Le 5e règne, de Maxime Chattam

Quatrième de couverture :

Ils auraient dû se méfier. Respecter le couvre-feu instauré depuis le meurtre du jeune Tommy Harper, retrouvé
étranglé près de la voie ferrée. Reposer ce vieux grimoire poussiéreux tant qu'il était encore temps. Et surtout... ne pas en tourner les pages.À présent, Sean le rêveur et sa bande vont devoir affronter le Mal absolu : à Edgecombe,
petite ville tranquille de Nouvelle-Angleterre, les éléments se déchaînent, de nouveaux adolescents disparaissent et de mystérieux hommes au charisme effrayant font leur apparition... Et si ce livre maudit détenait la clé du plus effroyable mystère de l'humanité ?
Cet ouvrage a reçu le prix du roman fantastique du festival de Gérardmer.

Chronique de Alexandre :

Je vous parlerai aujourd’hui du lire « Le 5e règne », de Maxime Chattam.

Sean et ses amis vivent tranquillement dans la petite ville d’Edgecombe et font leur vie entre les cours, les parties de paint-ball et les fêtes chez les uns et les autres sans autres soucis que les petits tracas habituels.
Jusqu’au jour où celui que l’on surnomme désormais l’Ogre de la Côte Est, redoutable tueur en série, semble se sédentariser aux environs du terrain vague et de l’usine désaffectée des environs de la ville. La découverte des corps sans vie de Tommy, puis de Warren est déjà en soi un évènement fort traumatisant pour Sean et sa bande de copains, mais c’était sans compter la découverte d’un curieux grimoire, caché dans le double fond d’une armoire de son grand grand-père. A la lecture de ses pages, les adolescents se rendent comptent qu’il recèle les secrets d’une forme de puissance jusqu’alors inexploitée. L’expérience, qui se révélait jusqu’alors excitante va vite prendre un tout nouveau tour et virer au cauchemar pour la petite bande…

Le 5e règne est, comme toujours lorsqu’on parle de Maxime Chattam, un excellent livre. On retrouve l’auteur dans un domaine qu’il a peu exploré jusqu’à maintenant dans ses ouvrages, la trilogie Autre Monde mise à part, quoi que la similitude soit fort discutable.
Ce livre ayant été écrit dans les débuts de l’auteur, on y retrouve déjà son sens du rythme si caractéristique et si plaisant. A aucun moment lors de ma lecture je n’ai eu l’occasion de penser à autre chose qu’à l’histoire en elle-même ni de m’ennuyer, voir même de soupirer. Les pauses effectuées furent effectuées qu’avec mauvaise volonté.

L’aspect fantastique de l’histoire aurait pu être un frein dans mon appréciation, moi qui d’ordinaire trouve que prendre cette direction relève plus du choix de la facilité qu’autre chose (bien que je sois conscient du fait que je ne suis en aucun cas écrivain et que ça n’est que l’avis un petit chroniqueur qui ne connait de l’écriture que ses petits textes hebdomadaires). Il se fait que dans ce cas-ci, le côté complet de la tournure fantastique m’a bluffé. Il ne s’agit pas simplement ici de parler de Magie et de l’évoquer pour expliquer l’un ou l’autre évènement bizarre en deux ou trois lignes. Le monde ésotérique évoqué dans cet ouvrage est complexe, travaillé et on sent qu’il va au-delà de ce qui est révélé au fil des mots. La réflexion pousse plus loin et ne s’est pas limitée à ce que le lecteur devait savoir, ce qui a, je pense, fortement contribué à écarter cette impression de facilité que je ressens habituellement.

Comme dans presque tous les ouvrages de Maxime Chattam, on retrouve quelques scènes plutôt sanglantes, bien que comparativement à certains autres ouvrages, elles soient peu détaillées et beaucoup moins nombreuses. Elles n’en demeurent pas moins glauques à souhait.

Au niveau des personnages, on retrouve un personnage central, Sean, mais aussi toute sa bande d’amis, qui nous sont décrits tout aussi bien en dans lesquels chaque lecteur peut trouver matière à s’identifier. Je ne m’attarderai pas beaucoup plus sur ce point car à la réflexion, dans presque toutes mes chroniques portant sur les livres de cet auteur, je m’aperçois que je tiens le même discours. Jeter des fleurs, c’est bien, mais parfois il faut pouvoir varier, sinon le destinataire risque de ne plus en pouvoir…

J’ai retrouvé ici une forte similitude entre les ambiances qu’on peut retrouves dans certains des ouvrages de Stephen King. Loin de me déplaire, cette impression m’a permis de mêler d’une certaine manière le plaisir de la lecture des deux auteurs, bien que Maxime Chattam reste Maxime Chattam. Vous expliquer clairement ce ressenti me semble trop compliqué et quelque peu déplacé ici, donc je me bornerai à l’aspect « technique » de la chose.
Dans les deux cas, la progression vers le dénouement (et donc d’apogée de l’intrigue) se fait selon une courbe ascendante qui prend énormément de vitesse vers les derniers chapitres. Dans les deux, on retrouve un climat électrique, une ambiance sombre et des personnages à qui la situation échappe, bien que leur détermination soit de fer. J’ai également ressenti une forte analogie entre les deux tomes de « Ca » et le 5e règne, loin d’être déplaisante car tout ressemblant qu’il soit, le récit et l’intrigue n’en restent pas moins tout à fait particuliers et propres à eux-mêmes.

C’est un ouvrage que je conseille vivement à toute personne qui n’est pas allergique aux thrillers et qui n’est pas totalement fermé au style fantastique.

Le 5e règne

Maxime Chattam

Pocket

520 pages

7,40 €

 

Commentaires (1)

Léa
Comme toujours, un livre passionnant de Maxime Chattam !
Je le lis et le relis sans cesse avec le même plaisir !

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