Journal d'un ange gardien, de Carolyn Jess-Cooke

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Quatrième de couverture

Lorsque Margot Delacroix meurt à quarante ans, elle est renvoyée sur terre comme ange gardien : le sien ! Contrainte par mandat divin de revivre les pires moments de son existence et ses regrets les plus amers, Margot reçoit l’ordre de ne rien changer, mais simplement de tirer la leçon de ses erreurs. Tandis qu’elle veille sur ses proches, Margot rêve pourtant de modifier le cours de son destin. Jusqu’où sera-t-elle prête à aller pour se racheter ?

 

Chronique d’Ailayah

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions JC Lattès pour m’avoir permise de découvrir ce roman au concept original.

Je dois avouer qu’au départ, je ne m’attendais pas vraiment à cela. J’ai été quelque peu déconcertée par l’atmosphère qui est tout de suite créée. Je m’attendais à une histoire tendre et touchante et je me retrouve plongée dans une atmosphère sombre et quelque peu désespérée qui me fait l’impression d’un étau qui m’enserre. J’ai vraiment eu du mal avec ce début. Et maintenant que j’y repense je ne sais pas vraiment pourquoi j’ai eu cette sensation.

Car l’écriture de l’auteure est tout à fait agréable, fluide et sans fioriture avec une pointe d’humour de temps en temps. Je pense en fait que cette sensation venait de l’histoire en elle-même. Car il faut bien le dire, la vie de Margot est loin d’être la plus belle et la plus joyeuse. Et on plonge dans cet enfer à travers les yeux de l’héroïne devenue son propre ange gardien.

Le concept est vraiment intéressant et bien exploité. Le fait de raconter une vie qu’elle a vécue mais en revenant au point de départ nous permet une véritable réflexion sur les choix et leurs conséquences. On se rend compte que chaque instant de sa vie a fait d’elle ce qu’elle est devenue et l’a menée à ces mauvais choix qu’elle a faits par la suite. Toute cette réflexion sur le destin, le libre-arbitre est également très bien menée. Car bien qu’elle soit devenue un ange gardien et qu’elle sache où tout cela va la mener, Margot/Ruth n’a pas le droit de modifier quoi que ce soit. On se rend bien compte que le libre-arbitre, c’est finalement pas toujours une bonne chose car c’est ce même libre-arbitre qui la mène à faire des choix qu’elle va regretter.

Mais toute cette histoire prend également toute une proportion fantastique à laquelle on ne s’attend pas forcément au départ. Des démons, des forces maléfiques … l’univers créé par Carolyn Jess-Cooke n’est pas peuplé que d’humains et d’anges et c’est toute une nouvelle dimension qui s’ouvre à nous, aussi riche qu’intéressante.

Ce que j’ai également apprécié dans ce roman pas comme les autres, c’est une part de la vision des anges gardiens. Il est dit que les anges n’ont pas pour mission de changer quoi que ce soit (bien que Ruth, on s’en doute n’arrivera pas à s’en tenir à cela), mais de regarder, d’observer, et d’aimer. Cette dernière dimension je l’apprécie tout particulièrement car elle rejoint ce libre-arbitre qu’on ne peut enlever à l’humain, et finalement tout ce que les anges gardiens peuvent faire c’est vraiment cela, c’est de donner de l’amour à leur protégé, et c’est en cela qu’ils vont influer sur eux. J’aime cette vision malgré qu’elle ne soit bien sûr pas respectée par Ruth (Margot devenue ange gardien s’appelle désormais Ruth).

Finalement, malgré ce côté sombre assez déroutant et le désespoir présent sur tout le début du roman, si on passe outre on accède à un récit très riche et touchant où on perçoit un certain espoir naître au bout d’un moment. Les réflexions sur la vie, la mort, le destin, le libre-arbitre et les anges gardiens sont vraiment riches et l’écriture fluide de l’auteure nous emporte dans un récit intéressant bien que n’ayant pas ce côté divertissant auquel je m’attendais.

 

Journal d’un ange gardien

Carolyn Jess-Cooke

JC Lattès

378 pages

12,50€

 

 

Ailayah

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Date de dernière mise à jour : 25/05/2012