Nos étoiles contraires, de John Green

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Quatrième de couverture :

Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

Chronique de Platinegirl :

J'ai connu ce roman quand, en janvier dernier, de nombreux blogueurs se sont mis à parler de leurs émotions à la lecture de "Nos étoiles contraires", sur leur page Facebook. Ne connaissant pas John Green, j'ai noté ce livre dans un coin de ma tête, me disant qu'il me faudrait sûrement le lire... jusqu'à ce que je le reçoive quelques jours après en "envoi sauvage" de la part de Nathan. Avec tous les avis élogieux que j'avais vu sur ce roman, j'avais peur d'être déçue, aussi j'ai attendu quelques jours (semaines ?) avant de commencer sa lecture et... je suis moi aussi tombée dans le panneau : j'ai adoré.

Ce roman est édité en broché par Nathan Jeunesse et n'est donc pas pour l'instant facilement accessible aux bourses les plus pauvres. Cependant, j'avoue sans rougir que ce livre est tellement émouvant et profond que je vous en conseille d'ores et déjà la lecture, sans attendre qu'il sorte en poche (comptez 2-3 ans environ). Son format broché est certes plus volumineux qu'un éventuel poche, mais il est facile à tenir en main, pas très lourd et surtout, alors que j'ai eu en mains les épreuves non corrigées : il est de superbe qualité.

Une superbe qualité extérieure du livre et aussi dans sa mise en page, qui convient tout à fait à la qualité de son fond : de son histoire, de ses personnages et surtout des émotions qu'il véhicule.

C'est l'histoire d'une jeune cancéreuse, Hazel, et de sa vie quotidienne peu agréable dans la mesure où elle côtoie de très nombreux jeunes de son âge frappés du même mal. Dès le début du roman, on ne verse pas dans la pitié car Hazel nous présente la cruelle vérité que voilà, sans fards : les hôpitaux pour enfants inhospitaliers, les réunions du club des cancéreux avec la liste interminable des anciens membres dont le corps a passé l'arme à gauche, les escaliers pour se rendre à ce club qui ne sont pris que par les mieux lotis (c'est de mauvais augure de devoir prendre l'ascenseur...)... Je l'avoue, le début du roman est un peu glauque, mais semble tellement vrai et passe tout seul même pour la peureuse que je suis grâce au talent de la narratrice.

Cette narratrice, c'est Hazel et c'est avec elle que l'on va parcourir quelques mois de sa vie. Elle est loin d'être parfaite "malgré" sa maladie (heureusement, c'est plus réaliste qu'une cancéreuse de 16 ans qui se comporte comme une petite fille modèle tout le temps) : elle n'a pas la langue dans sa poche et ses réflexions sont parfois dures envers ses proches. Parmi eux se trouvent ses parents (dont c'est la seule enfant), Isaac qui souffre aussi d'un cancer qui menace de lui faire perdre la vue et un petit nouveau au club des cancéreux, Augustus. Ces deux derniers sont particulièrement intéressants en tant que personnages secondaires et permettent de brosser le portrait d'autres types de cancéreux, si je puis dire.

Bien sûr, à cause de la quatrième de couverture de ce roman, on devine que l'amour va frapper à la porte de Hazel et que tout le monde ne survivra pas à cette histoire (je ne spoile rien, et même si c'était le cas, vu que cela ne m'a rien gâché comme plaisir... tout va bien !). Tout ça, je m'en doutais en lisant ce roman, j'attendais les avancées de l'intrigue amoureuse et frissonnait dès que le cancer semblait prendre le dessus... Cette préparation mentale ne m'a pas empêché de succomber aux larmes durant sa lecture, et donc d'adorer encore plus "Nos étoiles contraires" que j'ai classé illico en coup de cœur ! La lecture de ce roman m'a fait penser à "La fille qui ne croyait pas aux miracles" et à "Eternité", deux romans jeunesse qui traitent de la mort avec justesse, même si John Green ne verse pas dans le fantastique dans ce roman. Leur point commun ? Cela touche en plein cœur, tout simplement ! On ne s'en remet pas facilement et donc cela nous permet de mieux profiter de la vie...

Je ne vous en dirais pas plus sur l'histoire de ce roman, mais sachez qu'il y a du voyage dans l'air et que Disneyland n'est pas la seule destination pour faire un dernier vœu... Les surprises sont au RDV et tout le monde ne se comporte pas comme il le devrait (j'avoue, j'ai même été choquée par moment, espérant qu'une telle fiction réaliste ne soit pas vraie d'un bout à l'autre).

Sur ces mots, je vous oblige, pour votre propre bien, à filer sur Amazon (ou ailleurs !) acheter ce roman car s'il ne m'a pas laissée indemne, il m'a encore fait grandir (alors que j'ai 24 ans, déjà !) et je suis sûre qu'il saura tout autant vous toucher.

 

 

Nos étoiles contraires

John Green

Editions Nathan Jeunesse

330 pages

16,50 euros.

 

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Date de dernière mise à jour : 27/07/2015