L'or du bout du monde, de Tamara Mckinley

L or du bout du monde

Quatrième de couverture :

Australie, 1849. Une jeune femme, Ruby, et son mari James, décident de partir s'installer à l'intérieur des terres afin de découvrir de nouveaux horizons. Au cours de la même période, de nouveaux colons arrivent en Australie pour tenter leur chance, et d'autres reviennent sur les traces du passé...

Chronique de Sybille :

Je viens vous présenter le dernier tome de la saga de Tamara McKinley, une auteure que j'apprécie énormément. Souvenez-vous, je vous avais parlé de La Terre du bout du monde, dans un premier temps, et des Pionniers du bout du monde, dans un second temps. Ces deux livres m'avaient vraiment ravi. Entre histoires coloniales, conquête et saga familiale, cette saga avait tout pour me plaire. La maison d'édition L'Archipel a eu la grande bonté de m'envoyer le dernier tome afin que je puisse connaître la fin de cette belle épopée. Un grand merci !

L'auteure a fait le choix de raconter l'histoire des descendants des familles Collinson et Cadwallader. Donc, comme dans le second tome, Les Pionniers du bout du monde, nous faisons connaissance avec la génération suivante. Cette fois-ci, l'auteure a choisi de s'intéresser plus précisément à Ruby, cette jeune femme au caractère bien trempé, qui a décidé de suivre son mari dont elle est folle amoureuse, pour aller s'installer à l'intérieur des terres australiennes, terres encore hostiles. Cette jeune femme est la petite-fille de Nell, propriétaire de la ferme Les Gratteurs de Lune, dont on entend beaucoup parler dans le second tome.

En parallèle, on suit également l'histoire de Oliver et Harry, les deux fils de Heloise Cadwallader, devenue Heloise Collinson, suite à son mariage avec Georges. Dans L'or du bout du monde, Oliver et Harry sont adultes. Harry, devenu comte de Kernow dans les Cornouailles, revient en Australie après des années d'absence, accompagné de sa femme et de son fils. Il revoit son petit frère, Oliver, qui a bien du mal à gérer ses affaires. L'auteure évoque également l'histoire de Jessie, une jeune femme, qui débarque d'Angleterre pour devenir institutrice dans un petit village au beau milieu des terres australiennes. On ne la connaît pas et j'ai eu bien du mal à comprendre qui elle était par rapport à nos protagonistes bien connus. Pour finir, l'auteure développe un peu l'histoire de la ruée vers l'or en Australie mais je dois dire que ce n'est pas la partie qui m'a le plus intéressé.

J'ai eu un peu plus de difficultés à me familiariser avec l'histoire et les personnages que pour les tomes précédents. J'ai trouvé le récit un peu long à se mettre en place. Comme souvent dans les sagas familiales à plusieurs voix, le rythme est un peu lent au début du livre. Toutefois, et fort heureusement, le rythme s'accélère et l'histoire devient de plus en plus intéressante. J'ai beaucoup apprécié les histoires des uns et des autres mais, comme je vous le disais un peu plus haut, l'histoire de la ruée vers l'or ne m'a pas vraiment passionnée. Ce n'est pas une période historique qui m'intéresse tellement. En revanche, cela donne de très bons éléments sur la vie australienne à ce moment-là et les conditions de vie extrêmement difficiles auxquelles ont été confrontés les villageois. J'ai trouvé que ce tome clotûrait très bien la fin de cette belle saga, que je suis ravie d'avoir pu découvrir.

Côté personnage, j'ai eu un petit faible pour le couple Ruby/Finn, car je les ai trouvés très courageux. Ils sont très amoureux mais tiennent à vivre leur amour dans les règles (et non hors mariage). Ils apparaissent également très travailleurs et déterminés. Je pense que ce sont des qualités qu'il fallait vraiment avoir pour vivre dans un pays aussi rude que l'Australie à l'époque. J'ai également eu un petit coup de coeur pour Jessie, qui mérite réellement ce qui lui arrive. Pendant tout le roman, on se demande si elle va pouvoir vivre cette belle histoire avec Abel, et j'ai été ravie qu'elle hérite d'une belle fin et qu'elle soit si heureuse.

En définitive, je ne peux que vous conseiller de lire cette saga, car, même si j'ai trouvé ce troisième tome un petit peu en dessous des deux premiers, cette saga vous fera voyager et vous fera découvrir des horizons inconnus. Les histoires familiales apportent un peu de piment à la saga et c'est ce qui fait que les trois livres se lisent si rapidement.

L'or du bout du monde,

de Tamara McKinley,

éditions L'Archipel,

19 euros

400 pages

 

Sybille

 

 

 

Commentaires (1)

Nelfe
J'ai découvert cette auteure il y a plusieurs années avec "La Dernière valse de Mathilda", roman pour lequel j'avais eu un gros coup de coeur.
J'ai lu ce roman ci à sa sortie. Je n'avais pas lu les précédents (ce qui ne m'a pas gêné) et depuis je n'ai qu'une envie : les découvrir !
Mc Kinley a cette faculté de nous emmener dans le bush australien. On ressent la chaleur, on voit les grands espaces et ses personnages sont passionnants.
Si ça te dit de découvrir mon avis sur "L'Or du bout du monde", c'est là :
http://cafardsathome.canalblog.com/archives/2014/07/02/30182081.html

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