Le diable de Radcliffe Hall, de Stéphanie des Horts

le-diable-de-radcliffe-hall.pngQuatrième de couverture :

Elle est américaine. Elle a vingt ans tout juste, une peau laiteuse et des rondeurs conséquentes. Maisie Kane est aussi et surtout fabuleusement riche et bien décidée à trouver un époux sur le vieux continent. En 1953, au Savoy à Londres, elle croise le chemin des Radcliffe, aristocrates aussi lancés que dépravés, aussi cruels que parfaitement amoraux, dont elle devient très vite, du moins, le croient-ils, le jouet. Car Miss Kane n’a pas fini de faire parler d’elle chez les heureux du monde…

Chronique de Sybille :

Il faut bien le dire, j'étais impatiente de retrouver l'écriture et l'humour de Stéphanie des Horts. J'avais beaucoup aimé La splendeur des Charteris, donc, lorsque j'ai eu l'occasion de lire son dernier roman, je n'ai pas hésité ! Surtout que depuis, j'ai eu l'occasion de rencontrer l'auteure et de parler un peu avec elle lors d'un salon, ce qui m'a encore plus donné envie de lire Le diable de Radcliffe Hall...

Dans ce livre, on retrouve le style de l'auteure, ce style si particulier dans lequel elle excelle, il faut bien le dire. En effet, son écriture est très fluide, originale, mais ce qui surpasse tout, c'est l'humour décapant et totalement décalé de l'auteure qui est présent du début à la fin du roman. Je peux comprendre que cet humour ne plaise pas forcément, mais il est impératif de le prendre au second degré. 

L'histoire de ce roman présente quelques similitudes avec le premier. En effet, l'auteure reprend la thématique de la famille, puisqu'on rencontre la famille Radcliffe, très particulière et complétement déjantée. On suit donc la rencontre de Maisie Kane, une héritière américaine, avec toute cette petite famille. On passe de Lord Radcliffe, séduisant et charismatique, à Jude Radcliffe, son fils homosexuel aux moeurs totalement libérés, sans oublier Chas Radcliffe violent et particulier et Kiss Radcliffe, l'unique soeur, droguée et suicidaire.

Autour de cette famille atypique, gravitent d'autres personnages totalement perchés. Maisie Kane apparaît comme le jouet de tous ces personnages excentriques : ils se moquent d'elle, la violente, s'en serve comme objet et seul son héritage semble les intéresser. Ceci dit, elle reste auprès d'eux et je me suis vraiment demandée pourquoi, au point même de la détester par moment pour sa naiveté et sa stupidité.

Mais c'est sans compter la chute finale que Stéphanie des Horts arrive d'une façon exemplaire à cacher jusqu'aux derniers chapitres. C'est ce que j'ai vraiment adoré dans ce livre, car l'auteure nous mène totalement par le bout du nez : finalement, cette histoire est pleine de suspense. Je ne vous en dirais pas plus pour ne pas vous gâcher la surprise. 

Je vous invite à faire la connaissance de l'humour décapant de l'auteure, car on peut dire que le diable de Radcliffe Hall est un livre réussi. Encore une fois, bravo à Stéphanie des Horts pour ce moment de pure folie littéraire.

 

Le diable de Radcliffe Hall,

Stéphanie des Horts

éditions Albin Michel

19,80 euros

295 pages

 

sybille

Commentaires (1)

stephanie des horts
  • 1. stephanie des horts | 11/04/2012
mille mercis Sybille !!!! je suis si contente que vous aimiez !! à tres bientôt

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Date de dernière mise à jour : 25/05/2012