Le chant du cygne, de Astrid Chaumont

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Quatrième de couverture

Voici l’histoire d’une petite fille, Aurélie, qui rêve de devenir célèbre ballerine. Fervente admiratrice de Tchaïkovski, elle se passionne pour Le lac des cygnes, et pour cet animal gracieux et pur.
Au cours d’une répétition de danse, Aurélie s’évanouit. Ses parents lui font passer des examens médicaux étendus. Le diagnostique tombe comme un coup de tonnerre : Aurélie est atteinte de myopathie, une maladie terrible qui la paralysera progressivement. Il ne lui reste plus que deux ans à vivre. Armée de courage, cette petite fille hors du commun continue à vivre avec ardeur sa passion pour la danse. Ses parents, ses amis, sont là pour la soutenir et l’accompagner jusqu’à la fin, jusqu’à son chant du cygne …
En nous contant le destin cruel de cette petite fille, Astrid Chaumont nous livre un message chargé d’espoir. En effet, ce récit poignant et tragique, dessine le portrait d’une enfant au courage exceptionnel, qui brave la mort en se battant contre la maladie, tout en continuant de vivre sa passion pour la danse, de rêver et d’espérer jusqu’au bout. C’est aussi une merveilleuse leçon d’amour et de solidarité, à travers les parents d’Aurélie, qui doivent accepter la perte de leur fille unique, et l’accompagner dans cette épreuve terrible.


Chronique d’Ailayah

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions La société des écrivains qui m’ont permise de découvrir ce roman.
Le sujet est dur, et ne peut que toucher. Malheureusement, l’intérêt de ce roman s’arrête là pour moi. C’est une grosse déception car il y avait vraiment là matière à faire quelque chose de très intéressant. De plus, l’histoire intégrait un thème que j’apprécie énormément : la danse.
Une histoire touchante et forte ne suffit malheureusement pas à faire un bon roman. Car une belle histoire doit être mise en valeur, or nous avons ici la mise en avant de tous les clichés les plus ridicules.
Les personnages sont malheureusement creux et pas crédibles du tout. La petite fille malade devient une enfant parfaite à laquelle on s’attache malgré tout pour sa maturité, comparé à ses parents, mais elle est trop parfaite et plate pour être vraie. Elle manque de profondeur. Les parents sont les personnages qui m’ont le plus énervés. Ils ne font que de se plaindre pendant les trois quarts du livre à annoncer à chaque étape que c’est la fin du monde … bien sûr, cette maladie est horrible et douloureuse, mais on n’a pas vraiment envie de voir les parents pleurer à chaque instant ou se plaindre de la cruauté du destin qui s’abat sur eux. De plus, ils ne cessent de mentir à leur enfant, même quand elle-même a découvert la vérité. Les parents mais également le médecin d’ailleurs, ce qui me paraît vraiment ridicule. Je veux bien croire qu’ils n’acceptent pas de voir la vérité en face, mais au bout d’un moment, on n’a pas trop le choix. Et puis, ça paraît contradictoire de constamment s’apitoyer sur son sort tout en faisant croire qu’il ne se passe rien car s’apitoyer, c’est reconnaître l’existence de ce malheur. Bref, les personnages m’ont déçue.
Ce qui m’a également déçue, c’est que je m’attendais vraiment à un combat de la jeune fille pour vivre sa passion de la danse malgré sa maladie, or je n’ai vu ce combat à aucun moment dans le livre, au contraire son rêve brisé lui est trop douloureux donc elle renonce totalement et se détourne véritablement de tout ce qui touche à la danse. Je m’attendais également à ce qu’on ait véritablement des descriptions de certains cours de danse, ou de choses liées à cette passion qu’est la sienne mais au final, on dirait que la danse se résume au Lac des cygnes. C’est vraiment dommage car, la danse c’est loin de n’’être que cela pour quelqu’un qui en fait vraiment et qui est passionnée (je le suis un peu, donc c’est pour cela que je vous dis ça ^^).
Enfin, dernier aspect qui m’a déçu, c’est toute cette fin. On entre là dans des clichés qui nous font rire plus qu’ils nous touchent tellement c’est gros. Bien sûr, il y a quelques idées touchantes, le fait de dire qu’Aurélie n’est plus mais qu’elle est toujours présente de quelques façons … mais la façon d’amener l’idée est vraiment trop clichée, et c’en est dommage.
Finalement, c’est un déception et je pense que l’auteure aurait dû travailler davantage ce roman dans lequel il y a des idées et des bonnes choses mais qui sont totalement noyées dans ce manque d’approfondissement.

Le chant du cygne
Astrid Chaumont
La société des écrivains
182 pages
12€

Ailayah

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Date de dernière mise à jour : 24/05/2012