Chroniques de la Mort Blanche, tome 1 : Avant les ténèbres, de Nicolas Cluzeau

Avant les tenebres reedition

Quatrième de couverture

Les magiciens, garants de la paix dans l’Archipel, désertent les Marches de l’Orlandie pour se réfugier dans leurs domaines des Franges féériques. Pourtant ils n’y trouvent pas la paix. La mort blanche, fléau inexpliqué et implacable, qui ne décime que les êtres doués de magie, les infecte les uns après les autres. Derniers porteurs d’espoir, deux jeunes magiciens, un troll puissant et un limier humain se mettent en route vers la Tour d’Émeraude où ils pensent pouvoir trouver les clefs de ce mystère. Délaissé par les magiciens gardiens de l’ordre, le reste de l’Orlandie est à la merci du féroce seigneur Endrew qui se proclame Haut-Roi et menace de destruction tous les territoires qui refusent son autorité. De dangereux alliés l’assistent dans ses noirs desseins et l’Archipel sombre dans une guerre sanglante…

 

Chronique de Melisande

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions du 38 de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai adoré.

Voici un livre qui traîne dans ma PAL depuis un certain temps, depuis environ 3 ans par manque de temps essentiellement mais il faut dire aussi qu’à partir du moment où j’ai su que la suite n’allait pas être rééditée je ne « voyait pas l’intérêt » de le lire si la fin ne paraîtrait pas. De quoi me frustrer davantage, j’ai suffisamment de séries dans ce cas là…

Et voilà que je découvre il y a quelques mois que la saga va être rééditée au complet avec le dernier tome manquant chez les éditions du 38 ! C’est donc le moment idéal pour s’y mettre et enfin découvrir cette saga de Nicolas Cluzeau, qui renaît de ses cendres avec de magnifiques couvertures, bien que très différentes des premières versions.

D’ailleurs à ce propos, cette série est destinée à la base pour la jeunesse, plutôt adolescent d’ailleurs, mais je dois dire qu’au vu du contenu, la manière dont s’est écrit, cela peut être très bien lu par des adultes. Ils pourront sans problème y trouver leur compte car ce n’est en rien enfantin. Et pour les adolescents, c’est un bon moyen pour découvrir davantage la Fantasy adulte, plus mature et plus complexe que ce que l’on peut découvrir en jeunesse dans le genre.

Que dire de ce premier tome ? que je ne suis pas du tout déçue et regrette de ne pas l’avoir lu auparavant. Je connaissais déjà l’auteur pour avoir lu Le Dit de Cythèle que j’avais adoré ainsi que Chroniques d’une magie annoncée. Ces deux cycles se déroulant dans un même univers, tout comme Avant les ténèbres mais dans une temporalité différente qui se passe des années auparavant. J’aime bien le fait que ce soit dans le même univers que j’avais déjà trouvé très riche et complexe dans ces autres écrits et c’est un vrai plaisir de m’y replonger et y découvrir de nouvelles aventures avec d’autres personnages.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent plus ou moins vite pour se rendre compte de la situation qui accable l’Orlandie. Tout ce qu’il faut savoir c’est qu’une maladie ravage le pays tandis qu’un usurpateur reprend le pouvoir et veut semer le chaos sur son passage.

C’est vraiment intéressant et passionnant, j’ai adoré suivre cette histoire. Pour preuve, la moitié du livre a été lu en une journée tant j’étais happée par ce qui se déroulait. J’étais avide d’en savoir plus, je ne voulais plus lâcher mon livre. L’intrigue est bonne et bien menée avec son lot de suspenses et d’actions pour que l’on n’ait pas le temps de s’ennuyer un seul instant.

En soi, elle paraît simple, surtout quand je la résume en deux lignes avec l’aspect maladie de la Mort Blanche et aspect politique où un dictateur se met en place. Pourtant, on se doute bien que ce n’est que la face immergée de l’iceberg et que de plus gros problèmes vont surgir par la suite. Et c’est là tout l’intérêt des livres de Nicolas Cluzeau c’est qu’il arrive toujours à nous surprendre et je suis donc pour cela très curieuse de découvrir la suite.

J’adore sa manière de raconter des histoires, on voit qu’il a une imagination débordante et nous lance toujours dans diverses intrigues qui finiront par se rejoindre à un moment donné. Ici nous suivons essentiellement deux groupes de personnages, celui d’Arline, accompagnée de Sean, un renard ainsi qu’un troll qui comptent se rendre à la Tour d’Emeraude suite à une maladie : la Mort Blanche qui sévit, ainsi que celui d’Endrew, autoproclamé Haut-Roi où il est davantage question de politique.

