Death Mountains, tome 2 : La Cannibale, de Daniel Brecht et Christophe Bec

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Quatrième de couverture

Engagé dans le tome 1 de Death Mountains, le long flash back dévidant les douloureux souvenirs de Mary Graves se poursuit…
Hiver 1846. Après avoir quitté le reste de l’expédition Donner à la recherche d’un passage au coeur de la Sierra Nevada, le petit groupe d’éclaireurs volontaires erre en haute montagne plusieurs jours d’affilée, dans des conditions terribles. Bientôt, aveuglé par la réverbération et sentant qu’il ralentirait le groupe, le guide Charles Stanton se sacrifie.
Menacés par une tempête, les survivants trouvent refuge dans une grotte providentielle. Mais le blizzard ne veut pas faiblir. Après vingt jours d’attente, à nouveau bloqués, la famille Graves et ses compagnons en sont réduits à tirer au sort pour déterminer lequel d’entre eux sera mangé par les autres. L’épreuve est terrible. Par la suite, encore plus affaiblies mais portées par la volonté inflexible de Mary, les deux soeurs Graves dépasseront l’ultime tabou en mangeant la chair… de leur propre père. Au début du printemps suivant, recueillies par des Indiens, elles rejoindront finalement le fort Sutter, sauves mais dans quel état…
Au terme de cette terrible odyssée, quarante-six personnes de l’expédition Donner, sur 87 au départ, auront réussi à survivre à l’hiver.

Chronique de Garlon

Passons au second et dernier tome de Death Mountains.

Mary et les autres survivants avancent comme ils peuvent, à la recherche de secours. Mais les voilà bloqués dans une grotte par une tempête de neige. Pour s’en sortir, une seule solution : ils vont devoir sacrifier l’un d’eux pour le manger.

L’histoire de l’un des épisodes les plus poignants de la conquète de l’ouest continue avec ce second tome haut en couleurs.

J’ai vraiment adoré ce second tome, encore plus que le premier.

On retrouve ici l’histoire là où on l’avait laissée, pour notre plus grand plaisir. Dans cette ambiance morbide dans laquelle des gens tentent de survivre à tout prix, nous découvrons une perle de l’Histoire, et en apprenons donc beaucoup sur ce noir passage.

Nous découvrons aussi toute la bonté et l’amour qui réside dans le coeur des hommes, ainsi que le sens du sacrifice.

Nous retrouvons, ici, des personnages vraiment très bien travaillés qui illustrent à merveille la façon d’être de l’époque et qui, surtout, véhiculent énormément d’émotions.

En effet, l’émotion est l’un des plus gros points forts de la BD, surtout vers la fin. Le lecteur aura sans doute les larmes aux yeux et sera à coup sûr fasciné par leur sort à tous.

Les dessins, quant à eux, me plaisent toujours autant. Ils sont fort réalistes et correspondent vraiment aux émotions que les auteurs souhaitent faire passer.

En bref, nous avons ici un second tome encore meilleur que le premier, avec une découverte de l’Histoire à travers une BD vraiment très bien travaillée, des personnages hauts en couleurs qui véhiculent énormément d’émotions et des dessins vraiment magnifiques.

Un diptyque que je ne peux que vous conseiller !


La Cannibale

Death Mountains, tome 2

Daniel Brecht et Christophe Bec

Casterman

BD

48 pages

12,95 €

 

Garlon

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