Louis le galoup 5 : Le coeur de Tolosa, de Jean-Luc Marcastel

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Quatrième de couverture

L'ombre recouvre Tolosa...
Derrière les murs de la ville rousse, le noir Vicomte s'apprête à épouser Dame Stéphanie pour s'approprier ses pouvoirs, et noyer Occitània dans ses ténèbres... A jamais.
Entre lui et ses sinistres desseins ne se dresse plus qu'une ombre hirsute et sauvage, lancé à la rescousse d'une petite sorcière rouquine.
Mais sous les cendres de la résignation, les braises de la liberté couvent encore...
Il est l'heure, une fois de plus, de se rassembler au creux enfumé de l'âtre, pour une dernière veillée.
Ce soir, je vous révélerai le secret redoutable de Tolosa... et le choix de Louis, entre ombre et lumière, pelage blanc ou pelage noir.

Chronique de Garlon

Je vais aujourd’hui vous parler d’un livre magnifique, qui vous fera ressentir une foule de sentiments, plus intenses les uns que les autres : le tome 5 de Louis le Galoup.
 
Margot, Dame Stéphanie et Séverin ont été enlevés par le Vicomte. Ce dernier souhaite faire de la Dame son épouse, et se sert de Margot pour faire pression. Mais Dame Stéphanie se rendra très vite compte que le Vicomte n’est peut-être qu’une enveloppe vide, contrôlée par quelque chose de plus sombre et de beaucoup plus maléfique.
De son côté, Louis, accompagné de Matthieu, s’est lancé à la poursuite des sbires du Vicomte et se retrouve donc rapidement à Tolosa, avec une seule idée en tête : délivrer son amour et sa mère.
Mais pour cela, il va lui falloir affronter l’horreur qui se terre dans les bas-fond de Tolosa.
Sera-t-il assez fort pour faire face au mal à l’état pur ?
 
Alors là, avec ce dernier tome, on peut dire que Jean-Luc Marcastel a mit la barre haute, vraiment très haute. J’ai été complètement subjugué par ce livre.
 
Commençons par évoquer le point de l’histoire.
Je n’ai trouvé qu’un seul mot pour la décrire : magnifique. Quoique, passionnante serait bien aussi. Quoiqu’il en soit, aucun de ces deux mots ne rend justice à ce récit incroyable.
L’histoire capture le lecteur, déjà passionné par les 4 premiers tomes, et ne le lâche plus.
J’ai rarement été aussi pris par un récit, aussi plongé dans l’histoire et passionné par les évènements.
L’histoire garde bien sûr toute l’originalité des premiers tomes, et monte même encore d’un cran.
L’action est très présente et garde le lecteur en haleine tout au long du récit, rendant le livre vraiment très difficile à refermer tant qu’il n’est pas fini. Mais il faut bien dormir et travailler, malgré tout.  Mais, même la nuit ou au travail, vous verrez encore, en fermant les yeux, ce galoup ammoureux aux aventures fantastiques. Cela est d’autant plus marqué par le fait que l’histoire connait des rebondissements à gogo, qui font que le lecteur ne peut s’empêcher de spéculer sur la suite du récit.
Quant à la fin, elle est tout simplement parfaite et chargée d’un grand nombre d’émotions. Je ne pense pas qu’une quelconque autre fin aurait pu donner aussi bien.
L’histoire est donc l’un des (nombreux) gros points positifs du récit, mais ce n’est pas là le meilleur, comme la suite de ma chronique vous le montrera.
 
Lançons-nous maintenant dans un second point positif (vous pourrez rapidement vous rendre compte que je ne parle que de points positifs, et la raison est simple : je n’ai rien trouvé de négatif dans ce livre) : le style de l’auteur.
Le style de Jean-Luc Marcastel est tout simplement génial. L’écriture est vraiment très fluide, ce qui fait que le livre se lit très facilement et très rapidement, car, tout comme l’histoire, le style de l’auteur rend le livre réellement passionnant.
L’humour et les émotions sont également gérées avec un grand brio.
Cela est encore développé par la forme de l’histoire, qui est présentée comme un conte raconté au coin du feu, et ce avec un grand talent, qui fait que l’on entend l’histoire,qu’on la vit au plus profond de nous même, et que nous ne faisons donc pas que le lire.
Mais, là encore, ce n’est pas le plus grand point positif du livre.

