La litanie des anges, de Céline Guillaume

 

Quatrième de couverture:

Alors qu’il travaille en Egypte, Erwan reçoit une lettre de son ami Florian qui le supplie de revenir en France. Tenu par une ancienne promesse, il part pour l’Ariège. A son arrivée, son camarade l’informe des curieux événements qui se sont produits dans son domaine. Mais Erwan tombe sous le charme de Perline, la fille de Florian. Pourquoi ressemble-t-elle tant à la jeune femme qu’il a rencontrée durant son adolescence et qui a disparu tragiquement ? Il est à mille lieues de se douter de l’étrange mission qui l’attend…

 

Chronique de Platinegirl:

 

"C'est un bien petit livre que celui-ci, du haut de ses 132 pages", voilà ce que je me suis dit en découvrant "pour de vrai" ce roman de Céline Guillaume. Un bien petit livre, certes, mais un bien joli livre aussi, avec sa couverture joliment illustrée.

Alors, je me suis emparée du livre et je l'ai lu bien vite. Pour rester finalement assez confuse sur la fin, voilà pourquoi.

 

 

Déjà, ne lisez pas la quatrième de couverture (je me doute que c'est trop tard, n'est-ce pas?), car elle en dit beaucoup trop sur l'histoire. Elle raconte ce qu'il se passe jusqu'à la 60ème page du livre et laisse deviner la fin. Franchement, c'est désagréable car, certes, un tel résumé donne envie de lire l'histoire, mais fait vite passer cette envie lorsqu'on la lit réellement.

 

Une fois cette déception passée, l'histoire reste sympathique, certes, mais les lecteurs qui lisent pour se détendre et s'enivrer d'imaginaire, comme moi, n'arriveront pas à rentrer dans l'histoire suite à un problème de taille: l'écriture du roman.

Loin de moi l'idée de nier le talent de Céline Guillaume avec les mots, elle manie à merveilles les métaphores, l'usage de mots quasiment inconnus de la langue française (heureusement, il y a des notes de bas de page) et beaucoup d'autres choses encore, mais c'est trop. Autant, dans une poésie, cela ne me dérange pas de pouvoir réellement voir d'un coup d'oeil le travail qui a été fait avec les mots (choisis et pesés avec soin puis délibérément placés de manière "assez bizarre" pour le language de tous les jours pour mettre en avant telle ou telle chose), autant, dans un roman, cela me rebute car je n'arrive pas à me plonger dans l'histoire quand je vois toutes ces ficelles d'amoureux de vocabulaire. A noter cependant que cela a permis à l'auteure de ne pas tomber dans l'érotisme lors de certains passages disons... qui ont bien mérité d'être plus imagés qu'ouvertement explicités.)

L'histoire est pourtant intéressante (et ses personnages aussi), elle a le mérite de m'avoir fait frémir par moments et m'avoir fait me poser beaucoup de questions sur l'avenir des protagonistes. Mais impossible de la découvrir comme il se doit. Surtout quand on attend l'arrivée des anges, comme le laissent supposer le titre et l'illustration de couverture. Et quand on sature des références plus ou moins discrètes au christianisme. Certes, c'est une histoire qui s'appuie sur une mythologie forte, mais les versets et les phrases toutes faites en latin, c'est vite lourd pour une athéiste.

 

En bref, j'ai passé un moment pas spécialement agréable avec "La Litanie des anges", qui pèche, de mon point, de vue par un excès de fioritures de style et de références à la religion (et ce n'est pas la préface commençant par une paraphrase de l'évangile de Jean qui me convaincra du contraire).

 

 

La Litanie des anges

Céline Guillaume

Editions Lokomodo

132 pages

5,60 euros.

 

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