Nouv3ls, de David Rolandi

Quatrième de couverture

3 Nouvelles de souffrance et de passions,

Rien de tel qu'une romance en oblation,

Traitant d'amour et d'amours encore,

Autant l'amour enfante la mort, 

Qu'autant la mort en est plus belle,

Dans ces 3 nouvelles

Chronique de Garlon

Parlons aujourd’hui du premier ouvrage de David Rolandi, un tout petit recueil de nouvelles, du nom de Nouv3ls.

L’auteur le dit au début : Ceci n’est qu’un brouillon. Et il a tout à fait raison, sur tous les points.

Tout d’abord, au niveau du style de l’auteur : je n’ai pas du tout aimé. Non seulement le langage utilisé ne peut pas vraiment être qualifié de langage écrit, car les mots choisis font plus penser à un groupe se racontant des histoires qu’à un livre, mais en plus les fautes de français sont présentes du début à la fin.

En effet, que ce soit l’orthographe, la grammaire, la conjugaison, la ponctuation ou encore la tournure des phrases et le choix des mots, les erreurs sont présentes tout au long du récit, et je dois dire que rien que ce fait là, que j’ai remarqué dès la première page, m’a donné envie d’arrêter de lire le livre. Et j’ai dû me forcer pour ne pas le faire. J’avoue ne jamais avoir lu de récit contenant autant de fautes (plusieurs centaines, pour un livre qui ne fait lui-même qu’une centaine de pages), et c’est donc pour moi un point extrêmement négatif qui m’a très fort rebuté. De plus, l’auteur a fait des phrases à rallonge, avec des tonnes de virgules, ce qui fait que la phrase perd au final son sens, les idées se mélangeant…

Bon, mon coup de gueule là-dessus fait, parlons des histoires :

Là non plus, je n’ai pas accroché (il faut dire aussi que les crises de nerfs sur les fautes en est en partie responsable). Je n’ai pas trouvé les histoires très intéressantes, et je ne vois pas trop ce que l’auteur voulait partager avec ses lecteurs.

La première, très courte, nous parle d’un harceleur obsédé sexuel qui fantasme. Pas vraiment très intéressant…

La seconde nous parle de deux amis autour d’une même fille, avec des péripéties assez bien trouvées, il faut l’avouer. La nouvelle aurait pu être très bien, si l’auteur avait pu rendre le lecteur plus proche de son personnage principal, si celui-ci n’avait pas paru détaché de tout ce qui se passait autour de lui et si l’auteur s’était davantage attardé sur le corps et la fin du récit, et moins sur son introduction, que j’ai trouvé plutôt lente. Déçu pour celle-ci aussi, donc, mais il y avait du potentiel.

La troisième nous parle d’une jeune femme en marge de la société qui recherche le grand amour, et qui va se l’imaginer dans ses rêves. Là encore, j’ai trouvé le concept assez intéressant, mais l’auteur nous balade un peu dans des choses qui ne sont là que pour faire joli, qui auraient pu être bien, si elles avaient été poussées au bout, et non lancées avant d’être abandonnées. Et l’aspect dramatique qui a voulu être installé à la fin de la nouvelle n’a clairement pas marché avec moi, et j’ai même trouvé cela un peu ridicule.

Passons maintenant à la nouvelle bonus, celle qui parle de Rottenweiss (personnage que j’ai également rencontré dans Liberi Fatali). J’ai également trouvé que cette nouvelle manquait de travail pour devenir vraiment intéressante, car l’idée de base est vraiment très bonne. Davantage travaillée, cette nouvelle pourrait être vraiment bien. C’est d’ailleurs de celle-ci que l’auteur s’est servi pour écrire l’un de ses livres. Je ne l’ai pas lu, mais s’il a corrigé les défauts relatifs au manque de travail (notamment au niveau de ses personnages), le récit pourrait être vraiment pas mal.

En bref, je suis fort déçu par ce court livre, qui n’apporte rien de spécial. On sent, à travers ses nouvelles, que l’auteur cherchait vraiment son style, ne l’ayant pas encore trouvé et tâtonnant pour essayer de faire quelque chose de bien. De plus, les vraiment très nombreuses fautes de français sont extrêmement dérangeantes, et c’est bien là le point le plus négatif de ce récit. Je pense d’ailleurs que le livre n’a jamais été corrigé.

Mais bon, l’auteur le dit lui-même : Ce n’est qu’un brouillon. Espérons donc, maintenant qu’il a d’autres écrits à son actif (que je ne connais pas), que son style s’est bien développé, que ses histoires sont plus travaillés et qu’il a fait de gros efforts au niveau de la langue française.

 

Nouv3ls

David Rolandi

A Plauze Show Productions

113 pages

Plus disponible en vente, mais en lecture gratuite à cette adresse : http://www.wobook.com/WBZO7051bn9t/Nouv3ls.html

 

Garlon

 

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