Vincent, gentilhomme galant 5 : La Rose de Porcelaine, de Arlette Aguillon

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Quatrième de couverture

1800. En route pour l'Égypte, devenu ambassadeur du sultan de Djeddah, Vincent fait naufrage. Il est recueilli par le Kent, un navire de commerce britannique, bientôt arraisonné à son tour par la corvette du corsaire Robert Surcouf. Vincent le suit sur l'Ile de France, future île Maurice. Séduit par le lieu, il prend la direction d'une plantation de canne à sucre. Alors qu'il se porte candidat à l'Assemblée coloniale, il est injustement accusé de meurtre et emprisonné.
Jeté sur un îlot désert, il aura le temps d'écrire son histoire et de pêcher une grande quantité d'un matériau qui se revend désormais à prix d'or : l'ambre gris... Il ne lui reste plus qu'à retrouver le chemin de la métropole pour y faire fortune.

Chronique de Garlon

Et voici enfin venu le cinquième et dernier tome de la saga historique Vincent, gentilhomme galant.
 
Embarqué sur un navire en direction de la France, Vincent va, une fois de plus, se retrouver face à de nouvelles aventures. Abordages et naufrages vont petit à petit le faire arriver en Ile-de-France (future Ile Maurice).
Là-bas, c’est une tout autre vie qui l’attend, et l’amour se mèle de le faire, enfin, rester en place. Mais voila, lorsque le sort s’acharne sur vous, il n’est pas si facile de faire ce que l’on souhaite.
 
Après un quatrième tome qui ne m’avait pas vraiment plû, j’avoue que c’est avec une certaine appréhension que j’ai commencé ce livre. Mais, au final, il s’agit là d’une lecture vraiment très agréable, malgré une fin que j’ai trouvé décevente.

L’histoire est vraiment très bien construite, et passionnante à souhait.
Au début, les aventures sur les bateaux  sont bourrées d’action et de retournements de situation qui prennent vraiment le lecteur aux tripes et l’empèche de lâcher le livre.
Les choses avancent rapidement, ne laissant même pas au lecteur le temps de reprendre son souffle.
Dans cette première partie, le lecteur retrouvera certains personnages et apprendra à en connaitre de nouveaux. Ainsi, nous retrouvons par exemple Lady Greesham, mais découvrons également son fils, qui pourrait bien être celui de Vincent.
J’ai apprécié cette redécouverte de certains personnages mais ai trouvé dommage que, presque à chaque fois, Vincent tombe “comme par hasard” sur des personnes qu’il connait, et ce en pleine mer. Un peu trop facile, je trouve.
Après cette première partie pleine d’action, l’histoire se calme un peu : désireux de s’établir dans une exploitation de cannes à sucre dont il a illégalement hérité, Vincent tombre amoureux d’une jeune fille qui pourrait bien lui faire perdre ses instincts de libertin.
J’entend déjà le lecteur soupirer en râlant, se disant que, ça y est, tout le côté passionnant de la saga est fini, Vincent terminant son histoire de façon calme et pas du tout passionnante. Détrompez-vous, car commence alors une tout autre partie du récit, qui est tout aussi passionnante. En effet, commence ici un jeu bien particulier d’affranchissement d’esclaves, de politique et, bien entendu, de séduction et de manipulation, pour que Vincent puisse obtenir la jeune fille qu’il convoite.
Cet aspect du récit est vraiment très passionnant et, bien qu’il change fort du reste de la saga, j’ai vraiment adoré ce “retournement de situation”.

Lorsque j’ai fait ma chronique du tome 4, je vous avais dit avoir été fort dérangé par des descriptions à rallonge qui gâchaient complètement le récit. J’ai la joie de vous dire que ce n’est pas du tout le cas pour ce dernier tome. En effet, description il y a toujours, comme dans tout bon récit historique, mais elle s’intègre beaucoup mieux au récit, les rendant tout aussi passionnante que le reste de l’histoire et permettant ainsi au lecteur de rester complètement pris par le récit.

Au niveau de la fin, je ne l’ai pas fort aimée. Après cinq tomes hauts en couleurs, je m’attendait à une fin fracassante, vraiment surprenante et qui m’aurait laissé “sur le cul”. Mais voila, au contraire, à la fin du récit, il y a une situation dans laquelle Vincent se retrouve et qui traine vraiment très en longueur (même si ce qui se passe juste avant cette situation est tout ce qu’il y a de plus passionnant, avec la réapparition d’un ancien personnage). J’ai d’ailleurs trouvé cette partie assez mal faite. Et ensuite... en trois pages, l’auteur nous décrit comment les choses se terminent, baclant ainsi la fin d’une série passionnante, ce qui m’a pas mal déçu, malheureusement.

Au niveau du style de l’auteur, c’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé le style à la fois fluide et descriptif de Arlette Aguillon, qui s’accorde à la perfection avec le récit. De plus, il n’y a pour ainsi dire aucune coquille dans le récit, aucune faute, et cela augmenta bien entendu considérablement le plaisir de la lecture.

Au niveau des personnages... ouaouh ! je les ai tous adorés. Qu’ils soient détestables ou agréables, aucun ne vous laissera indifférent.
Vous ne pourrez qu’être attendris par le couple que forment Vincent et Perrine, amusés par Mama Jwana et nombre d’autres noirs de l’histoire, et horrifiés par le comportement des fils Nogaret.
Cela permet bien entendu de partager les sentiments des personnages, à un degré assez élevé, ce qui amène donc, en plus du reste, une touche d’émotion au récit.

En bref, ce dernier tome est vraiment superbe. L’histoire, très bien construite, se divise en deux parties fort différentes mais passionnantes toutes les deux, et la saga se termine donc sur un superbe tome, malgré une fin que j’ai trouvé décevante. Le style de l’auteur convient parfaitement au récit et les personnages sont tous très bien construits et permettent un très bon partage des émotions.

Une saga à ne pas rater !

 

La Rose de Porcelaine

Vincent, gentilhomme galant, tome 5

Arlette Aguillon

L'Archipel

437 pages

20,99 €

 

Garlon

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Date de dernière mise à jour : 10/05/2012