Roseline de Rubency ou L'unité perdue, de Bernard de Barberey

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Quatrième de couverture

"À la veille d’une bataille décisive, près des lignes espagnoles, des hommes en armes approchent d’un bivouac où un soldat plongé dans un demi-sommeil entend des voix. Se sont-ils égarés ou empêtrés dans un cauchemar à la veille d’une étrange délivrance?
Le fracas soudain du canon annoncera le début de la confrontation et d’un drame plus secret… Hommes et femmes se croisent affolés, sans se prêter attention. Pourtant, un visage, une voix, viennent en rappeler d’autres dans d’autres circonstances…
Les voici sur le chemin du retour…"

Chronique de Garlon

Je vais cette fois vous parler d’une pièce de théatre.

Nous découvrons, dans cette histoire, de nombreux personnages, en l’an 1630, o Troyes. Chacun d’entre eux a un rôle à jouer dans une histoire devant se terminer, histoire vieille de plusieurs années.

J’avoue que j’ai vraiment eu du mal avec ce livre.

L’histoire, présentée sous la forme d’une pièce de théâtre, est fort basique, bien que le lecteur se demandera souvent où l’auteur veut en venir. L’originalité n’est pas vraiment présente et, même si le lecteur se pose parfois des questions, les choses se devinent assez facilement.
Les évènements se déroulent dans une certaine précipitation, les personnages menant des discours endiablés qui font défiler les pages à une vitesse folle.
Les choses se passent d’une façon assez décousue, les personnages parlant de plusieurs choses en parallèle, sombrant même apparemment parfois dans la folie, ce qui perd le lecteur, qui a du mal à comprendre le fil de l’histoire
La fin est comme le reste de l’histoire : elle n’a rien de très original et surprenant, n’étant que la conclusion de quelque chose de classique, d’une histoire 100 fois racontée concernant ces périodes de l’Histoire.

Au niveau du style de l’auteur, j’ai vraiment eu du mal. La forme pièce de théâtre ne me dérange pas, et le malaise ne vient donc pas de là, mais plutôt de la façon dont les personnages s’expriment. En effet, ces derniers utilisent un langage vraiment fort poussé, très soutenu, et je pourrais également dire “d’époque”. Cela rend la lecture très ardue, et j’avoue que je me suis petit à petit détaché du récit à cause de ça, perdant tout intérêt pour l’histoire. En effet, il y a carrément eu des passages où je n’ai pas tout compris de ce qui se disait, ce qui est vraiment pas mal énervant (mais, je vous rassure, la trame principale de l’histoire reste parfaitement compréhensible).

Au niveau des personnages, je n’ai pas du tout accroché, principalement à cause de ce problème de langage et de paroles décousues cités plus haut....
Mais j’ai quand même, malgré tout, été assez ému par 2-3 passages avec ces personnages, notamment grâce à la façon dont ils s’expriment car, je l’avoue, ce langage donne vraiment dans le dramatique (parfois d’ailleurs par trop exagéré), et a donc pour but d’apporter une certaine émotion.

En bref, nous avons ici une courte pièce de théâtre qui n’apporte pas vraiment d’originalité, dont les évènements sont forts décousus, surtout lorsque les personnages s’expriment, dont le langage utilisé n’est vraiment pas simple à comprendre pour “le commun des mortels”, et dont les personnages ne sont pas très attachants, même si le ton dramatique du langage apporte quelques émotions.

Un livre que je ne conseillerais donc qu’aux amateurs de ce genre d’ouvrages, aimant ce langage fort poussé et, surtout, y étant habitués. Les autres y seront rapidement perdus et perdront ainsi l’intérêt du livre.

 

Roseline de Rubency ou L'unité perdue

Bernard de Barberey

Mon petit éditeur

240 pages

25 €

 

Garlon

Commentaires (4)

lireoumourir
  • 1. lireoumourir (site web) | 30/03/2012
Bonjour,
Merci pour votre réponse et pour vos excuses, que j'accepte avec joie. A mon tour de vous demander de m'excuser pour ma réponse virulente, qui était une réaction à votre ton provocateur.

Je suis tout à fait d'accord sur le fait qu'il soit important de parler de l'histoire (je le fais en général), mais, franchement, je ne savais pas quoi dire de plus que ce qui figure sur la quatrième de couverture sans en révéler de trop sur le récit, et j'ai donc préféré me limiter à une phrase, pour ne pas "casser" l'intrigue.

Je suis d'accord sur le fait que j'ai fait une erreur au niveau du lieu, et je vais de ce pas faire la correction dans ma chronique. Cette erreur est due au peu d'informations qui sont révélées quant au lieu, et qui m'ont indui en erreur, me faisant penser à l'Espagne.
Je vous remercie de me l'avoir fait remarqué.

Concernant le style, je n'ai fait aucune dénégation, bien au contraire. J'explique que le style est particulier et qu'il plaira surtout à ceux qui y sont habitués, car les autres (comme moi), risquent de s'y perdre.
Je n'ai donc pas dénigré le style de l'auteur, mais ai expliqué à quel type de lecteurs il plaira.
Je pense que, sur ce point là, vous avez mal interprété ma chronique, et que c'est là la raison de votre réaction, car je vous assure que je ne dénigre pas le style du tout (j'ai même précisé que le style, de par son ton dramatique, apportait une certaine émotion, point sur lequel je vous rejoint donc, notamment au niveau de la passion), et il m'a même plû à plus d'un moment, mais je trouve qu'il est fort poussé pour un lecteur "lambda" qui n'est pas habitué à ce genre d'écriture.
Je me suis donc servi de ma chronique pour conseiller ce livre aux lecteurs qui, je pense, devraient l'aimer, et de ne pas le conseiller à n'importe qui, pour ne pas que des personnes qui n'aimeraient pas l'achète.

