Le Dit de Cythèle 3: La citadelle du Titan, de Nicolas Cluzeau

Quatrième de couverture

 

Cythèle et ses compagnons laissent derrière eux un monde en proie au chaos. Dans la forteresse de Triliock, les quatre aventuriers errants décident de partir pour le Nord de Mytheiril, un continent de glace hivers interminables où les dieux de l’Asgard vivent parmi les hommes.

Dans les cités enneigées et les forêts embrumées, une guerre aux causes inconnues ravage le pays : entre la vengeance d’Ambre, la disparition de son oncle magicien, la quête de Cythèle pour retrouver l’âme de son fils et les intrigues des divinités affaiblies face aux pouvoirs grandissants des humains, les fils du destin s’emmêlent autour de la prêtresse de Plutonis, la pousse à s’interroger sur le bien-fondé de sa quête et le rôle de son dieu dans ses évènements grandioses.


Chronique de Vanfanel

Après avoir récupéré l’âme de son défunt mari à Desrel Whurd, Cythèle continue à suivre la piste donnée par la prophétie d’Éréas. Elle va la conduire dans un monde où résident les dieux nordiques d’Asgard, Mytheiril, où elle espère bien retrouvée l’âme de son fils Thamien. Cette quête ne sera pas de tout repos pour nos héros sur qui le sort s’acharnera plus que de raison.

J’avais déjà beaucoup apprécié les aventures précédentes de la hiérarche de Plutonis. Je dois cependant avouer que cette aventure est celle que j’ai préférée jusqu’à présent. Cela ne vient pas de l’écriture mais plutôt des personnages, de l’intrigue et de l’ambiance.

Le groupe qui s’est formé après les évènements qui sont survenus sur Desrel Whurd est d’après moi plus intéressant que celui que l’on peut suivre dans le premier tome de cette quadrilogie. On peut remarquer que malgré les dissensions qui surviennent de temps à autres entre Cythèle et Ambre, la cohésion du groupe est plus grande que celle de la compagnie originale. Un autre élément remarquable est la séparation de celui-ci en deux sous- groupes. Nous pouvons observer d’un côté Cythèle et Merraz et de l’autre Ambre et Triliock. Dans le premier nous avons une femme obsédée par son destin et un homme tigre qui a tellement de respect pour cette dernière qu’il n’hésiterait pas une seconde à donner sa vie pour elle. De l’autre, nous avons une Nerhalfen, pour qui le destin n’est que sornettes, et un archimage qui partagent une certaine relation.

Je dois avouer que l’étendue du multivers créé par Nicolas Cluzeau m’avait déjà subjugué dans les volumes précédents. On peut cependant comprendre à la lecture de ce troisième opus que nous n’avons fait qu’en effleurer la surface et qu’il doit encore receler bien des surprises. Une phrase qui pourrait d’après moi le décrire assez bien serait : Quand il n’y en a plus, il y en a encore.

J’ai apprécié tous les personnages du groupe de la prêtresse et ce à divers niveau. Jusqu’à présent Cythèle avait été mon personnage favori, cependant sa manie de se détacher de tout ce qui ne constitue pas sa quête a fini par m’ennuyer un peu. Je trouve également que sa présence m’a semblé moins utile que celle des autres.

Triliock est désormais le personnage qui attire le plus mon attention. En effet, je me demande comment nos compagnons auraient pu se débrouiller sans son aide. Il faut bien avouer qu’il était à la base de la résolution de la majorité des problèmes que la compagnie a dût affronter.

La présence de dieux ainsi que des démonstrations de leur force à donné lieux à des combats très intéressants. Je me demande toutefois par simple curiosité qui aurait eu le dessus dans un combat entre Sturmwelt et un prince démon. D’après moi, ils pourraient être de force équivalente en considérant que ces derniers sont des divinités exilées.

C’est encore un récit de grande qualité que nous offre Nicolas Cluzeau avec cette suite des aventures de Cythèle Everoni à travers le multivers. Ce n’est pas une surprise car je m’y attendais un peu après avoir lu les deux premiers tomes de la quadrilogie.

Il y à cependant une remarque que j’aimerais faire quant à une note sur la quatrième de couverture. Elle affirme que ce livre peut être lu indépendamment des autres tomes de la quadrilogie. Je ne saurais cependant trop vous conseiller de lire les tomes précédents, sans quoi votre compréhension pourrait être fortement altérée.

 

La citadelle du Titan

Le dit de Cythèle 3

Nicolas Cluzeau

Black Book éditions

784 pages

9,90 €

 

Vanfanel

 

Chronique de Melisande

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau

Date de dernière mise à jour : 02/04/2012