Passons au point suivant, positif également (vous deviez vous en douter) : les personnages.
Là encore, j’ai été complètement subjugué par le talent exceptionnel de l’auteur. Ses personnages sont extrêmement bien conçus. Chacun est unique en son genre et a sa part d’ombre et de lumière en lui. Tous ont leur histoire et leurs états d’âme, et ils ressentent tous des sentiments très forts, chacun en fonction de son caractère unique.
Voici encore un point très positif qui montre une fois de plus l’exceptionnel talent d’auteur (et surtout de conteur) de Jean-Luc Marcastel.
Mais, je le répète une fois de plus, ce n’est pas là le point le plus positif.

Bon, aller, il est maintenant temps pour moi d’aborder ce point tellement positif que j’ai trouvé au récit : les émotions ressenties par le lecteur lors de la lecture.
C’est vraiment là ce qui m’a le plus plû dans ce livre exceptionnel, l’aspect qui frise le plus la perfection.
Je ne pense pas avoir déjà lu un livre m’ayant fait ressentir autant d’émotions à la lecture.  Je n’ai jamais vu d’auteur qui me faisait passer aussi facilement du rire aux larmes.
Le lecteur ne peut s’empêcher de ressentir ce que les personnages ressentent, de partager leurs sentiments, et ce à un degré que je pense rarement égalé.
Il m’arrive parfois, lors de la lecture d’un bon livre, d’avoir les larmes aux yeux lors de la lecture de certains passages, mais là ! Je n’ai qu’une chose à dire : Waouh !
Jean-Luc Marcastel a un réel don pour gérer les émotions du lecteur, et arrive ainsi vraiment à faire ressentir des émotions fortes telles l’amour, la haine, la joie, la peine, etc. à ses lecteurs. Le tout souvent agrémenté d’une belle dose d’humour (surtout au niveau des annexes), que j’ai réellement adoré.
On voit clairement que les personnages de Dame Stéphanie et de Louis sont bien plus que de simples personnages pour l’auteur (comme on peut d’ailleurs également le constater dans les remerciements), et que celui-ci ressent un amour énorme pour ces personnes. Un tel amour dans le récit ne peut provenir que d’un amour bien réel et magnifique. Cela accentue par conséquent d’autant plus le partage des émotions avec le lecteur, et les sentiments ainsi partagés sont vraiment d’une très grande intensité.
Et voici donc ce qui, pour moi, représente le plus grand point fort de ce livre qui aurait déjà été exceptionnel sans.

Le dernier point que je souhaite aborder dans ma chronique sort un peu du cadre de l’histoire, étant donné qu’il s’agit des annexes de la fin du livre.
Comme pour les tomes précédents, je les ai trouvées fort intéressantes. Avec son grand humour et son style fluide, Jean-Luc Marcastel nous parle de la magnifique ville de Toulouse et de ce qui a fait qu’il a créé la créature que vous découvrirez en lisant le livre.
De plus, comme pour les tomes précédents, l’auteur nous fait découvrir des recettes des environs de Toulouse, comme le légendaire cassoulet.
Tout ça était donc vraiment très intéressant.

En bref, voici un livre hors du commun qui clôt magnifiquement une superbe série. L’histoire est vraiment géniale et passionnante, le style de l’auteur, qui nous parle de l’histoire comme un conte raconté au coin du feu, est vraiment fluide et capture le lecteur pour ne plus le lâcher. Les personnages sont vraiment extrêmement bien conçus et chacun est unique. De plus, la gestion des émotions est vraiment superbe, et je ne suis qu’à deux doigts de la dire parfaite. Des annexes fort intéressantes viennent également rendre le livre encore plus passionnant.
Vous l’aurez compris, ce tome est le meilleur des 5, et me rend vraiment sûr d’une chose : c’est une série qu’il ne faut absolument pas rater, alors foncez !


Excusez-moi pour cette si longue chronique, mais pour un tel chef-d'oeuvre, je ne pouvais pas faire moins (je pourrais en parler pendant des heures).

 

Le coeur de Tolosa

Louis le galoup, tome 5

Jean-Luc Marcastel

Matagot

418 pages

16,90 €

 

Garlon

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Date de dernière mise à jour : 16/05/2012