On retrouve dans l’univers de Nicolas Cluzeau tout ce que j’adore dans la Fantasy, à savoir la magie et la politique que l’on découvre à travers les deux groupes susmentionnés. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’auteur maîtrise parfaitement son sujet. il est vrai que ce n’est pas un univers facile, je me souviens d’avoir eu quelques difficultés à lire Le Dit de Cythèle, aussi bien à cause de l’univers que de l’écriture qui est très riche mais on s’y fait au fur et à mesure. Par ailleurs, lire de la Fantasy n’est jamais évident au premier abord parce qu’il faut toujours se faire au terme technique propre à l’univers, comprendre qui sont les personnages, les enjeux de chacun et la destinée qui leur est propre. C’est donc complexe dans un premier temps mais une fois tout cela mis en place c’est un vrai bonheur de les voir évoluer.

Les personnages sont intéressants et promettent beaucoup. Pour l’instant je ne pourrai pas dire que je me suis totalement attachée à eux mais j’ai suivi avec grand intérêt leur parcours. Pour le moment il s’agit avant tout d’une présentation de la situation, du monde, des premiers problèmes ainsi que des personnages qui se font de plus en plus nombreux à mesure de l’histoire. il faut donc prendre le temps d’assimiler tout ça avant d’être totalement propulsé dans l’intrigue et pouvoir s’attacher davantage aux personnages. Mais pour le moment deux personnages m’ont beaucoup plu, Arline et Deirdre, deux figures féminines qui promettent énormément et je suis très curieuse d’en découvrir plus sur elles, sur leur destin.

En bref, j’ai adoré ce premier tome des Chroniques de la Mort Blanche, je regrette seulement de ne pas l’avoir lu plus tôt mais mieux vaut tard que jamais ! C’est un premier tome très intéressant, un peu introducteur mais il y a suffisamment d’éléments pour ne pas s’ennuyer et y trouver un certain intérêt. l’univers de Nicolas Cluzeau est riche et complexe, j’adore ça car il mêle en plus magie et politique, deux aspects que j’adore. L’intrigue est bonne et bien menée et nous tient en haleine jusqu’au bout. les personnages sont intéressants et promettent de grandes choses pour la suite. Je suis très curieuse de découvrir le reste des aventures de nos différents personnages, j’ai hâte.

 

Avant les ténèbres

Chroniques de la Mort Blanche, tome 1

Nicolas Cluzeau

Editions du 38

Fantasy (jeunesse / adolescent)

293 pages

16 €

Melisande

 

Avant les tenebresQuatrième de couverture

Une étrange épidémie ravage les Franges féeriques d'Orlandie, décimant les druides et magiciens, garants de la liberté de l'île. Profitant de la vacance du pouvoir, Endrew, fils d'un seigneur maudit, se proclame Haut roi. Les Marches méridionales refusent son autorité. Toute la région est alors entraînée dans une sanglante guerre civile.

Arline et Sean, deux jeunes sorciers secondés par un puissant troll, tentent de trouver le remède du mal qui anéantit leurs congénères. Guidés par Lorcan, limier des Marches du Sud, ils vont atteindre la Tour d’Émeraude.

L'antique citadelle voilée de mystère pourrait bien détenir les réponses qu'ils cherchent désespérément. A condition d'en décrypter au plus vite les arcanes. Car, dans ces ténèbres qui souillent la magie et rongent le cœur des êtres, l'espoir se meurt peu à peu ...

 

Chronique de Garlon

Je vais aujourd’hui vous parler de l’une des premières sorties de Galapagos, la nouvelle collection Jeunesse du groupe L’Archipel : Avant les ténèbres.

Lorcan est un jeune limier. Il se voit recruté par deux magiciens accompagnés d’un troll, d’un corbeau et d’un renard pour les mener jusqu’à la Tour d’Emeraude, où réside un puissant mage. Le but de cette expédition est de découvrir la cause d’une mystérieuse maladie, et ce mage aurait peut-être trouvé la réponse.

Embarqué dans cette aventure, Lorcan va devoir faire face à de nombreux dangers avec ses nouveaux amis, pour tenter de découvrir la source de ce mal qui décime tous les utilisateurs de magie.

