Hanté, de James Herbert

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture

Rationaliste convaincu, David Ash ne croit pas aux fantômes. Il s'est même fait une spécialité de démasquer les faux médiums et trouve invariablement des causes naturelles aux prétendus phénomènes paranormaux. Mais un véritable mystère plane sur la vieille demeure d'Edbrook. Pour la première fois, Ash se heurte à l'inexplicable. Pour la première fois ? Ou bien cet acharnement qu'il met à réfuter tout ce qui relève du surnaturel ne cacherait-il pas autre chose ? Quelque chose que, depuis l'enfance, il cherche désespérément à oublier, quelque chose qui hante toujours ses cauchemars... 

 

Chronique d'Alexandre

Voici aujourd’hui une chronique concernant un auteur et un style encore non représenté sur Lire ou Mourir.

Hanté, de James Herbert.

Au cours de ce récit, vous pourrez suivre David Ash, enquêteur du paranormal réputé pour sa capacité à découvrir une explication rationnelle à l’immense majorité des affaires qui lui sont confiées, sauf pour sa dernière mission… A cours de cette dernière, force lui aura été de remettre en cause ses certitudes. Profondément secoué par celle-ci, David Ash est en pleine reconstruction lorsque débute ce récit.

Quoi de plus logique alors que de l’envoyer en mission à Sleath, petit village anglais aussi pittoresque qu’il semble écarté du monde réel, pour une mission tout ce qu’il paraît de plus courant ?

Malheureusement pour lui, David se rendra bien vite compte que l’apparente simplicité de l’affaire n’est en réalité que le commencement d’une suite d’évènements tous plus tragiques et inexplicables les uns que les autres.

 

Fantômes est malédictions seront les principaux ingrédients composant l’intrique de ce récit au cours duquel vous ne manquerez pas de vous attacher aux différents personnages. Aussi clichés qu’ils puissent être, ils n’en conservent pas moins leur personnalité propre et une sensibilité que vous partagerez aisément.

 

Si l’intrigue n’est pas des plus complexes (voir même simple), il n’en reste pas moins que c’est une histoire accrocheuse que nous livre James Herbert. Les rebondissements arrivent à heure et à temps pour nous inciter à poursuivre notre lecture et ce, avec une régularité constante.

Nul besoin ici de retourner en tous sens les questions posées à nos héros, les réponses à ces dernières s’imposeront à vous avec une facilité déroutante, vous qui aimez deviner la suite des évènements avant leur lecture. En revanche, pour vous qui aimez vous laisser porter par l’histoire, vous n’aurez pas longtemps à attendre avant de voir où l’auteur veut en venir.

Eh oui, vous l’aurez compris, il ne s’agit pas ici (du moins à mon sens) d’une littérature transcendante, mais bien d’un roman agréable à lire, tout ce qu’il faut pour passer le temps de manière agréable et toujours plus constructive que de s’acharner sur un jeu vidéo (que les adeptes me pardonnent, je n’ai jamais adhéré à ce concept des plus étranges qu’est celui de faire bouger un bonhomme dans un téléviseur).

 

C’est avec un phrasé et une syntaxe des plus fluides que l’auteur nous emporte dans un tourbillon d’évènements tous plus terribles les uns que les autres. Ce pourrait-être là le côté le plus surprenant de l’œuvre dépeinte ici. En effet, l’atrocité de certains passages en eux-mêmes aurait pu conférer un aspect plus sombre au récit alors qu’au final, ces derniers gardent le même esprit de fluidité et de légèreté présent tout au long du récit. Loin d’être un défaut, cette particularité renforce l’ouvrage et vous donnera envie d’aller plus loin dans la découverte de l’histoire sans crainte d’être choqué par une scène ou l’autre, ou encore d’être déçu par le manque de scènes sanguinolentes.

Un habile mélange entre horreur et littérature de vacances qui ne manquera pas de plaire des lecteurs de tous horizons.

 

Aux dires des lecteurs assidus de l’auteur, ceci n’est pas un de ses meilleurs ouvrages. Si leurs dires s’avèrent vrais, dans ce cas, je ne peux que vous suggérer de lire ses œuvres dites de qualité, au vu de celle proposée dans Hanté.

 

En attendant, je conseille ce livre à toute personne en panne d’inspiration pour leur lecture du moment où ne recherchant pas une littérature trop « cérébrale ».

 

Hanté

James Herbert

Milady

384 pages

7 €

 

Le livre existe aussi aux éditions Pocket sous les titres "Dis moi que tu me hante" et "La conspiration des fantômes"

 

Alexandre

 

 

 

 

 

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