Marylou et l’arbre-aux-murmures, de Gaëlle K. Kempeneers

Marylou et l arbre aux murmures

Quatrième de couverture

Au plus profond de l’Ardenne, dans un lieu où fées et croquemitaines côtoient notre réalité, Marylou, fille et petite-fille d'ensorceleuse, n’aime rien de plus que de retrouver l’Arbre-aux-Murmures et les habitants de la Forêt du Pas-du-Loup. Mais voilà qu'elle apprend que cette dernière va être rasée...

Marylou jure de tout tenter pour la sauver.

Quand, en plus, son ami Sam disparaît au fond des bois, la fillette ignore encore quels dangers elle devra braver pour le retrouver et tenir sa promesse.

Saura-t-elle surmonter les épreuves jetées en travers de sa route ?

Nous plongeant dans les thèmes de la forêt et des légendes ardennaises, cette histoire fantastique ravira les lecteurs, de 9 à 99 ans, et leur fera vivre une aventure pleine de féerie.

 

Chronique d’Alexandre

Je vous parlerai aujourd’hui de « Marylou et l’arbre-aux-murmures », de Gaëlle K. Kempeneers.

Marylou est fille et petite-fille d’ensorceleuse. Lorsque la forêt du Pas-du-Loup est menacée, L’héroïne ne l’entend pas de cette oreille et va tout tenter pour empêcher ce malheur d’arriver en compagnie de son ami Sam.

Cette première parution de Séma Éditions est pour moi une franche réussite, et au risque de ne rajouter qu’un amas de caractères d’imprimerie de plus à l’amas conséquent de louanges que reçoit cet ouvrage, c’est avec joie que je me joins aux blogueurs et autres critiques enthousiastes à son égard.

Je ne suis d’ordinaire pas friand de lectures jeunesse, préférant sans hésitation les thrillers et autres romans noirs. Pour ceux qui connaissent mes chroniques, je plutôt branché Chattam et King que Chantal Goya…

Lorsque j’ai entamé la lecture de « Marylou et l’arbre-aux-murmures », je m’attendais à une petite lecture sans grand frisson, me disant presque qu’au pire j’aurais participé au lancement de la maison d’édition d’un ami. Ma place au paradis me semblait donc plus ou moins accessible grâce à un livre pour enfants.

Quelle surprise donc de me retrouver plongé dans le récit à ne plus savoir m’en détacher qu’au prix d’un réel effort, et d’attendre avec impatience la première occasion de m’y replonger !

Le style d’écriture de l’auteur m’a tout d’abord séduit par sa poésie et sa fluidité (ingrédients que j’imagine fondamentaux pour accrocher un public jeune, pas forcément copain avec la lecture), puis parce qu’en même temps il ne fait pas de concession d’un point de vue vocabulaire. Les mots plus compliqués sont expliqués en bas de page, mais ne sont pas bannis du récit sous couvert de rendre la lecture plus accessible. Rien que cet effort allié aux deux qualités précitées me semblent confier à ce livre un intérêt certain, ne fut-ce que d’un point de vue éducatif et pédagogique.

D’autre part, l’histoire en elle-même m’a happé rapidement. Encore une fois, l’auteur ne fait pas de concession face à l’âge des lecteurs et n’hésite pas à dépeindre des scènes d’aventure dures. Elle n’épargne pas ses personnages sous couvert d’un happy end indispensable, que du contraire. Je n’aimerais vraiment pas être à la place d’un des héros parce qu’ils en bavent salement, et c’est tant mieux pour le lecteur, l’histoire n’en est que plus crédible !

J’ai cité King comme étant l’une de mes références phares précédemment. J’ai eu plusieurs fois le sentiment d’avoir entre les mains l’un de ses ouvrages, à ceci près que le style d’écriture et l’imaginaire présent ne lui correspondent pas. Je parle ici des ambiances lors du récit. A de nombreuses reprises, c’est à l’arrêt de ma lecture que je me suis aperçu de mon état de tension, et c’est habituellement en lisant du Stephen King que ça m’arrive. Voilà pour ce que je peux vous expliquer objectivement. Après, j’aurais tendance à parler de la couleur du récit sans pouvoir la nommer, mais pour ceux à qui ça parlerait elle me parait fort proche. La lecture n’en est que plus agréable !

Les références aux légendes ardennaises sont également un plus indéniable à la lecture. Au fil de la lecture, on s’aperçoit qu’on en connait à la fois plus qu’on ne le croit, et en même temps qu’on en connait au final bien peu. Il s’agit donc  là à la fois d’une source de souvenirs nostalgiques et de découvertes !

Enfin, je dirais que s’il fallait une preuve que cet ouvrage est réellement digne d’intérêt, c’est qu’il peut s’adresser à la fois au public jeune que vise la collection, mais aussi à un public plus âgé et que les deux générations y trouveront leur compte. Il me semble qu’il s’agit là d’un signe de qualité non discutable…

 

Marylou et l’arbre-aux-murmures

Gaëlle K. Kempeneers

Séma Éditions

Jeunesse

134 pages

12 euros

 

Alexandre

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Date de dernière mise à jour : 19/07/2016