Felicity Atcock, tome 1: Les anges mordent aussi, de Sophie Jomain

 

Quatrième de couverture

« J’ai vraiment pas de bol, il aura suffit d’une morsure, d’une seule, pour que je me retrouve embarquée dans une histoire sans queue ni tête. Je ne sais pas exactement comment ça a commencé, et je ne sais pas non plus de quelle manière tout cela va finir. Quoi qu’il en soit, celui qui fera en sorte que les jeunes vampires arrêtent de s’enterrer dans mon jardin, sera mon héros. Et si en plus il est beau, riche et intelligent, je ne me plaindrai pas ! Je veux retrouver ma vie d’avant, tranquille et… ennuyeuse à mourir. «

Sauf qu’en voulant éloigner les ennuis, il arrive qu’on en attire d’autres… à plumes.

 

Chronique de Platinegirl

J'avais entendu tant de bien des livres de Sophie Jomain que j'ai sauté sur Les anges mordent aussi dès que j'ai entendu parler de ce premier tome de la saga Felicity Atcock. J'ai sacrément bien fait!

Impossible, tout d'abord, de résister à son genre: un mix de bit lit et de chick lit bien dosé. Il y a pas mal de créatures fantastiques variées, dans ce roman, et beaucoup de codes empruntés à la chick lit (notamment avec son héroïne, Felicity, une presque trentenaire célibataire, bourrée d'humour). J'adore ces deux genres, je ne pouvais que craquer !

Impossible de résister, ensuite, à ce livre en tant qu'objet. Sa couverture est magnifique et montre bien la double-casquette de ce roman, en particulier grâce aux mystérieux traits blancs qui se superposent au satin violet de la nuisette. L'objet-livre est d'excellente qualité: on le croirait neuf malgré sa lecture assidue et ses nombreux voyages dans mon sac! Justement, dans mon sac, le livre est moins épais et lourd que prévu, même si c'est un broché de presque 300 pages. Que du bonheur, on en oublierait presque les quelques fautes de frappe du roman (un « je » qui devient « que », un retour à la ligne impromptu...)!

Impossible, enfin, de résister à son histoire et à ses personnages.

Felicity est vraiment un personnage idéal pour le genre chick lit et se débrouille plutôt bien dans le registre bit lit, même si elle devrait apprendre à prendre le dessus sur certains mâles trop expéditifs. J'ai adoré le fait que ce roman soit écrit à la première personne, dans un registre narratif interne. C'était d'autant plus agréable à lire que Sophie Jomain prêtait à Felicity beaucoup d'humour, notamment avec des comparaisons et métaphores tellement hilarantes que ce serait un sacrilège de vous les révéler hors de leur contexte! Felicity n'a rien d'une nymphomane, mais elle a quand même une sexualité affirmée. Il me semble important de vous le préciser, tout en attirant votre attention sur le fait que les scènes de sexe de notre héroïne sont bien ancrées dans l'histoire et qu'elles ne sont en aucun cas vulgaires. Vous voilà avertis !

Felicity est accompagnée de divers compagnons au long de ses aventures. Ceux-ci sont tous aussi intéressants qu'elles, même s'ils ne sont pas tous très attachants. J'ai notamment adoré une certaine Daphnée qui pourrait tout aussi bien être la copie conforme du personnage presque-éponyme dans Scooby-Doo. Un coup de cœur pour deux personnages masculins: un certain Toni et un certain Terrence, ce dernier m'attirant en particulier à cause de ses cheveux qui sont courts! Parce que, sinon, il y en aurait bien eu un autre pour me faire fondre... Mais je n'en dirais pas plus!

Le scénario de base de ce roman avait tout pour me plaire et Sophie Jomain a su manier ses personnages et ses rebondissements de manière à ce que je n'aie pas l'impression de lire «encore une fois» un roman bit lit. Je n'irais pas jusqu'à dire que je suis allée de surprises en surprises, mais il n'empêche que ce roman apporte un vent de fraîcheur sur l'univers des romances entre une humaine et une créature fantastique, tout en créant une intrigue qui tient bien la route. Le rythme du roman a beau ne pas être digne d'un épisode de « 24 heures chrono », je ne me suis pas ennuyée une seule seconde durant ma lecture, allant même jusqu'à repousser, chapitre après chapitre, l'heure de mon coucher, le soir!

Vous l'aurez compris, j'ai passé un excellent moment de lecture en compagnie de Felicity Atcock dans Les Anges mordent aussi, je ne peux qu'applaudir et attendre d'ores et déjà impatiemment la suite de ces aventures! Ce fût un énorme coup de cœur pour moi, je ne peux que vous conseiller de vous lancer dans l'aventure!

 

Chronique de Ceinwèn

J'ai longuement hésité à lire ce livre, peu sûre de ce que j'allais y trouver (et à cause d'une critique plutôt en demi-teinte également). Finalement, je me suis lancée et j'en suis ravie.

Alors oui, c'est vrai, c'est lourd d'ironie (mais moi j'adore). C'est particulier d'avoir une héroïne qui réagit comme cela et qui fait des commentaires sur sa vie. Ce n'est pas le genre de personne qu'on imagine en chair et en os, mais c'est un délire agréable dans un roman.

L'intrigue, elle, mêle habilement les anges et les vampires dans sa mythologie. Si tout commence par une beuverie impromptue, je me suis bien amusée à voir les choses déraper pour Felicity. Tout le monde se réunit autour d'elle mais on ne sait pas pourquoi. Et en plus, ses mâles sont à tomber. Évidemment.

Des scènes chaudes, des scènes drôles, de l'action et de grandes questions. Voici les ingrédients essentiels du roman.

On pourrait le classer à la limite de la chick-lit paranormale, mais vraiment à la limite (pour vous donner une idée). Certains ont comparés à Queen Betsy. Je ne suis pas d'accord de mon côté, mais c'est un point de vue.

En tout cas, il est sur que je vais lire la suite. Je me suis trop amusée à lire celui-ci pour ne pas me jeter sur la suite. 

 

Les Anges mordent aussi

Felicity Atcock, tome 1

Sophie Jomain

Rebelle Editions

299 pages

18 euros.

 

Voir aussi ma chronique du tome suivant :

Felicity Atcock, tome 2 : Les anges ont la dent dure, de Sophie Jomain

 

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Date de dernière mise à jour : 01/11/2015