Apocalypsis 5: Oméga, de Eli Esseriam

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Quatrième de couverture

« Un regard échangé suffit à nous faire comprendre que nous avons le même instinct. Chacun de nous semble avoir été programmé pour que notre minuterie interne s’enclenche et nous signale que le compte à rebours a commencé. L’Apocalypse est en marche. La guerre de toutes les guerres couve, juste là, dehors. Ce n’est pour l’instant qu’un murmure, un bruissement lointain mais ce sera bientôt assourdissant. Immense. »

 

Chronique d’Ailayah

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Matagot pour m’avoir permise d’achever cette saga.

La première chose que j’ai envie de dire c’est que j’ai l’impression d’avoir été dupée. Et c’est horrible, d’autant plus que j’étais jusque-là une énorme fan de cette saga. Peut-être que ma déception vient de là, d’ailleurs, parce que, du coup, j’attendais beaucoup de cette fin. En fait, même après avoir refermé le livre je ne voulais pas croire que ça se finissait comme ça. J’espérais encore plus, autre chose, comme si je venais d’avoir affaire à une mauvaise blague, comme si les 50 dernières pages n’étaient finalement qu’un rêve et non la façon dont tout se termine.

Pourtant, tout commençait très bien, dans la lignée des 4 tomes précédents. Mais, maintenant je comprends que c’est peut-être là le problème. Ce dernier tome, dont l’action est attendue avec impatience depuis la fin du tout premier tome, n’aurait pas dû être « dans la lignée des quatre autres » mais être encore meilleur, dépasser les tomes précédents puisque c’est le dénouement qui est préparé depuis le début.

Eli Esseriam excelle dans la mise en route, dans la mise en place du suspense, dans la préparation de l’action et surtout dans ses personnages qui sont vraiment approfondis, complexes et entiers. Mais dans ce tome-ci, les personnages ont tous été installés et le suspense également, il faut alors passer à l’action, or, on est encore dans l’attente et la préparation du dénouement pendant les trois-quarts du livre et du coup, ce qu’on a attendu si longtemps se déroule en un petit chapitre et ce n’est plus à la hauteur de toute cette attente et toute cette si bonne préparation.

J’ai pourtant adoré tout le début (même si au bout d’un moment on se dit «  non, ça ne peut pas être le dernier tome à cette allure là »). On retrouve avec un immense plaisir nos quatre Cavaliers de l’Apocalypse, Alice, Edo, Max (que j’ai d’ailleurs plus apprécié dans ce tome étrangement) et Elias (mon petit chouchou, je dois le dire). Le livre garde une structure très intéressante. Les quatre premières parties sont à l’image des quatre premiers tomes : un pour chaque cavalier. Il est vrai qu’au départ j’ai eu un peu peur de cette structure car je m’attendais à ce qu’on ait plus de mélange étant donné qu’il s’agissait de parler des quatre Cavaliers réunis. Mais, finalement, ça ne dérange pas plus que ça car ça reste très bien mené. Chaque partie est ensuite découpée en chapitres et nous découvrons alors, un chapitre sur deux dédié à un personnage qui entoure les quatre Cavaliers et qui prend la parole le temps de nous faire une révélation. Nous entendons ainsi parler le père d’Alice, Virgile, Noémie, Elle, le Dr Chazeranne, et bien d’autres personnages. Tous ces chapitres rythment le livre et le diversifie de façon à ce qu’on ne voit vraiment pas le temps passer. J’ai trouvé ce choix vraiment très réussi. Encore une fois, Eli Esseriam nous prouve qu’elle est douée pour peindre des personnalités, nous faire entrer dans des esprits torturés, et encore une fois on est emporté avec bonheur dans toutes ces émotions, ces révélations…

Je regrette également un point, c’est le non-aboutissement de l’idée des Clairvoyants. Ils apparaissent ici dans les chapitres « autres » que je vous ai décrits, et j’ai tout de suite adoré l’idée. Encore une fois, je m’attendais à de grandes choses… qui n’aboutissent finalement pas du tout. Certains chapitres finissent donc en suspense… pour ne plus jamais être évoqués ou finalisés. Je trouve vraiment cela dommage. Bref, il y a énormément de bon dans les idées, le développement du suspense, les personnages, mais malheureusement pas dans l’aboutissement selon moi.

Finalement, vous me direz que je suis peut-être un peu dure avec ce dernier tome, mais il faut bien comprendre que si je le suis c’est justement parce qu’au départ j’aimais tellement cette série que finalement, ma déception est à la hauteur de mon amour pour cette saga. Et, je vous assure qu’au départ, je ne voulais vraiment pas être déçue, j’ai essayé de comprendre pourquoi une telle fin, ce qu’elle avait de bon, mais je ne pouvais me détacher de cette sensation d’avoir été dupée, de ce sentiment de déception amère.

 

Oméga

Apocalypsis 5

Eli Esseriam

Editions Matagot

295 pages

14,90€

 

 

Ailayah

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