Thermae Romae 4, de Mari Yamazaki

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Quatrième de couverture

Et si le Japon moderne avait influencé la Rome antique ? Lucius Modestus, architecte romain découvre un passage à travers le temps qui le fait émerger au XXIe siècle, dans un bain japonais ! Une passionnante plongée au coeur de l’Histoire sous le règne de l’Empereur Hadrien, rythmée de réjouissantes séquences d’humour ! Un succès phénoménal récompensé par de nombreux prix et adaptations. Dans ce 4ème volet, Rome est au plus mal. Aelius Caesar, le successeur annoncé d’Hadrien, vient de rendre son dernier soupir… Et pour couronner le tout, Lucius se retrouve une nouvelle fois transporté dans le temps pile au moment où l’empereur lui confie une mission capitale pour le maintien de la Pax Romana !

Chronique de Garlon

Parlons cette fois du quatrième tome de Thermae Romae.

L’héritier de l’Empereur Hadrien meurt d’une maladie. Se retrouvant sans héritier prêt à lui succéder, Hadrien demande l’aide de Lucius dans le soutien à son fils, en attendant que ce dernier ait atteint l’âge de diriger l’Empire.
Mais, au moment de donner sa réponse, voilà que Lucius se retrouve à nouveau embarqué dans le Japon de notre époque... et cette fois pour une période beaucoup plus longue.
Mais c’est également là l’occasion d’en apprendre plus sur cette civilisation si différente de la sienne.

Encore un excellent tome pour cette série, que j’ai même préféré au 3, d’ailleurs.

J’ai trouvé que l’histoire restait en tous points passionnante et originale. Dans le tome 3, je faisais remarquer que l’histoire commençait à trop se répéter sous certains aspects. J’ai le plaisir de vous annoncer que ce n’est plus le cas pour ce nouveau tome. En effet, le fait que Lucius se retrouve coincé au Japon, ainsi que le fait qu’une jeune fille parle le latin et puisse donc communiquer avec lui l’oblige à s’adapter à son nouvel environnement, à découvrir de nombreuses choses sur le Japon, ce qui amène de très chouettes passages dans le livre.
On en apprend, du coup, beaucoup plus sur la culture japonaise, notamment au niveau des Geisha, et les quelques passages de texte de l’auteure accentuent cela, ce qui apporte un petit plus très intéressant à l’histoire.
L’humour est toujours présent (on peut se douter que les découvertes de Lucius avec certains éléments du Japon de notre époque amènent des situations un peu particulières), mais je n’y ai pas forcément été fort sensible, le trouvant plus léger que dans les tomes précédents.
J’aurais un petit bémol concernant la fin du livre : il y a un évènement un peu particulier avec un cheval que je ne trouve pas vraiment approprié à l’histoire, car il casse un peu l’aspect réaliste. Mais ce n’est là que mon avis personnel, et je comprendrais tout à fait que d’autres personnes trouvent au contraire que cela apporte un plus, car cet aspect dépend vraiment des goûts de chacun.
Le lecteur appréciera de plus en plus Lucius, ce personnage perdu dans un lieu et une époque tellement différents des siens, mais également la jeune femme qui se lie d’amitié avec lui, cette fille passionnée d’histoire, et à la fois sensible et forte. Ces personnages feront que le lecteur se sentira fort proche d’eux et accentuera donc ses liens avec l’histoire.

Les dessins sont toujours aussi excellent, très réaliste, que ce soit au niveau de la Rome Antique ou du Japon, ce qui donne l’impression de réellement s’y trouver.

En bref, nous avons encore ici un excellent tome, qui amène un vent de fraicheur à l’histoire et permet ainsi d’éviter de se retrouver dans une répétition des mêmes évènements. Les avantages des tomes précédents sont toujours présents et le lecteur se sentira de plus en plus proche des personnages. Il y a juste un passage de la fin que je n’ai pas trouvé très approprié au reste du récit, mais ce n’est là qu’un point de vue personnel.

Décidément, une série à ne pas manquer !


Thermae Romae, tome 4

Mari Yamazaki

Casterman

194 pages

7,50 €


Garlon

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