Dôme, roman 2, écrit par Stephen King

Quatrième de couverture :

Le Dôme :

Personne n'y entre.

Personne n'en sort.

Chronique d'Archessia :

Nous reprenons l'histoire où nous l'avions laissée à la fin du premier roman. Le Dôme est toujours en place, Barbie est derrière les barreaux, la panique, la peur et laparanoïa se font de plus en plus puissantes chez les habitants de Chester's Mill, et Big Jim est son entourage deviennent plus dangereux que jamais. On peut déjà compter quelques morts dans la petite ville, et c'est loin d'être terminé. Malgré tout les efforts des forces armés à l'extérieur du Dôme, la situation reste inchangée, et l'ambiance à l'intérieur se dégrade de plus en plus, plongeant petit à petit toute la population dans le chaos. La découverte d'un étrange boitier va tout changer, et une ébauche d'explication va se dessiner. Mais est ce que cela suffira à tout arranger ? A sauver des vies ? A empêcher le pire d'arriver ? Beaucoup apprendront qu'il y a toujours moyen de voir pire encore, et qu'il ne vient pas toujours de là où on s'y attend.

Pour une belle brique de presque 600 pages, je n'aurais jamais cru la lire aussi vite. Mais il faut dire qu'une fois que l'on est lancé dans sa lecture, il est vraiment très, très difficile de s'arrêter. On replonge directement en plein dans l'action, et plus les pages défileront, plus le rythme s'accélèrera, plus l'émotion sera intense, plus la panique nous gagnera. Cette montée dans la tension et l'adrénaline se fait d'abord en douceur, on ne la remarque pas vraiment. Elle finira par nous gagner petit à petit jusqu'à nous étreindre complètement.

On était déjà bien rentré dans les vies et l'intimité des habtitants de Chester's Mill, cette deuxième partie nous montrera que c'est possible de s'attacher encore plus à certaines personnes, et à en détester d'autre à un point inimaginable. J'ai encore eu droit à des surprises incroyables concernant ces habitants, et j'ai été assez déstabilisées quelques fois. Par exemple, cette jeune femme pour qui je n'éprouvais qu'une vague pitié a réussit à me briser le coeur, et cet homme pour qui je n'avais que du mépris m'a fait éprouver une certaine compassion à son égard. Ces mélanges de sentiments perturbants m'ont fait comprendre à quel point rien n'est vraiment manichéen, et à quel point Stephen King arrive à retranscrire dans ses moindres failles, mais aussi dans ce qu'elle a de plus beau, la nature humaine.

Concernant l'évolution de l'histoire en elle-même, plus de la moitié de ce roman est axée sur la vie (ou devrais-je dire la survie) des gens enfermés dans le Dôme. Complots, meurtres, alliances, trahisons et amitiés naissent et fleurissent à chaques pages. Bien sûr, nous savons bien que les deux piliers centraux sont Big Jim et Barbie, mais on se rend compte que, peut-être, toutes ces personnes gravitant autour n'attendaient qu'une occasion comme celle-là pour se lâcher complètement ou pour enfin se révéler aux autres, que ce soit négativement ou positivement. Au final, chacun aura son rôle à jouer, et nous verrons les implications de presque tout le monde dans cette incroyable expérience. Qu'ils s'aiment ou qu'ils se détestent, tout ces gens vont se rapprocher par la force des choses, et je peux vous dire que ça fait des étincelles ! A situation exceptionnelle, actes exceptionnels ...

Après cette première grosse moitié, on se concentre plus sur le Dôme en lui-même, son utilité, le pourquoi de son existence, et comment a t'il pu arriver là. A mesure que la lumière se faisait à ce sujet, je ne pouvais m'empêcher d'être impressionnée par l'évolution de l'intrigue et par les explications que donnaient cette réponse. Il n'y a pas spécialement de grande surprise finale, plus on se rapproche de la fin, plus on se doute de ce qu'il se passe vraiment. Mais ça ne m'a pas empêchée de me sentir tendue jusqu'au paragraphe final, et d'éprouver un grand malaise lorsque j'ai pris conscience de tout ce qu'il s'était passé jusque là. Les derniers chapitres ont été très douloureux pour moi, contenant un désespoir atroce, et c'est avec le coeur lourd et des larmes pleins les yeux que j'ai lu certains passages. Le peu d'espoir, de joie et de tout ce que l'humain a de bon qui transparraissait quelques fois, n'en était que plus brillant et magnifique.

Il y avait longtemps que Stephen King ne m'avait plus émue aux larmes.

Ca, c'est fait 

Que ceux qui avaient peur que Oncle Stevie ne soit plus jamais vraiment à la hauteur de ses débuts se rassurent. The King is back baby !

Dôme, roman 2

Stephen King

Albin Michel

576 pages

22 €

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