Arkem, tome 2 : Sinièn, Déesse de la Vie, de Valérie Simon

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Quatrième de couverture

« Dans sa fuite éperdue devant les forces du mal, elle ne sait qui croire ou qui suivre. Derrière elle, le Shegir répand son haleine putride, écrase tout de sa masse hideuse et la traque sans répit. Devant elle, il n’y a rien, que la promesse de sa perte et de celle de la pierre d’Arkem. Alors celle qui n’est pas la déesse de la mort, qui est devenue Sinièn, ne peut que fuir, fuir les ténèbres, fuir la réalité, fuir ceux qui lui veulent du bien : Kéo Seaghan, Mage de Lannilis, son chevalier servant et son persécuteur ; Héran le Prince loup-garou, si beau et si animal ; les magiciennes d’Oonagh et leur rejet des hommes ; le peuple des Elfes dont elle parle la langue sans jamais l’avoir apprise ; la reine des licornes qu’elle reconnaît sans jamais l’avoir rencontrée. »

Chronique de Garlon

Découvrons le second tome d’Arkem.


Yanis s’est enfuie du temple avec Kéo, et les jeunes gens décident de se rendre à Lannilis, afin de rencontrer les autres mages de la confrérie de Kéo, pour décider que faire de la pierre d’Arkem, seule capable de libérer le maléfique Innommable, qui, si il sortait de sa prison, serait un fléau pour le monde.

De plus, ils sont également à la recherche des mystérieuses origines de Yanis, qui semble développer de grands pouvoirs.


Bien qu’ayant fort apprécié le tome 1, celui-ci m’a fort déçu.


Tout d’abord, abordons le point de l’histoire.

Bien que certains aspects soient vraiment passionnants et qu’on se retrouve donc à plusieurs passages complètement plongés dedans, fascinés par les évènements, j’ai trouvé que ce tome ne faisait pas énormément avancer les choses au niveau de certains aspects, et j’ai trouvé ça assez dommage et ennuyeux. Heureusement, les passages assez passionnants compensent un peu le fait que l’histoire n’avance pas énormément.

La raison principale de ce ralentissement dans l’avancement de l’histoire est, selon moi, dû au personnage de Sinièn, qui occasionne beaucoup de détours dans l’histoire avec ses crises immatures, son égoisme et beaucoup d’autres aspects négatifs. Cela ne m’a pas plû du tout et ça m’a fort refroidit.

L’histoire a, selon moi, 3 axes principaux : les origines de Sinièn, l’univers et la pierre d’Arkem.

La recherche des origines de Sinièn est vraiment très bien trouvée, et cela nous permet de découvrir beaucoup de choses sur ce qu’a créé l’auteur, ce qui apporte une sympathique originalité et un côté passionnant qui aurait pu me plaire énormément si le personnage ne m’avait pas autant rebuté.

Au niveau de l’univers, je l’ai trouvé très bon, vraiment fort recherché et original, avec des créatures, des pouvoirs et des lieux très bien conçus qui raviront le lecteur.

Concernant Arkem, c’est là que le bas blesse le plus. En effet, on pourrait aller jusqu’à dire que cette partie de la création de l’auteur relève presque du plagiat... Presque tous les aspects de cette histoire sont extrêmement proches du Seigneur des Anneaux, avec un artefact qui peut sortir le plus grand ennemi de l’humanité de sa prison, des ennemis poursuivant la détentrice de cet artefact, le fait qu’il faille se rendre en un lieu afin de purifier l’artefact par le feu, une délégation des différentes races qui viennent et une communauté de membres de chacune d’entre-elles qui se constitue... Sans compter beaucoup de noms qui, si l’on change deux-trois lettres, sont les mêmes que dans Le Seigneur des Anneaux (Gwilim pour Gimli, Gandam pour Gandalf, Bolohir pour Boromir). Intentionnel ou pas, ces ressemblances sont beaucoup trop grandes que pour passer innaperçu, et sont vraiment très dérangeantes pour le lecteur. C’est cet aspect qui m’a le plus rebuté dans le livre, surtout que je trouvais que, dans le premier tome, les choses avaient très bien démarré, avec un tour passionnant et original.

J’espère vraiment que la suite reprendra un tour plus original et sortira de ce schéma de “copie” pris dans ce tome.


Au niveau du style d’écriture, je l’ai trouvé pas mal fluide et agréable, rendant l’histoire assez sympathique à lire, mais également un peu maladroit par moment, voir lourd à lire à d’autres passages. Les coquilles sont fort rares, le texte étant dans l’ensemble très bien travaillé, mais quelques grosses persistent et la ponctuation n’est pas toujours très bien respectée.


Concernant les personnages... rhaaa, je ne les aime pas du tout... Sinièn est immature, égoiste, fait des crises inutiles et agit de façon totalement irrationnelle, et les autres ne valent pas mieux, surtout Kéo. Je trouvais que ces aspects assez négatifs passaient bien dans le tome 1, mais ils sont beaucoup trop poussés dans celui-ci, rendant les personnages totalement détestables, ce qui fait qu’on n’apprécie pas vraiment de suivre leur histoire, qu’on voit donc les choses de façon assez éloignée, sans s’accrocher à eux, et qu’on ne partage donc pas du tout leurs sentiments.


En bref, vous l’aurez compris, malgré un univers très bien conçu et une partie de l’histoire vraiment fort bien travaillée, j’ai été déçu par ce tome. On a souvent l’impression que les choses n’avancent pas, le style, bien que fluide et agréable, est également à plusieurs moments lourd et maladroit, les personnages sont vraiment énervants et je les ai trouvés fort détestables. Et, le plus négatif, toute une partie de l’histoire relève presque de la copie du Seigneur des Anneaux, que ce soit au niveau des évènements ou des noms de plusieurs personnages, ce qui casse fort l’intérêt du lecteur pour l’histoire.


Certains aspects positifs et un tome 1 qui m’a fort plû font que, malgré ce second opus que j’ai eu du mal à apprécier totelement, je suis quand même curieux de découvrir la suite de l’histoire, en espérant que les choses prennent un tour plus positif à l’avenir.

 

Sinièn, Déesse de la Vie

Arkem, tome 2

Valérie Simon

Editions du Riez

Fantasy

420 pages

18,90 €

 

Garlon

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Date de dernière mise à jour : 25/10/2013