En parallèle, un jeune seigneur profite de la faiblesse des créatures magiques pour décider de les éliminer et de devenir Haut Roi, pour ainsi diriger l’entièreté de la grande île. Il se lance donc, accompagné de ses alliés, dans une conquête sanglante.

J’avoue que, malgré pas mal de points positifs, j’ai eu un peu de mal à accrocher.

L’univers développé par l’auteur, ainsi que le mal qui décime les utilisateurs de la magie, sont vraiment bien trouvés, et j’ai trouvé ça assez original et intéressant. J’ai pas mal accroché au concept.

Concernant l’histoire en elle-même, et donc les aventures que vivent les divers personnages, je l’ai trouvée pas mal, mais pas exceptionnelle. L’originalité de l’univers et de l’intrigue contribuent bien entendu au positif de l’histoire, et rien que ce fait vaut le détour. L’action est fort présente, les personnages n’ayant pas vraiment le temps de respirer, et l’auteur mélange déjà, dans ce premier tome, plusieurs cultures, créant déjà un aspect plus exotique à certains aspects du livre (je pense notamment au personnage d’Ijane en disant cela).

Quelques comportements exagérés des personnages sont un peu ennuyants (j’ai trouvé, à quelques passages, que les personnages avaient un comportement un peu illogique ou exagéré par rapport à la situation), mais ce n’est là qu’un détail, et ces passages sont assez rares.

Un point assez positif au niveau de l’histoire, donc.

Concernant le style de l’auteur, j’avoue avoir eu un peu de mal sur un point particulier. L’écriture est certes assez fluide et l’auteur ne commence pas à nous faire des descriptions à rallonge ou autres choses qui gâchent l’avancement du récit. Le style global de l’auteur est donc très bien et permet une lecture facile du livre.

Ce qui m’a dérangé réside dans la façon dont Nicolas Cluzeau forme parfois ses phrases, en particulier lors des combats. Disons que l’auteur met des points à des endroits où d’autres mettraient des virgules, et des virgules là où d’autres mettraient des mots de liaisons. Cela a fait que j’ai parfois trouvé que l’écriture était un peu hachée, allait un peu par à coup, et c’est assez ennuyant. Personnellement, ça m’a gâché plusieurs passages du livre dans lesquels j’airais dû être davantage pris, du fait de l’action du moment.

Mais je suis conscient que cette façon d’agencer les phrases dans l’action plaira davantage à d’autres lecteurs, le tout dépendant toujours bien entendu des goûts de chacun. Tout dépend donc du fait que vous aimiez ce genre de style plus “haché” ou pas.

Concernant les personnages, je les ai vraiment trouvés bien travaillés. Ils ont tous leur histoire, leurs états d’âme, leurs sentiments, etc. Ils sont complets, en bref, et cela nous permet de suivre leurs aventures avec intérêt.

Mais il manque un petit quelque chose, cette étincelle qui fait que l’on s’accroche aux personnages, que l’on partage leurs sentiments. J’ai donc ressenti une certaine distance par rapport à eux, ce qui m’a empêché de me sentir proche d’eux et d’ainsi ressentir des émotions lors de la lecture.

C’est un point que j’affectionne énormément dans mes lectures, surtout concernant les livres de fantasy qui mettent un assez gros accents sur les personnages, comme celui-ci, et je pense que ce manque a fort contribué au fait que j’ai eu du mal à accrocher au récit, car du coup je suivais les aventures des personnages avec un trop grand détachement, suivant l’histoire de haut, au lieu de me trouver avec les personnages dans leurs aventures.

J’espère que ce point sera plus marqué dans le second tome.

En bref, j’ai trouvé ce livre pas mal et original, mais sans plus. L’univers est vraiment très bien construit et l’histoire assez intéressante, mais des phrases parfois hachées et le fait qu’on ne s’attache pas aux personnages, ont un peu gâché ma lecture.

Je suis néanmoins très curieux de découvrir la suite, ayant pas mal accroché à l’histoire, et me disant que, en apprenant à davantage connaître les personnages, je m’y accrocherai peut-être plus.

 

Avant les ténèbres

Chroniques de la Mort Blanche, tome 1

Nicolas Cluzeau

Galapagos

Fantasy (jeunesse / adolescent)

293 pages

14,50 €

 

Garlon

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Date de dernière mise à jour : 01/11/2015