L'Evangile des Damnés, chapitre 3: Au commencement..., de Alick

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Quatrième de couverture:

 

Le monde connaît une époque trouble et de nombreuses questions restent sans réponse… Tout à coup, tout bascule.

Les Éveillés prennent le contrôle absolu. Les acteurs de l’ombre se dévoilent et l’humanité s’agenouille devant un tyran indétrônable.  Motivée par une prophétie étrange et incertaine, une poignée de résistants lutte aveuglément. Dans ce jeu de pouvoir, les masques tombent. Les amis, comme les ennemis, ne sont pas forcément ceux que l’on croit et l’aboutissement du conflit reste incertain.

Des révélations surprenantes, un twist final ahurissant et une aventure bouleversante au coeur du Secret.

Et si tout ne faisait que commencer… ?

 

Chronique de Platinegirl:

 

J'ai eu du mal à trouver comment introduire cette chronique. Aussi j'ai décidé d'être franche et honnête (comme d'habitude, certes): ce troisième tome de la saga de "L'Evangile des Damnés" m'a perturbé. Et pas franchement dans le bon sens.

 

Un petit mot, avant de passer au vif du sujet, sur le livre-objet qui est toujours aussi bien fait que les deux premiers volets de cette série. De très bonne qualité, il est facile à lire et à transporter avec soi. J'en profite pour remettre en avant que le seul soucis que j'ai trouvé, tant dans l'écriture que dans la mise en page, c'est un petit souci de virgule quand on interpelle quelqu'un. Ici, cela aurait pu me faire mal comprendre une phrase si je n'avais pas été attentive à son contexte.

 

Dans l'ensemble, "Au commencement" est un bon livre, une bonne suite logique à ses deux tomes précédents. Je ne peux donc qu'encourager ceux qui les ont lus et aimés à poursuivre cette aventure pour trouver les réponses aux nombreuses questions qui restaient en suspens. Seulement, voilà, plus on avance, plus on a du mal.

Du mal avec les noms des personnages qui se mélangent, se ressemblent (c'est évidemment pas "Marion" et "Justine", mais des prénoms qu'on a dû mal à prononcer, et qui ne se gravent donc pas dans notre cerveau de manière précise...) et qui réapparaissent quand on avait pas entendu parler d'eux depuis longtemps (et encore, j'ai lu les trois volumes de cette saga en deux mois...), ce qui fait qu'on bute souvent pour comprendre ce qu'il se passe.

Du mal aussi avec la succession d'événements qui arrivent si vite qu'on n'arrive pas à tout comprendre d'un coup, qu'on avance sans trop savoir si untel est finalement le méchant et tout. Les réponses aux questions qui restaient à élucider sont arrivées, certes, mais je n'en suis pas soulagée, j'ai l'impression d'avoir perdu le fil de l'histoire, peu à peu, de ne plus savoir d'où on est partis et, surtout, de ne même pas être capable de résumer brièvement ce livre autrement qu'en disant "il se passe tellement de choses, tellement vite, que ton cerveau est retourné dans tous les sens et que tu ne sais plus sur quel pied danser".

J'ai, enfin, eu beaucoup de mal avec la deuxième moitié du livre. On a l'impression de lire un livre qui fonce plus vers le SF que la bit-lit (même si c'était pas vraiment le cas à 100% jusque là), j'ai eu le souffle coupé lors d'un événement complètement imprévisible de l'histoire qui, certes, trouve une réponse et une signification plus tard, mais m'a fait carrément me demander si c'était pas le chapitre d'un autre livre qui avait été broché dans mon exemplaire de "Au commencement".

 

Justement, parlons-en de ce titre. Certes, il marche bien avec la fin du roman et de la saga (en vous disant cela, je suis sûre de ne pas vous spoiler tant il y a de moments où je me suis dit, devant mon livre "Ah, c'est pour ça qu'il s'appelle comme cela, ce volet!"), mais, je ne sais pas, je ne l'aurais pas appelé comme cela... C'est un détail infime, certes, mais, je vous le disais, ce titre a guidé ma lecture et m'a finalement plus perturbée qu'autre chose.

 

 

Bref, là où je veux en venir, c'est au fait que ce roman est bien, original, dans la lignée de ses précédents tomes, bien construit, bien dosé en suspense,... mais qu'il m'a semblé, justement, être trop... compliqué. Encore pendant la première moitié du livre, ça va, on suit, mais la fin m'a juste laissée sans voix, d'une manière pas particulièrement agréable. Certes, c'est peut-être à cause du fait que je viens juste de le finir, que j'y réfléchis encore, que je cherche toujours à sonder mes sentiments et sensations face à "Au commencement", mais, c'est certain, je l'ai moins apprécié que les deux précédents tomes.

A vous de voir, maintenant si vous voulez tenter l'aventure de "L'Evangile des Damnés" connaissant la réserve que je fais sur ce tome.

 

 

Au commencement...

L'Evangile des Damnés, tome 3

Alick

Rebelle Editions

400 pages

19,50 euros

 

Voir aussi mes chroniques des tomes précédents :

L'Evangile des Damnés, chapitre 1: Le cinquième maître du sang, d'Alick

L'Evangile des Damnés, chapitre 2: Le chasseur aux yeux d'argent, d'Alick

 

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Date de dernière mise à jour : 03/03/2013