ne me paraissait pas aussi important que ce que l'auteure voulait transmettre. Ma lecture a donc été fastidieuse mais j'ai terminé ce livre parce que les deux femmes sont attachantes même si elles sont tout à fait différentes.

Si un roman qui met en avant un dialogue entre deux personnages ne vous dérange pas, je pense que vous saurez apprécié ce livre à sa juste valeur, chose que je n'ai malheureusement pas su faire.

Elle joue,

de Nahal Tajadod,

édition Albin Michel

375 pages

20, 90 euros

 

 

 

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