Lorsque la fin paraît, de David G.F. Kapell

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Quatrième de couverture

Bonjour crépuscule: du départ du cocon familial en passant par le dépôt de bilan jusqu’à l’abandon d’un amour et le refus de la patrie, chaque nouvelle met brièvement et avec talent une ère qui prend fin. Tout ou presque est voué à la rupture, à la fin…
L’auteur joue à cache-cache en prenant à revers les certitudes du lecteur. Des dénouements surprenants ponctuent des retournements de situation tout à fait inattendus. Le style fleuri et ironique de ces courtes tranches de vie donne le rythme à l’humour grinçant de David G.F Kapell.

 

Chronique d’Ailayah

Je tiens à remercier la Société des Ecrivains pour m’avoir permise de découvrir ce recueil de nouvelles.

Je tiens à vous dire que je ne m’attendais pas du tout à cela. Malheureusement, pour une fois, ce n’est pas forcément positif.

J’aime beaucoup les romans avec des détournements de situation, des fins inattendues et c’est donc cette phrase de la quatrième de couverture « Des dénouements surprenants ponctuent des retournements de situation tout à fait inattendus » qui m’a vraiment donné envie de découvrir ce recueil. Mais j’ai vite déchanté en lisant la toute première nouvelle. Le début est tellement ridicule et grotesque qu’on attend vraiment ce retournement de situation qui arrive à la fin. Il n’était donc aucunement inattendu, au contraire on l’espérait vraiment pour donner une quelconque vraisemblance à cette histoire. Les retournements de situation que j’apprécie sont ceux qui, une fois qu’on s’est dit « ah oui, d’accord je comprends », eh bien, hop, petit retournement de situation qui nous fait dire « ah ben non, en fait je n’avais pas tout saisi », et ça donne un tout autre sens à l’histoire. Or là, nous n’avons à aucun moment ce premier « ah oui, je comprends », du coup, le retournement de situation perd tout son sens à mes yeux.

Pour ce qui est du thème, je dois avouer qu’il est bien choisit, et il y avait vraiment du potentiel car, la fin, c’est vraiment un thème varié qui peut s’adapter à énormément de choses, et qui a forcément une résonance dans l’écrit lui-même. Et l’auteur a su voir ce côté varié et à double tranchant, ça aurait vraiment pu marcher, si seulement les histoires n’étaient pas aussi dénuées d’intérêt. Certes, ce sont plein de petites histoires drôles, ironiques, mais personnellement, je n’ai à aucun moment été touchée. Je suis restée complètement stoïque, froide face à toutes ces histoires. Elles ne m’ont pas parlé et ça pour moi, c’est vraiment le pire dans un livre. J’aime me sentir impliquée dans une histoire, et non rester totalement à l’écart. Et pour moi, c’est vraiment ce qu’il manque à ce recueil de nouvelles.

C’est vraiment dommage car, le style d’écriture de l’auteur est tout à fait agréable (bien que l’utilisation du vocabulaire vulgaire est parfois un peu trop présent, et sans raison apparente), fluide et simple. On lit très bien, et ça passe tout seul. De plus, comme je l’ai dit, le thème est intéressant, et il y a de bonnes idées. Mais pour moi, elles ne sont pas encore assez développées, et peut-être auraient-elles pu trouver un contexte plus adapté parfois.

 

Lorsque la fin paraît

David G.F. Kapell

Société des écrivains

60 pages

11€

 

 

Ailayah

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Date de dernière mise à jour : 24/05/2012