Battle Royal, de Koushun Takami

Quatrième de Couverture :

Dans un pays asiatique imaginaire existe un programme gouvernemental connu sous le nom de Battle Royale.
Chaque année, une classe de 3e est choisie au hasard, emmenée sur une île coupée du monde, et les collégiens doivent combattre entre eux jusqu'à ce qu'il ne reste qu'un survivant... Ceci afin de servir d'exemple à la population, à la jeunesse particulièrement, et aussi de recueillir des statistiques sur le temps mis par le champion à éliminer ses camarades. Version contemporaine sur vitaminée de Sa Majesté des Mouches, de William Golding, Battle Royale a défrayé la chronique à sa publication, avant de devenir l'un des plus grands best-sellers de l'édition nippone.

Chronique de Ceinwèn

Battle Royal c'est le roman qui ressort sur le devant de la scène depuis le succès de Hunger Games. En effet, à la lecture de ce roman, l'inspiration est évidente et les liens sont légions. Ceci dit, ne connaissant pas le film adapté du roman, je l'ai lu sans idées préconçues et j'ai pu le savourer en toute objectivité.

L'histoire est bien donné dans la quatrième de couverture : dans un monde alternatif, un pays asiatique connu sous le nom de République de Grande Asie une classe de troisième est tirée au sort et les élèves doivent s'entretuer jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un debout. Évidemment, tout est prévu, si 24h s'écoulent sans morts, les responsables activent les explosifs contenus dans les colliers passés autour du cou de chacun des participants.

Bien écrit, ce roman n'en reste pas moins violent et souvent très dur. En effet, on suit les élèves tour à tour, revenant parfois plusieurs fois sur un élève ou sur un groupe, et on peut suivre à la fois ceux qui "jouent le jeu", ceux qui s'y refusent et qui en paieront le prix d'une manière ou d'une autre ou encore la folie de certains. Personnellement, ce sont moins les descriptions des morts qui m'ont fait mal au cœur, c'est plus la description du désespoir et de la folie qui s'emparent de certains d'entre eux. C'est très bien raconté, et on "voit" les choses. On voit autant le sang gicler, qu'on imagine la pauvre jeune fille devenir folle et décrocher de la réalité.

Le fait de revenir sur certains groupes entretient le doute dans l'esprit du lecteur qui ne sait pas si ces élèves mourront ou pas. J'avoue, déformation culturelle, au début du roman j'avais beaucoup de mal à faire la différence dans la quarantaine d'élèves aux noms semblables pour moi, européenne. Mais à force de passer de l'un à l'autre et d'avoir des extrait de leur passé, on finit par les connaître.

La narration est très facile et agréable malgré l'horreur des faits qui sont racontés. Car il ne faut pas oublier quand même que ce qui est décrit est parfois dur, souvent sanglant et donc pour un public avertit qui n'aura pas de problème à lire ce genre de scène.

En tout cas, j'ai vraiment apprécié ma lecture et je suis contente de pouvoir dire que je l'ai lu. C'est un roman qui reste en mémoire et qui est presque un classique, surtout dans l'univers dystopique.

Plus dur à lire que Hunger Games, pour un public plus mur, mais accessible aux jeunes adultes qui ne sont pas impressionnables, c'est un roman que je recommande.

 

 

Battle Royal

Koushun Takami

Le Livre de Poche

830 pages

8.10 €

 

Ceinwèn

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