Le dernier chant d'Orphée, de Robert Silverberg

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Quatrième de couverture

On dit qu’il pouvait, par son chant, charmer les animaux et les arbres. Sa voix fit chavirer les sirènes elles-mêmes. Mais son cœur appartenait à Eurydice, et lorsque la mort vint la lui ravir, Orphée se présenta aux portes des enfers, armé de sa seule lyre, afin de reprendre à Hadès l’âme de sa bien-aimée.

 

Chronique d’Ailayah

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions ActuSF pour m’avoir permise de découvrir l’écriture de Robert Silverberg (enfin ! Il était temps !)

Ce petit roman court est une véritable réécriture du mythe d’Orphée, par Orphée lui-même. Ce choix est vraiment intéressant, et d’autant plus lorsque c’est Robert Silverberg qui se met à la tâche de nous la transcrire. Il est vrai qu’on associe en premier lieu Orphée à Eurydice et sa descente aux enfers, et il y a de quoi bien évidemment puisque c’est lui le héros central de cette histoire, mais ce n’est la seule chose que Robert Silverberg a choisi de nous raconter dans ce livre et Orphée devient alors un narrateur hors pair.

Le titre est vraiment à l’image de ce qui est raconté, Robert Silverberg a su trouver un style assez lyrique, poétique, aérien presque, pour nous retranscrire cette histoire. On entendrait presque la lyre d’Orphée derrière les mots.

Le fait de donner la parole à un héros mythique permet également de rabaisser d’autres héros, ce qui est vraiment des plus intéressants, apportant une touche d’humour et d’originalité à ces histoires bien connues du monde mythologique. Ainsi Jason est traité de « grand imbécile » par exemple. Ca donne véritablement un regard de l’intérieur, plus humain sur ces héros à moitié divin de la mythologie grecque.

Pour ce qui est de savoir ce qui est vraiment fidèle à la mythologie grecque, je pense pouvoir dire sans me tromper qu’elle est bien respectée. Personne ne sera donc choqué de telle ou telle transformation. Le seul changement est ce point de vue vraiment neuf, frais et agréable que porte l’auteur sur ces récits.

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup apprécié cette lecture et ça m’a donné envie de découvrir davantage Robert Silverberg à travers des histoires de son propre crue notamment.

 

Le dernier chant d’Orphée

Robert Silverberg

ActuSF

188 pages

12€

 

Ailayah

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