Bonne lecture également
Anna
  • 2. Anna | 30/03/2012
Bonjour Monsieur. Désolée du ton provocateur de mon propre commentaire. Je crois que pour parler d'un livre il faut aussi qu'on parle un peu de son histoire. Pas seulement de ses impressions. Comme l'auteur ne révèle pas grand chose dans la 4ème de couverture, ce serait à d'autres de le faire. Si ma tonalité vous a paru inappropriée, c'est en raison des erreurs que vous commettez.On peut ne pas savourer un style, je vous l'accorde, mais il y a un étrange mélange (passion-raison) qui mérite autre chose qu'une dénégation.
Cela se passe bien à Troyes ! J'ai bien lu ! et non en Espagne. Que peut-on penser de la lecture que vous m'en faites, si je n'avais pas lu la Pièce ? Votre erreur est tellement grossière quand on lit le texte.
Bonne lecture.
lireoumourir
  • 3. lireoumourir (site web) | 29/03/2012
Je pense que si, nous avons lu la même pièce, mais que vous, vous n'avez pas lu la chronique que j'ai écrite.
Tout d'abord, je vous prierai de respecter le minimum de politesse lorsque vous mettez un commentaire, c'est la moindre des choses.
J'accepte que vous donniez votre avis, même s’il n'est pas le même que le mien, mais tout en restant dans une ambiance aimable ! C'est le jeu des chroniques, elles sont une porte ouverte aux débats, mais ils doivent rester dans une ambiance bon enfant.
Comme précisé, ce livre plaira plus aux personnes aimant ce genre d'ouvrage, dont je suppose que vous faites partie.

Je cite les points pour lesquels j'ai eu du mal, moi qui ne suis justement pas habitué à ce style. Mes difficultés devraient donc être les mêmes chez le lecteur lambda, ce qui montre l'intérêt de ma chronique.

Juste une petite remarque du commentateur ignorant : vous jugez bien vite les gens que vous ne connaissez pas.
Nombre de personnes pourront se porter garants de ma culture, et ce n'est pas parce que je ne lis pas ce livre de la même façon que vous (désolé de ne pas être un spécialiste du genre !), que je suis un ignorant. Je pourrais d'ailleurs, je n'en doute pas, vous en remontrer dans bien d'autres domaines.

Vous venez m’agresser, montrant clairement votre désir de vous sentir supérieure, et j'avoue que ce genre de comportement a le don de m'énerver, surtout au vu de votre manque de politesse.

Vous parlez de style déplorable, mais avez-vous relu votre commentaire ? "Il savoir lire" ne me parait pas très français !

Comme dit plus tôt, je ne suis pas spécialiste du style (et encore moins de l'époque, ayant une nette préférence pour l'Antiquité, n'aimant pas fort l'époque du livre), donc cette erreur sur le pays, au vu du manque d'informations fournies, est tout à fait pardonnable (et prouve une fois de plus que ce livre cible un certain public).

Ce que vous me citez de l'histoire, je l'ai très bien compris également (comme toute l'histoire, je ne fais que parler de certains passages ardus, relisez ma chronique). Mais ce genre de choses, comme je le dis, ça a déjà été vu sous tous les angles, d'où le fait que je cite un manque d'originalité dans l'histoire en elle-même (sans pour autant la dénigrer), et les réflexions sur la mort et l'amour ne m'ont pas fort convaincu (mais je suis d'accord pour la folie, l'auteur l'illustre très bien).

Demandez à ceux qui ont aimé ? Mais si l'on ne demande qu'à ceux qui ont aimé les livres, comment voulez-vous que les gens sachent quoi lire ? Ma chronique permet justement de montrer à qui plaira le livre, et à qui il ne plaira pas.
Il faut justement des avis positifs et négatifs pour les livres, afin de cultiver la diversité, rediriger les lecteurs vers tel ou tel livre en fonction de ses goûts.
De plus, je ne dénigre pas le livre, je ne fais que soulever certains points permettant aux lecteurs de déterminer si le livre risque de leur plaire ou non, et donc les conseiller de façon tout à fait objective. Car là est mon style : tenter de rediriger le lecteur en fonction de ses affinités propres, et non le pousser à prendre mes goûts personnels (donc le contraire de ce que vous tentez d'imposer avec votre commentaire agressif !).
Si vous ne comprenez pas cela, alors je ne peux rien pour vous et n'espère qu'une chose : ne plus vous croiser nulle part, car les égocentriques tentant d'imposer leurs idées aux autres m'insupportent !
Anna
  • 4. Anna | 29/03/2012
Nous n'avons pas lu la même Pièce. Enfin, moi je l'ai lue. Heureusement que le texte de Bernard de Barberey n'a pas le style déplorable de l'ignorant qui le commente. Le siège de Casale se déroula effectivement en 1630, mais dans le nord de l'Italie (1ère erreur du commentateur ignorant). Mais ce n'est que le début du texte, l'essentiel se joue dans la ville de Troyes.
J'ai bien compris, c'est le drame, souvent émouvant, d'une jeune femme à la recherche de sa mère qui se retrouve prisonnière d'un destin qui lui échappe et qui la conduira à découvrir un secret sur sa famille.
Il savoir lire, son style ne me pose pas de problème. Il nous livre une réflexion sur la folie, la mort et l'amour. Bref les grands thèmes de la dramaturgie classique. Et alors ? Pourquoi pas ? Pourquoi pas avec son style ? Il ne faut pas demander à ceux qui ne lisent pas ou en diagonale, il faut demander à ceux qui ont aimé. Et il y en a aussi.
PS: "Une courte Pièce" ?? 240 p.

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Date de dernière mise à jour : 25/05/2012