Le Fléau vert, de Mickaël Sanlaville

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Quatrième de couverture

Surgie de nulle part, une plante dévoreuse et proliférante anéantit tout être humain trouvé sur son passage, si rapide et envahissante qu’elle vient bientôt à bout de toute l’humanité. Toute ? Non ! Car dans ce paysage de désolation, un petit groupe a réussi à survivre en colonisant la partie supérieure d’une haute cheminée d’usine hors de portée du fléau vert, comme le découvre Murphy sauvé in extremis de ses assauts. Mais la communauté est déconcertante : excepté Abdou, un enfant black exubérant, il n’y a là que des femmes, organisées en secte féministe délirante. Murphy comprend bientôt qu’on cherche à le cantonner au rôle de mâle reproducteur. Après avoir subi une injection d’hormone stéroïdienne de synthèse, qui le rend temporairement insatiable, Murphy décide de s’enfuir, avec Abdou et quelques séduisantes réfractaires…

Chronique de Garlon

Parlons cette fois d’une BD vraiment très très spéciale qui déplaira sans doute à pas mal de monde.

Une plante mystérieuse tue tous les hommes de la planète.
Les femmes, vénérant cette plante, sauvent quelques hommes survivant pour servir de reproducteurs dans leur nouvelle société dont elles sont les seules représentantes.

J’avoue avoir eu du mal avec cette BD.

L’idée globale est très intéressante, et je m’attendais vraiment à lire une BD passionnante avec cette histoire de plante.
J’ai été franchement déçu, le livre ne correspondant pas du tout à ce à quoi je m’attendais.
Tout d’abord, les choses vont très vite, trop vite, et l’histoire est fort vide, d’après moi. Je trouve en effet que l’histoire n’est pas assez creusée, il n’y a pas assez d’évolution... Je m’attendais vraiment à autre chose.
Mais, au lieu de ça, je me suis retrouvé face à un récit fort pornographique, avec un grand nombre de scènes de sexe folles et irréalistes, avec des dessins qui ne cachent absolument rien, et cela de façon totalement gratuite, j’entends par là sans réel raison d’être.
Les scènes du genre ne me dérangent pas en général, entendons-nous bien, et j’apprécie souvent le travail qui est fait à ce niveau, mais à condition qu’elles aient une raison d’être dans le récit, et pas, comme ici, où l’histoire n’est qu’une excuse pour y insérer les scènes de sexe. De plus, les scènes étaient vraiment très exagérées, un peu folles, avec pour objectif, je suppose, de choquer un peu le lecteur. Assez raté pour ma part, qui n’ai pas trouvé de raison d’être à cela, y voyant simplement une exagération.
Et la fin.... les choses sont franchement trop exagérées dans plusieurs passages, et ça m’a encore plus déçu...
Cela veut bien entendu dire une chose : cette BD, bien que le titre et la couverture puisse rappeler le genre comics, n’est vraiment pas pour les enfants, faites très attention.
Pour ce qui est des personnages, ils ne m’ont en général fait ni chaud ni froid, je ne les ai pas vraiment aimé. Il y a juste le petit enfant noir qui ajoute quelque chose au récit, de par son entrain, sa joie de vivre.

Au niveau des dessins, bien que j’ai apprécié plusieurs scènes et ai aimé le jeu des couleurs, je les ai trouvés parfois fort exagérés (notamment au niveau des scènes de sexe), et cela m’a pas mal refroidi.

En bref, nous avons ici une idée de base qui aurait pu donner un récit très intéressant, mais qui n’a servi qu’à créer des scènes de sexe qui sont vraiment exagérées et qui n’ont, je trouve, pas vraiment de raison d’être.
Les personnages ne sont pas terribles sauf un, qui amène un peu d’entrain, et les dessins, bien qu’assez bien faits, m’ont assez déçu à cause de leur exagération (qui plairont certainement à d’autrs, mais qui, pour ma part, ne m’ont pas vraiment plût).

Une déception pour moi, donc !

 

Le Fléau vert

Mickaël Sanlaville

Casterman

128 pages

16 €

 

Garlon

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Date de dernière mise à jour : 21/04/2012