Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent..., de Eric-Emmanuel Schmitt

 

Quatrième de couverture

Un jour, lors d’une exposition de masques, Beethoven revient dans la vie d’Eric-Emmanuel Schmitt. L’écrivain se rappelle l’avoir aimé passionnément autrefois, pendant son adolescence.

Pourquoi Beethoven s’est-il éloigné? Pourquoi l’homme d’aujourd’hui n’éprouve-t-il plus ces émotions, ce romantisme, ces orages intérieurs et cette joie ?

Qui a disparu ? Beethoven ou nous ? Et qui est l’assassin ?

 

Chronique de Vanfanel

Etant donné que ce livre est séparé en deux parties distinctes, je vais également scinder mon analyse et vous donner mon avis sur une partie et puis sur l’autre.

Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent…

Cette partie raconte les moments et les émotions qu’à vécu l’auteur aux côtés de Beethoven. On y apprend beaucoup de choses sur le célèbre compositeur, mais également toutes les pensées de Mr Schmitt à son égard. J’en avais bien sur entendu parler, mais jamais, je n’avais été mis au courant que ce virtuose était sourd. Cette information m’a donné pour cet homme, un grand respect, alors que l’on peut voir de nos jours des artistes qui malgré leur bonne oreille, ne nous font pas ressentir une once de ce que j’ai ressenti au travers des œuvres de Ludwig Van.

Alors voila une histoire qui m’a donné à réfléchir, tout d’abord, je dois avouer que je ne suis pas particulièrement fan de Beethoven ou de tout autre compositeur classique, je trouve cependant qu’en matière de musique j’ai de meilleurs goût que certaines personnes.

Pour lire cet ouvrage, j’ai suivi les indications de l’auteur, et donc écouté le disque fourni pendant ma lecture. N’ayant jamais vraiment écouté ce style musical, j’ai été surpris lorsque mon esprit s’est laissé séduire par ces symphonies qui m’étaient inconnues. Je prenais parfois le temps d’écouter la fin d’un morceau, alors que les annotations de l’auteur m’encourageaient à passer à la suivante pour pouvoir poursuivre ma lecture comme il l’avait voulu.

Kiki van Beethoven

C’est l’histoire de Kiki, une retraitée qui découvre par hasard un masque de Beethoven. Suite à une conclusion alarmante, elle convoque ses meilleures amies pour une vérification. Le constat est alarmant, aucune n’entend la musique du compositeur lorsqu’elle tend l’oreille auprès du masque. Que leur est-il donc arrivé ? Ont-elles donc changé depuis l’époque ou une musique qui les inspirait filtrait au travers du masque ?

S’ensuit alors la reconquête de cette faculté qu’elles ont perdues et ce par tous les moyens à leur disposition, cela inclut l’écoute forcée du compositeur sourd.

En ce qui concerne cette partie du livre, j’ai d’abord eu l’impression d’avoir eu affaire à une histoire naïve et un peu tirée par les cheveux.

Très vite j’ai laissé tomber cette idée tant la profondeur de l’histoire m’a envoûté.

L’histoire de Kiki, m’a ému, malgré le fait qu’elle n’est au début qu’une vieille bique aigrie pour qui la vie n’a semble-t-il plus que peu d’intérêt.

Conclusion générale

J’ai vraiment apprécié ce livre du début à la fin et je le recommande à tous, pas trop jeunes bien sûr, c’est un livre qui sort de l’ordinaire de part sont contenu, car il mélange à la fois une belle histoire et de l’information intéressante.

 

Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent...

Eric-Emmanuel Schmitt

Albin Michel

184 pages

22,90€

 

Vanfanel

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Date de dernière mise à jour : 19/11/2015