Le souffle de l'éternité, de Ronlyn Domingue

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Quatrième de couverture

Nouvelle-Orléans, 1929. Au cours d’une baignade, Graziella, une jeune femme, a un malaise et se noie. En un instant, elle laisse derrière elle Andrew, l’homme qu’elle aime, et son rêve de devenir médecin.

Pourtant, si son esprit a bien quitté son enveloppe charnelle, il refuse de s’envoler pour l’au-delà.

Trois quarts de siècle ont passé. Graziella a élu domicile chez Amy et Scott, un couple dont l’histoire entre étrangement en résonance avec la sienne. A leur insu, ils vont aider Graziella à retrouver Andrew, dont elle avait perdu trace, et à percer le secret planant autour de sa disparition.

Traversé par un souffle puissant, ce roman restitue la nature de l’amour et la manière dont il transcende les barrières, même celles de la mort.

 

Chronique d’Ailayah

Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions L’archipel pour m’avoir fait découvrir ce petit trésor.

Le souffle de l’éternité … c’est un titre qui sied parfaitement à ce roman. Oui, c’est vraiment un souffle, une caresse. La présence de Graziella dans tout le roman est ce souffle qui anime le roman. C’est une histoire d’une tendresse impressionnante. J’ai vraiment été touché par l’histoire et par la manière dont l’auteur a su nous la faire partager.

Le roman se découpe en deux histoires qui s’entremêlent, se répondent et se font écho. L’histoire de Graziella et d’Andrew, et celle d’Amy et de Scott. L’auteur navigue dans le temps avec beaucoup de facilité et de naturel. On ne se perd jamais, on sait toujours de quoi on parle, de quel temps, de quelle histoire, même si parfois on comprend que les deux histoires sont mêlées. Les personnages sont tous d’une profondeur qui m’a vraiment touchée. Je me suis rapprochée de chacun d’eux, morts ou vivants, j’ai vécu leur bonheur et leur souffrance. Je les ai suivis dans toutes les révélations, les souvenirs, les moments de vie qui sont décrits et ce fut un réel bonheur.

J’aime les lectures dans lesquels je me sens impliquée, et celle-ci en fait partie. Le fait d’avoir choisi la narratrice comme étant le fantôme de Graziella est vraiment intéressant, car on devient un peu le fantôme qui la suit partout et qui contemple avec elle la vie d’Amy, Scott et de tous les personnages vivants tout en revivant ses propres souvenirs. L’auteur a vraiment su faire le lien entre les deux temps, les différents personnages et leurs propres histoires. On navigue avec joie dans ce récit aux allures diverses.

Le jeu sur la temporalité rythme le roman et on ne s’ennuie à aucun moment. Chaque personnage a également sa propre histoire. C’est tout un univers qu’on découvre, des humains qu’on rencontre. Le sujet choisit n’est pas nécessairement facile. La souffrance de la perte d’un être aimé, d’autant plus quand il est jeune, n’est jamais quelque chose de facile à traiter. Mais l’auteur a réussi à l’aborder avec beaucoup de délicatesse dans un récit frais et touchant.

Cette lecture a été un vrai souffle pour moi, et je ne peux que vous le conseiller car je suis sûre qu’il saura vous toucher autant que moi il m’a touché. Peut-être encore plus si vous avez fait face à ce genre de situation bouleversante. Si vous cherchez des réponses, vous n’en trouverez pas. Car il n’en existe pas. Chaque personne réagit différemment face à la mort, et c’est ici ce que l’on découvre à travers tous les personnages. Qu’importe la voie choisie, le passé ne s’effacera jamais, il ne tient qu’à nous de le garder en mémoire afin d’avancer et non le laisser nous empêcher de vivre. Ce roman est également une des plus belles histoires d’amour que j’ai lu jusqu’ici, c’est pourquoi je sais qu’elle vous fera également rêver si vous tentez un jour de la lire.

 

Le souffle de l’éternité

Ronlyn Domingue

L’archipel

317 pages

7,5€

 

Ailayah

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Date de dernière mise à jour : 02/04/2012