Gallica, de Henri Loevenbruck

 

Quatrième de couverture :

1154 : imaginez une France de légende, nommée Gallica... Dans le comté de Tolsanne, on raconte que, pendant la nuit de la Saint-Jean, un jeune homme marcha dans les flammes pour sauver un loup du bûcher. Son nom était Bohem, le fils du louvetier. Quatre ans plus tard, sa vie bascule : son village et sa famille sont massacrés par de mystérieux guerriers. Terrorisé, il s'enfuit, traqué par des forces sanguinaires dont il ne sait rien. Sur les routes de Gallica, Bohem rencontre alors les Compagnons du Devoir, jeunes artisans qui parcourent le pays et dont l'étonnante fraternité lui vient en aide. En chemin, il apprend qu'il est devenu l'objet de toutes les convoitises politiques et religieuses du royaume. Il doit échapper au roi de Gallica, à la Milice du Christ et à un ennemi inconnu qui semble tout savoir de ses origines : le Sauvage. Face au danger, Bohem s'efforce de comprendre pourquoi on le pourchasse et découvre sa surprenante affinité avec les Brumes, ces créatures légendaires, ces licornes, ces loups que les hommes exterminent. Or Bohem le devine : son destin est caché dans le secret des loups.

Chronique de Ceinwèn :

Gallica reprend tous les élément qui ont rendu La Moira si plaisante à mes yeux. Je me suis replongée avec délice dans le style de l'auteur et dans les mondes merveilleux qu'il décrit dans ses romans. Dans Gallica, c'est un jeune homme que nous suivons principalement, et si on n'entend pas parler des personnages de La Moira (à moins que...) le lien avec les loups est toujours présent. Une fois de plus, ces animaux ont un rôle à jouer, un rôle important, mais que même le lecteur a du mal à cerner tant que l'auteur ne décide pas de le dévoiler. 

J'ai aimé l'univers, différent de celui de la Moira et pourtant si semblable, peut-être plus "moderne" (à l'échelle de quelques dizaines d'années pas plus). La fraternité des Compagnons du Devoir est présentée sous un jour flatteur et on apprécie les personnages qui s'y rattache, tous si différent. On compatit fortement pour Bohem qui semble plongé dans des intrigues politiques sans rien avoir demandé à personne, peut-être simplement à cause d'un acte de bonté dans sa jeunesse. 

Une fois de plus, l'auteur tisse un trame bien tenue, attrayante et captivante. L'intrigue est riche et les personnages, tous si différents les uns des autres, sont suffisament fouillés pour ne pas simplement avoir un rôle de figurants mais rendant le récit vivant

/!\Spoiler/!\ Je dois avouer, que réussir à lier l'univers de Gallica avec celui de la première trilogie était intéressant, et bien joué de la part de l'auteur. Mais mon petit coeur de midinette n'a pu s'empêcher de pleurer à l'idée du triste destin choisit par l'auteur pour ces personnages auxquels j'étais tellement attachés. C'est triste et pourtant l'auteur a tellement bien réussi à rythmer son récit que j'ai continué ma lecture, toujours avec plaisir./!\/Spoiler/!\ 

C'est avec réellement un grand plaisir que j'ai retrouvé l'auteur, et j'ai eu un pincement de coeur en refermant ce(s) roman(s). Il est dur pour un lecteur de quitter un univers si riche et attirant. Si jamais l'auteur se réessaye à réécrire de la fantasy, je me jetterai dessus les yeux fermés !


Gallica (intégrale)

Henri Loevenbruck

Bragelonne

946 pages

25 €

Egalement disponible en version collector 10 - 10 € ou en poche séparément : 

Ceinwèn

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