Fantôme de Chair, de David Gibert

Quatrième de Couverture :

Une malédiction née sur un bûcher.
Une séductrice qui hante nos rêves depuis des siècles.
Une prédatrice au charme sulfureux qui se délecte des âmes corrompues, leur infligeant les supplices infernaux.
Qui est cet être d’une beauté surnaturelle ? Un succube ? Un ange exterminateur ?
Une femme brisée, prisonnière de sa folie ?
William, tombé sous son emprise, est prêt à franchir les portes de la mort pour percer son secret.

Chronique de Ceinwèn

La quatrième de couverture est mystérieuse, envoûtante. On ne sait trop dans quel monde nous allons être entrainé ni quel mythologie va être adoptée.

William a une vie banale, jusqu'au jour où il empêche une jeune femme magnifique et mystérieuse de se suicider. Destin ou fatalité, le jeune homme ne tardera pas à avouer sa fascination pour l'étrange créature. Mais où va se situer la folie par rapport à la vérité ?

L'auteur a choisi d'être volontairement évasif par rapport à l'histoire de cette femme. Il n'affirme jamais ni n'infirme la vérité de son état, gardant constemment le lecteur dans l'incertitude, le laissant tirer ses propres conclusions des quelques miettes d'histoire disponibles.

Si j'ai beaucoup aimé les récits du Moyen-Âge, je dois avouer que toute la partie du texte "actuelle" a été dure à lire. Il y a une telle surabondance d'image que la lecture est presque devenue indigeste. Par exemple, dès le début l'auteur nous donne une phrase...et la fait suivre de 3 métaphores imagées pour redire la même chose. C'était trop. L'auteur a voulu trop forcer le trait, donner de la poésie et du mystère à son texte. Il a basculé dans l'excès et c'est devenu presque caricatural.

La fin de l'histoire tranche totalement avec toute la première partie du texte. Là où l'auteur jouait sur les mythe ancien, le passé et la folie, on bascule dans un univers complètement différent. Un château assiégé, des hordes de morts-vivants...une fois de plus le trait est trop tiré et l'ensemble tombe dans l'excès.

C'est dommage parce que l'idée de départ était excellente, avec ce flirt entre la folie et la vérité, là ou tout est illusions, j'aimais. Mais le texte a fini par me perdre et je ne me suis plus intéressée à l'histoire ou aux personnages. Trop de tout qui font que la qualité du texte chute et m'a perdu.

D'autres lecteurs apprécieront plus que moi, mais je dois avouer que ce texte me fait l'impression d'un auteur ambitieux qui n'a pas su réfréner toutes ses idées, peut-être faudrait-il alléger l'ensemble et ne plus abuser des images ?

 

 

Fantôme de Chair

David Gibert

Asgard Ed.

310 pages

18€

 

Ceinwèn

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Date de dernière mise à jour : 22/07/2012