De tempête et d'espoir

 

De tempête et d'espoir, tome 1 : Saint-Malo, de Marina Dédéyan

saint-male-1.jpgJe m'appelle Anne de Montfort.
En cet automne 1761, j'apprends que Jean, mon frère, ma seule famille, a disparu aux Indes. Est-il tombé dans la guerre sans merci opposant Louis XV au roi d'Angleterre, des Amériques à l'Asie ? Croupit-il dans les geôles de Madras ? A-t-il résolu de chercher fortune au service de quelque nabab ? 
Je veux, je dois savoir. Comment ? À dix-huit ans à peine, orpheline, sans le sou, sans relations, dois-je me résigner et accepter ce destin tout tracé, le couvent ? Et s'il existait un autre choix, plus insensé, celui d'embarquer sur un navire, à n'importe quel prix ?
Mon cousin René-Auguste de Chateaubriand, armateur respecté parmi ces messieurs de Saint-Malo, mon ami d'enfance Corentin, matelot de la Compagnie des Indes, mère Saint-Yves, supérieure des Ursulines de Dinan, m'aideront-ils ou me feront-ils obstacle ?
Je n'ai pour moi que ma jeunesse, le prestige de mon nom, ma détermination, et cette devise d'Anne de Bretagne que j'ai faite mienne : non mudera, je ne changerai pas.


De tempête et d'espoir, tome 2 : Pondichéry, de Marina Dédéyan

pondichery.jpgJuillet 1763. J’ai traversé les océans, survécu aux caprices de la mer, laissant Saint-Malo à des milliers de lieues derrière moi. Ma quête commence ici, sur le sable brûlant des côtes indiennes.

Comment retrouver mon frère Jean dans ce pays immense dont nul ne saurait dessiner la carte ? Vers qui me tourner, sous ces cieux où la vérité se compose de mille facettes, où tout droit peut signifier n’importe quelle direction ?

Les ruines de Pondichéry, l’opulente Madras, Calcutta, les fabuleux diamants de Golconde, d’indices ténus en bribes de réponses, je suis la trace de Jean. Déserteur pour sauver son honneur, amoureux d’une bayadère… Le reverrai-je un jour ? Peut-être me perdrai-je à mon tour, auprès d’Haydar Sahib, l’aventurier énigmatique qui me guide autant qu’il m’égare, ici où mes croyances sont balayées par les pluies de mousson.

En ces terres écrasées de chaleur, où le parfum des épices renverse l’âme, où les dieux dansent et où les rêves rendent fous, moi, Anne de Montfort, resterai-je fidèle à ma devise,
Non mudera, je ne changerai pas ?

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Date de dernière mise à jour : 30/09/2013