Joyland

Joyland

 

Quatrième de couverture

Les clowns vous ont toujours fait un peu peur ? L’atmosphère des fêtes foraines vous angoisse ? Alors, un petit conseil : ne vous aventurez pas sur une grande roue un soir d’orage…

Mêlant suspense, terreur, nostalgie, émotions, un superbe King dans la lignée de Stand by me.  

 

Chronique d'Alexandre

Je vous parlerai aujourd’hui de « Joyland », de Stephen King.

 Devin Jones, « Jonesy », est travailleur saisonnier dans le parc d’attraction « Joyland ».

En même temps qu’il doit apprendre le vocabulaire et les codes du monde des forains, il a à faire face à son premier vrai chagrin d’amour. Beaucoup de choses pour un seul cerveau, mais notre héros trouvera tout de même le temps de s’intéresser à une sombre histoire de meurtre  survenu quelques années auparavant dans le parc…

 

Voilà donc le point de départ de notre histoire, qui se trouve justement être une sacrément bonne histoire !

Il y avait fort longtemps que je n’avais pas été à ce point surpris par un roman. La quatrième de couverture nous parle de suspense, de terreur, de nostalgie et d’émotion, et c’est loin d’être un mensonge ou une exagération !

Rares sont les fois où dans une même lecture j’ai eu l’occasion de ressentir à ce point les ambiances décrites. Une preuve de plus que Stephen King n’est pas juste un écrivain doué pour l’épouvante, mais un excellent écrivain, capable de s’aventurer dans des registres différents avec succès et ce même au sein d’un même ouvrage.

Il s’agit pour moi de l’atout majeur de ce roman. Sa lecture m’a vraiment fait vivre tour à tour des sentiments de nostalgie, de joie et d’émotion réelle, et bien sûr de stress intense (Stephen King ne serait pas Stephen King sans une bonne dose de Stephen King, comme dirait l’autre).

Tout en restant raisonnable, je pense pouvoir affirmer que même les lecteurs les plus sceptiques sont assurés d’être emportés. A  moins évidemment de posséder une très solide dose de mauvaise foi…

Les lecteurs les plus attentifs à mes chroniques savent qu’en règle générale je n’aime pas les récits effectués à la première personne. Pour rester honnête, le premier chapitre de cet ouvrage n’a pas fait exception à la règle. Il a fallu au décor le temps de se planter et de s’affirmer pour que je puisse être emporté par la lecture et que j’oublie que le choix narratif de l’auteur n’était pas en adéquation avec mes goûts de base. Passé ce stade, je n’ai plus jamais eu le moindre soupçon d’agacement et n’en ai même plus eu conscience.

Enfin, j’ai grandement apprécié la fluidité de l’histoire. Le héros à une petite vingtaine d’années, et vit sa vie au jour le jour, sans autre préoccupation ses soucis du moment présent. Nous sommes loin des tracasseries d’adultes que plus d’un connaissent et qui viennent perturber notre quotidien, nous empêchant de vivre sans anicroches et de profiter du moment présent. Le style d’écriture nous donne cette possibilité. Tout au long de la lecture nous avons la possibilité de déposer nos tracas et d’avancer avec la même légèreté que Devin Jones. Pour moi Joyland remplit sans le moindre doute cette fonction commune à tout roman : donner au lecteur la possibilité de s’évader de son quotidien.

Vous l’aurez donc compris, c’est un livre que je vous conseille sans la moindre hésitation. Que vous soyez fan de Stephen King ou non !

 

Joyland

Stephen King

Albin Michel

324 pages

21,90 euros

 

 

Alexandre

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