La Quête, de Robert Lyndon

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Quatrième de couverture

Une stupéfiante peinture du Moyen Âge à la veille de la première croisade, par le nouveau maître du roman historique.

1072 : à Manzikert, aux portes de l’Anatolie, les chrétiens viennent de subir une terrible défaite face aux
musulmans. Déjà divisée depuis le grand schisme de 1054 entre catholiques et orthodoxes, la chrétienté est plus menacée que jamais.

Dans ce contexte troublé, Vallon, un mercenaire franc, et Hero, un érudit venu d’Italie, gagnent le nord de l’Angleterre, porteurs d’une demande de rançon adressée à un seigneur normand, dont le fils a été fait prisonnier à Manzikert par les musulmans. Le prix à payer pour la liberté de celui-ci : quatre faucons blancs d’une espèce très rare, que Vallon et Hero devront aller chercher en Norvège. Pour les deux hommes, c’est le début d’un périple de quelques mois à travers des continents dévastés par la guerre et la misère, qui va d’abord les mener au Groenland, puis en Russie, enfin à Constantinople. Mais, derrière cette mission en apparence anodine, se cache un enjeu d’une tout autre importance, lié à l’Évangile perdu de saint Thomas, dont les secrets, s’ils venaient à être révélés, pourraient ébranler à jamais le monde chrétien.

Avec ce premier roman, qui lui a demandé plus de dix ans de travail, Robert Lyndon nous offre une oeuvre monumentale dont l’intrigue captivante s’appuie sur un admirable travail d’historien. Plus encore qu’une formidable peinture du Moyen Âge à la veille de la première croisade, La Quête est une véritable épopée romanesque, pleine de mystères, d’aventures et de rebondissements.

Chronique de Garlon

Plongeons en plein Moyen-Âge avec ce très gros volume (qui fait plus de 900 pages).


Vallon, alors qu’il voyageait, rencontre un érudit et un étudiant en médecine, en route pour l’Angleterre afin d’avertir la famille d’un noble qu’il a été capturé et que l’émir qui l’a vaincu demande une rançon. Alors que l’érudit meurt, Vallon se retrouve un peu malgré lui embarqué dans cette histoire.


Une quête l’attend alors, dans le but de trouver des faucons qui ne vivent que dans les territoires gelés du nord, car il s’agit là de la rançon réclamée.


Bien que j’ai apprécié l’histoire, elle n’a pas répondu à mes attentes sur plusieurs aspects.


Tout d’abord, parlons de la première phrase du quatrième de couverture, qui nous parle de l’Evangile perdu de saint Thomas. En lisant cela, on peut rapidement, et ce fût mon cas, supposer qu’on va avoir affaire à un récit historico-ésotérique, qui va aborder de nombreux secrets. Mais on déchante vite… Si on parle bien de ce texte, c’est uniquement pour lancer une quête, et on n’en entend pas parler plus d’une vingtaine de pages sur les 927, je dirais… Un coup de pub marketing visant à attirer le lecteur vers le livre, donc, et pas du tout le point central de l’histoire, ce qui m’a vraiment fortement déçu…


Par contre, les évènements qui se déroulent dans le livre sont quand même passionnants, et ce pour plusieurs raisons :


Tout d’abord, nous nous retrouvons dans une histoire de base très bien conçue, et qui se tient tout au long du livre, avec de nombreux retournements de situation qui vont garder l’attention du lecteur. Bien que je cite là un point positif, je me dois malgré tout d’en donner l’aspect négatif : à force de sous-intrigues et de retournements de situation, le livre est vraiment rallongé avec nombre d’aspects totalement inutiles à l’histoire, et j’ai trouvé cela dommage.


L’autre raison de l’aspect passionnant est que nous voyageons énormément dans cette histoire, passant par de nombreuses terres, ce qui nous permet d’avoir une très belle vue de la situation de beaucoup d’endroits pendant le Moyen-Âge, et de découvrir comment se portaient les différentes cultures. Même si j’ai trouvé que cet aspect aurait pu être encore mieux travaillé, c’est selon moi le plus grand point fort du livre.


On pourra par contre parfois reprocher des réactions étranges ou incohérentes qui ne collent pas toujours, mais cet aspect là reste peu présent.


Concernant le style de l’auteur, il est heureusement fort fluide et très agréable à lire (je dis heureusement, car avec la taille du livre, un style lourd m’aurait fait souffrir^^). Il y a bien quelques petites coquilles dues à la traduction, mais elles sont vraiment fort rares et ne gâchent donc nullement la lecture.


Les personnages, quant à eux, sont très bien travaillés, et on s’accroche très rapidement à eux, principalement en ce qui concerne Wayland, qui est vraiment très bien fait. On partage ainsi également fort leurs émotions, ce qui nous permet de nous en sentir proche et de suivre de façon encore plus passionnée cette histoire.


En bref, nous avons ici un très bon livre que je qualifierais plus de livre d’aventure, qui nous plonge dans une intrigue passionnante, avec une découverte des différents pays au Moyen-Âge, le tout englobé dans un style fluide et agréable et avec des personnages très bien travaillés avec lesquels on partage pas mal d’émotions. On pourra par contre reprocher une “publicité mensongère” qui nous fait croire que le livre prend une tournure assez ésotérique, des sous-intrigues trop nombreuses qui rallongent inutilement le livre et quelques petites incohérences.

Un très bon livre, mais à lire comme récit d’aventure avec de nombreuses informations historiques, principalement au niveau des cultures des différents peuples du Moyen-Âge, plutôt que comme un récit historique à caractère ésotérique.


La Quête

Robert Lyndon

Sonatine

Roman historique

925 pages

23 €


Garlon

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Date de dernière mise à jour : 25/09/2013