Alexandre, tome 1 : Le feu du ciel, de Mary Renault

 

Quatrième de couverture 

À la cour du roi Philippe de Macédoine, le petit
Alexandre grandit, idolâtré par son père et sa mère, la reine Olympias, parmi les soldats et les serviteurs. Beau, sensible, attentif, l'enfant révèle bien vite une intelligence exceptionnelle et un indomptable désir de dominer. À douze ans, il tue un homme ; à treize, il dompte le fameux cheval Bucéphale ; à seize ans, il gouverne en l'absence de son père et prend le commandement d'une armée. Le roi meurt lorsqu'il a vingt ans, le laissant seul face au puissant ennemi perse... 

Chronique d'Alexandre

Dans cet ouvrage vous aurez l’occasion de découvrir l’enfance et l’adolescence de celui que l’on appellera plus tard Alexandre le Grand.

 

Vous aurez un aperçu de sa vie quelque peu mouvementée de Prince de Macédoine, de sa vie de famille plus que houleuse, un éclairage assez édifiant des pratiques de l’époque en matière de politique, sorcellerie, religion, ainsi que de nombreuses informations concernant l’aspect militaire de l’antiquité grecque.

Vous l’aurez compris, Alexandre, Le feu du ciel est, en plus d’être un récit de qualité, une mine d’informations non négligeable.

L’histoire commence à Pella, capitale de la Macédoine. Le roi Philippe, père d’Alexandre est bien parti pour devenir maître de toute la Grèce. Les provinces tombées sous sa coupe sont de plus en plus nombreuses. D’une terre habitée par des êtres à peine civilisés, victimes de raids incessants de la part des autres provinces, Philippe a fait une terre civilisée, où la population n’a plus à craindre pour sa vie et ses récoltes.

C’est dans ce cadre qu’Alexandre vient au monde. Né du Roi cité ci-dessus et de la reine Olympias, princesse d’Épire.

Aussi belle que farouche, Olympias montera Alexandre contre son père de toutes les manières possibles, tout en tentant de nuire à son époux.

Il grandit entre une mère des plus possessives et un père aussi maladroit qu’il peut être effrayant pour un enfant de quatre ans, avec ses nombreuses cicatrices de guerre, sa voix de centaure et sa fâcheuse tendance à s’emporter contre la mère de son fils lorsqu’il est dans les parages.

Dès son plus jeune âge, Alexandre fait montre d’un vif intérêt pour la politique et les stratégies militaires. Ses capacités de réflexion et d’adaptation ne cessent d’étonner. Des palefreniers aux ambassadeurs étrangers en passant par les soldats des casernes, tous grades confondus, Alexandre est partout, interroge, pose des questions pertinentes, crée des liens d’amitiés, cherche à comprendre et fait preuve d’une maturité hors du commun pour son âge.

Sa formation militaire sera prise en charge par Léonidas, spartiate de renom et oncle d’Olympias, pour se voir relayer au moment de l’adolescence par le philosophe Aristote.

Il étudiera en compagnie de l’élite de la jeunesse macédonienne. Parmi eux se trouve Héphaïstion. Très vite, une grande complicité s’installera entre le prince et lui, les liant l’un à l’autre pour la vie.

De son exil de Macédoine aux combats qu’il mènera aux côtés de son père en passant par la fondation de la première Alexandrie, l’acquisition du célèbre Bucéphale ou encore son accession au statut d’adulte à un âge record, vous découvrirez la vie ô combien chargée de celui qui deviendra le plus grand conquérant de tous les temps.

Vous l’aurez déjà compris, Alexandre, Le feu du ciel m’a beaucoup plu. Les personnages y sont clairement définis et vraisemblables, tant du point de vue personnalité que dans l’authenticité de leurs dialogues, leur description physique ou encore dans leurs agissements.

L’intrigue, bien que définie d’avance de par le caractère historique de l’ouvrage, est admirablement bien conduite. La fluidité dans la chronologie des évènements, la réflexion des personnages, le souci du détail en sont autant de point jouant en sa faveur.

En outre, non content de nous offrir une histoire de qualité, l’auteur nous abreuve de toutes sortes d’informations touchant à l’époque dépeinte. Je ne m’attarderai pas sur les notions de mythologie apportées, ni sur les différentes tactiques militaires, la composition des différents corps d’armée, les us et coutumes de l’époque, les tendances et manœuvres politiques etc.

Le seul point négatif de cet ouvrage est, à mon sens, la lenteur parfois frappante de certains passages. A mon sens, l’auteur, probablement par souci de précision, nous livre des descriptions plus que détaillées, laissant trop peu de place à l’imagination du lecteur. Non que ces dernières ne soient pas intéressantes, mais je pense qu’elles desservent quelque peu le rythme du récit.

Certains pourraient être dérangés par le caractère quelque peu ésotérique de certains passages. Il est évident qu’ils auront amplement raison, tout comme ceux qui trouveraient justement que cet aspect renforce le récit. Tout dépend de ce que vous attendez en termes de récit historique.

Il est vrai que la mythologie occupe une place importante dans la vie des personnages et que son empreinte est fort marquée tout au long de l’histoire. A vous de voir ce que vous appréciez ou n’appréciez pas.

Alexandre, Le feu du ciel est un livre que je recommande chaudement à quiconque n’est pas allergique aux romans historiques et/ou voulant découvrir ce qu’a été la vie d’Alexandre le Grand avant qu’il ne passe en Perse.

 

 Le feu du ciel

Alexandre, tome 1

Mary Renault

Le livre de poche

604 pages

6,50€

 

Alexandre

 

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Date de dernière mise à jour : 10/05/2012