Le Mystère de Willoughby, de Jane Odiwe

Willoughby

 

Quatrième de couverture :

Dans Raison & Sentiments de Jane Austen, Marianne Dashwood épouse le colonel Brandon et parvient à oublier son amour de jeunesse : Willoughby.
 
Trois ans plus tard, alors que Marianne souhaite marier sa petite sœur Margaret pourtant éprise de liberté, elle revoit Willoughby accompagné d’un ami, Henry Lawrence. Tandis que Margaret succombe au charme de l’impertinent Mr Lawrence, les souvenirs et l’incertitude ne cessent de hanter Marianne. En outre, Willoughby est plus charmant et plus amoureux d’elle que jamais. Le colonel Brandon devant s’absenter pour s’occuper de sa pupille, Willoughby en profte pour reconquérir le cœur de Marianne. Saura-t-elle résister ou la tentation d’un amour passé est-elle plus forte ?

 

Chronique de Platinegirl :

"Le mystère de Willoughby", en voilà une paralittérature austenienne qui m'intriguait. Comment diable son auteure, Jane Odiwe, allait-elle se débrouiller pour que l'on se passionne pour ce personnage peu apprécié du "Raison et Sentiments" de Jane Austen ? C'est cette question que je me posais avant d'entamer ma lecture, et je vous avoue tout de suite que je n'en ai pas trouvé la réponse dans la mesure où je n'ai pas aimé ce roman... à cause de ses personnages.

A cause de cette satanée Marianne qui devrait être heureuse en ménage avec le colonel Brandon, comme le laisse présager Jane Austen, mais qui continue d'avoir des sentiments pour ce traître de Willoughby ! Comme cette romance est écrite du point de vue de Marianne et de Brandon, force est de constater que leur union pourrait être idyllique s'ils oubliaient qu'ils sont anglais et affirmaient tout haut ce qu'ils pensent : cela éviterait quiproquos et malentendus, cela leur ferait comprendre que, oui, leur amour est à double-sens et qu'il faut donc oublier Willoughby !

Avec cette avalanche de points d'exclamation, vous pouvez voir combien cette lecture m'a énervée. Je l'avoue, j'ai peut-être pris un petit trop personnellement la chose car je ne suppporte pas l'hypocrisie des Britanniques qui disent "oui" alors qu'ils pensent le contraire... Mais, il faut dire, à la base, la Marianne de Jane Austen avait tendance à m'insupporter dans "Raison & Sentiments"...  alors, ici, elle me donne des envies de violences ! Je n'irais pas jusqu'à dire que ce personnage est caricatural, mais il y a en elle une naïveté et un romantique obstiné qui font 100% de son caractère, alors que c'est déjà dur à gérer quand on n'a qu'une petite part de ces deux choses. Je suis parfois naïve, j'ai l'âme d'une romantique... mais cette exagération de ces deux points fait un malheur chez Marianne. En fait, à mon avis, c'est un personnage parfait pour s'auto-psychanalyser... mais, à petites doses, car on en vient à ne pas pouvoir la supporter. Ici, elle excelle dans son hyper-fragilité et son hyper-sensibilité, au point de mettre mes nerfs à rude épreuve.

J'ose donc croire que cette lecture a fait son boulot (à savoir enfoncer le clou de "Raison et sentiments"), mais ceux qui, comme moi, avaient déjà Marianne en grippe dans le précédent volume devraient passer leur chemin. A moins que vous ne soyez masochistes, auquel cas lisez cette romance !

 

Le mystère de Willoughby

Jane Odiwe

Editions Milady Romance

407 pages

15,20 euros.

 

Commentaires (1)

Alice
Ta chronique m'a bien fait rire!! J'avais bien aimé cette lecture (en V.O. il y a quelques années déjà) mais moi non plus je ne suis pas une grande fan de Marianne et ce que je reproche à cet ouvrage c'est qu'elle n'a pas évolué, pire, elle est redevenue celle qu'elle était avant de tomber malade. Jane Austen, elle, l'avait fait évoluer tout au long du roman et c'est dommage de ne pas avoir respecté ça.

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Date de dernière mise à jour : 03/10/2015