Delirium 1: Delirium, de Lauren Oliver

 

 

Quatrième de couverture

Et si rien n'était plus dangereux que l'amour ?

Plus que quatre-vingt-quinze jours, et je serai enfin protégée de l'amor deliria nervosa. Après le Protocole, je serai heureuse et en sécurité. Pour toujours. C'est ce que tout le monde dit. Et je l'ai toujours cru. Jusqu'à aujourd'hui. Car aujourd'hui, tout a changé. Si l'amour conduit à la folie, alors je veux perdre la raison. Si l'amour est une maladie, alors je veux être contaminée. Si l'amour est la vérité, alors je préfère une seule seconde de cette vie qu'une éternité de mensonges.

 

Chronique d'Ailayah

Tout d'abord, un immense merci à Hachette Jeunesse, Black Moon de m'avoir permis de lire ce livre extraordinaire.

Le thème m'a tout de suite intéressé. Et si l'amour était perçu comme une maladie? Et si on trouvait un remède à cela ? Dans quel monde vivrait-on ? C'est ce que Lauren Oliver a tenté d'imaginer. Bien sûr, si c'était l'amour et le désir (tout désir) qui était guéri, il n'y aurait plus de livre puisque les hommes n'auraient même plus le désir de vivre et se suicideraient tous, mais là ça reste quelque chose sans lequel on peut vivre. Ce que j'aime vraiment dans ce thème et dans la façon dont il a été traité, c'est qu'on voit bien que les gens vivent dans la peur, la peur de la souffrance et le besoin de tout contrôler, y compris ses propres sentiments. Pour cela, ils pensent que le remède est de ne plus avoir aucun sentiment. Mais c'est alors devenir une coquille vide. C'est ce que Lena découvre dans ce roman. J'aime la façon dont Lauren Oliver aborde ce thème car je suis tout à fait d'accord avec sa vision des choses. Bien sûr que la souffrance est nécessaire. Il faut arrêter de vouloir tout contrôler car comme Lena s'en rend compte, on se retrouve totalement emprisonnés et à vouloir contrôler tout le reste on en perd l'essentiel et on se laisse contrôler par la vie. Bref, tous ces thèmes abordés me tiennent énormément à coeur, et que Lauren Oliver en ai fait une magnifique histoire n'a pu que me plaire.

L'écriture de Lauren Oliver est fluide, ça se lit vraiment bien, et j'ai beaucoup aimé le ton poétique qu'elle utilise. Cette beauté esthétique du roman a énormément apporté à rendre ce roman un vrai bijou. Le choix de la première personne du singulier est très astucieux car ça nous permet de voir comment la société a pu inculquer toutes ces horreurs dans la tête des enfants et des jeunes, et comment justement s'en débarrasser. Les nombreuses réflexions internes et descriptions de Lena sont à la fois belles et intéressantes.

Concernant les personnages et l'histoire elle-même ... que dire si ce n'est que Lauren Oliver a su me faire vibrer au rythme de ces deux coeurs. Elle a créé dans un monde où l'amour est banni, une histoire d'amour magnifique. Mais également une histoire d'amitié, et une histoire familiale. C'est toutes ces sortes d'amour qui sont présentes et qui font vivre Lena (et nous avec). Alex est un personnage doux et fort tel que je les apprécie. Il est à l'écoute, il sait dire les choses et je partage sa vision des choses. Bref, je l'ai apprécié dès la première ligne où il apparaît, et ça n'a fait que grandir avec la suite.

Et cette fin .... MON DIEU ! Mais quelle fin !! Chapeau bas Lauren Oliver car j'ai été emportée dans cette fin avec tellement d'émotions que j'en ai eu les larmes aux yeux (de joie ou de tristesse, vous ne saurez pas) en pas moins de deux lignes. C'est une fin magistrale pour moi. Je ne m'y attendais vraiment pas après la façon dont tout s'était déroulé jusque là, et j'avoue que ça m'a touché à un point que je ne saurais décrire. Je n'ai plus qu'un seul mot: MERCI. Merci de m'avoir fait vivre cette histoire avec autant de passion et merci de m'avoir emportée ainsi dans ce récit bouleversant. Maintenant j'ai vraiment hâte de lire la suite, et je pense que je ne pourrai pas attendre sa sortie française, même si la sortie anglaise risque d'être une longue attente aussi ...

 

Delirium

Delirium 1

Lauren Oliver

Hachette

456 pages

18€

 

Ailayah

 

Vous pouvez lire la chronique de Melisande ici.

Commentaires (2)

besthhaaS$isthàaaà
  • 1. besthhaaS$isthàaaà | 30/05/2011
ohlAààààlaaa Iiil 3stt trOooo0 bôoooo
l0raah_
Un coup de coeur pour moi aussi, et la fin.. pffiou !!! ^^

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Date de dernière mise à jour : 26/06/2012