Le Tueur aux Mangas, tome 1, de Lamquet et Yann

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Quatrième de couverture

Dans un parc de Bruxelles, la jeune Zoé fait une découverte macabre : un tronc humain sur lequel on a gravé quelques mots de japonais… Elle prend le cadavre en photo sur son téléphone mobile, mais, contre toute attente, ne s’adresse pas à la police : quel meilleur sujet d’enquête que ce vrai meurtre pour le Bruxelles Detective Ritual, le club de détectives amateurs qu’elle a créé avec une bande de copains ? Très vite, les lycéens identifient une première piste : le texte japonais trouvé sur le corps peut se traduire par « Je suis Kroko ». Exactement la phrase-culte que prononce de façon récurrente le « méchant » de Lethal Pencil, très célèbre manga dont l’héroïne est elle-même… une dessinatrice de mangas. Pendant ce temps, la police enquête elle aussi, avec le concours d’une « profileuse » bientôt persuadée d’avoir affaire à un serial killer

Chronique de Garlon

Je vais cette fois vous parler d’une BD se basant sur des faits réels (des évènements qui se sont passés à Bruxelles).

Une jeune fille de 13 ans découvre par hasard un cadavre démembré, qui comporte une étrange référence à l’histoire d’un manga.
Faisant partie d’un groupe de détectives amateurs, la jeune fille décide de mener l’enquète avec ses amis afin de coincer le tueur.
Mais les jeunes gens vont vite se rendre compte que ce genre d’enquètes n’est pas vraiment un jeu, et que le danger est bien réel.

Malheureusement, cette BD aura été pour moi une déception...

Le fait de se baser sur les évènements réels du Tueur aux mangas est vraiment une très bonne idée, et je me disais que cela pourrait vraiment bien donner.
Mais la désillusion n’a pas tardé à arriver : je me suis rendu compte que l’histoire était mal, très mal exploitée.
En effet, bien que l’idée générale soit très bonne, le reste laisse vraiment à désirer. Les dialogues sont vides, tout à fait inintéressants, beaucoup de choses inutiles sont présentes, les personnages racontent souvent un peu n’importe quoi (voir un corps démembré montre qu’il y a un meurtre, mais non, il faut que, plus tard, lorsqu’un flic raconte à une profileuse tous les détails de l’enquète, celle-ci ne trouve rien de mieux à dire que “en résumé, il s’agit d’un meurtre” ! Waouh, ça c’est du profilage... Et bon, ne parlons même pas de l’humour des personnages, qui vole vraiment très bas et ne risque pas de faire ne fût-ce que sourire le lecteur). Les évènements se déroulent également par moment de façon assez décousue, et l’auteur n’a pas réussi à créer quelque chose de palpitant, le lecteur parcourant le livre sans réel intérêt, le seul vrai rebondissement se trouvant à la fin du livre. Mais il faut malgré tout avouer que certains aspects de l’histoire restent bien traités, et le fait d’inclure une mangaka japonaise dans l’histoire, et l’idée que Kroko ne serait peut-être pas seulement un personnage de manga, au final, est vraiment bonne et redonne du peps à l’histoire, lui permettant de davantage intriguer le lecteur, qui sera ainsi, malgré les défauts de l’histoire, assez captivé par les évènements.
Mais au niveau des explications de l’auteur... d’après lui, une “drache” est la pluie nationale belge... étant belge, je peux vous dire que notre pluie est la même que dans les autres pays. Une drache n’est en fait qu’un belgicisme, un mot qui n’existe qu’en Belgique, tout comme nous appelons un petit pain rond un pistolet. Rien à voir avec une pluie nationale, donc, mais juste un mot différent pour décrire une grosse pluie...
Vous l’aurez compris, l’histoire ne m’a pas du tout convaincu, malgré une bonne idée de départ et des petites idées supplémentaires qui créent malgré tout un certain intérêt...

J’ai par contre davantage apprécié les dessins, les trouvant assez réalistes, notamment au niveau des personnages. J’ai vraiment pris du plaisir à les contempler, même si il n’y a pas de grands paysages montrés, et cela m’a fait en partie oublier les défauts du livre.

En bref, nous avons ici une très bonne idée de base, et des petits éléments bien faits, mais qui sont très mal gérés, créant ainsi des dialogues vides et ennuyants dans lesquels les personnages disent parfois un peu n’importe quoi et des évènements se déroulant parfois de façon un peu décousue. Par contre, les dessins sont magnifique, bien qu’il n’y ait pas de grand paysage particulier.

Un livre que je ne conseillerais donc pas particulièrement, car il contient de défauts qui rebuteront beaucoup de lecteurs.

 

Le Tueur aux Mangas, tome 1

Lamquet et Yann

Casterman

48 pages

12,95 €

 

Garlon

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