Les arbres ne montent pas jusquau ciel, de Marianne Rubinstein

les-arbres-ne-montent-pas.jpgQuatrième de couverture :

Yaël tient son journal depuis le 3 septembre, jour où son mari l a quittée pour une de ses amies, et jour depuis lequel elle doit « partager » son fils de 3 ans avec celui qui l a trahie, abandonnée. Elle dépérit, s autoflagelle. Yaël va pourtant finir par se reconstruire loin du monde avec ses auteurs préférés (Montaigne, Woolf, Proust...), reprendre ses cours à la fac, revoir ses amis, rencontrer des hommes, bref renaître à la vie.

Chronique de Sybille :

La quatrième de couverture me tentait beaucoup et le livre s'est révélée à la hauteur de mes attentes. Je suis donc ravi d'avoir pu découvrir cette histoire et la plume de Marianne Rubinstein, que je ne connaissais pas. Je remercie la maison d'édition Albin Michel pour m'avoir permis de le lire.

Le livre se présente sous la forme d'un journal dans lequel le personnage principal, Yael, écrit tous ses états d'âme depuis qu'elle est seule. Cette forme m'a beaucoup plu parce que j'ai eu l'impression de me sentir plus proche du personnage et de ressentir ce qu'elle ressentait. Cela donne également un petit côté frais et léger, qui permet de lire l'histoire pratiquement d'une seule traite. Grâce à ce journal et à l'écriture de l'auteure, ma lecture a été très agréable et je suis presque déçue de l'avoir déjà terminé. 

Au début de ma lecture, j'ai eu un peu peur de ne pas aimer et de passer totalement à côté du livre. Le personnage principal a la quarantaine et vient de se séparer : deux situations que je ne connais pas, puisque je n'ai pas quarante ans et que je ne suis pas mariée. Mais finalement, on suit la vie de Yael avec une facilité déconcertante et on se met à espérer qu'elle sorte la tête de l'eau.

J'ai eu un peu le réflexe de le comparer à Je rends grâce, le livre que j'ai lu la semaine dernière puisque le thème était un peu le même. Finalement, l'idée est la même, la séparation difficile avec le conjoint, mais la façon de le traiter est totalement différente. Ici, l'auteure a choisi de mettre en avant l'entourage et la détermination de Yael. On sent bien que les premiers mois sont difficiles et que tout son quotidien est bouleversé mais grâce à ses amis, son travail, ses voisines et son fils, Simon, elle finit petit à petit par retrouver sa vie de femme, probablement mise de côté pendant plusieurs années. C'est l'évolution de ce personnage qui rend le livre si intéressant et si passionnant.

J'ai beaucoup aimé Yael. On la sent fragile durant toute la lecture mais j'ai été ravie de voir que malgré sa peur de la quarantaine et de la solitude, elle avait décidé de franchir un cap et de changer de mode de vie. On espère pendant tout le long du livre qu'elle va se remettre de cet échec sentimental et familial et qu'elle réussira à trouver le bonheur qu'elle mérite. Parmi les hommes qui l'entourent tout au long du livre, je me suis surprise à plaindre Yann, qui a quitté Yael avec tant de facilité et de fermeté, mais qui finalement, est bien malheureux sans elle, j'ai ressenti un dégoût viscéral pour Marc (je ne comprends d'ailleurs toujours pas ce personnage) et j'ai apprécié Eric, son meilleur ami et ancien colocataire et Patrick, avec qui il y a une petite attirance.

Simon et Olga ont été mes chouchous pendant toute l'histoire. J'ai trouvé qu'ils apportaient de la douceur, de l'amour et de la naiveté enfantine. Leur présence est récurrente dans le livre et ils sont en quelque sorte "les bouées de sauvetage" de Yael. Elle se raccroche à eux et finalement, cela fonctionne plutôt bien.

En conclusion, voici un livre que je vous recommande pour cet été. Le livre se lit d'une traite, le personnage principal est très attachant, le thème est bien abordé et le journal dessert bien l'histoire...Alors, que demander de plus ?

Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel,

de Marianne Rubinstein,

édition Albin Michel,

208 pages

17 euros

 

Sybille

Commentaires (1)

stephanie plaisir de lire
  • 1. stephanie plaisir de lire (site web) | 23/08/2012
il y a deux ou trois ptits trucs qui m'ont chagrinée mais dans l'ensemble c'était bien sympathique. Et pis j'avoue que Olga était aussi un personnage que j'ai bcp aimé même si elle n'est pas bien présente, elle a un rôle important pour Yaël !

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