Les filles de Brooklyn, de Jessie Elliot

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Quatrième de couverture

Petit ami super sexy mais coureur de jupons, « première fois » un peu ratée, nouvelle belle-mère qui joue les entremetteuses : ce ne sont pas les prises de tête qui manquent dans la vie. Mais plutôt que de se morfondre chacune de son côté, les filles de Brooklyn ont inventé les « soirées cuisine » pour papoter entre copines.

Marier tous les ingrédients à portée de main et concocter soi-même de délicieux petits plats : rien de tel pour se rappeler que tout ne tourne pas seulement autour des garçons !

 

Chronique d’Ailayah

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Hachette pour m’avoir permise de découvrir ce roman frais et léger.

J’aime énormément le concept de roman chorale avec au centre un groupe d’amies. La livre de référence pour moi dans cette catégorie, c’est Quatre filles et un jean, qui restera une de mes sagas fétiches. Les Filles de Brooklyn entre totalement dans ce genre, et a tout les ingrédients pour une recette qui marche.

Nous avons ainsi la jeune fille asiate, Junie, bien dans ses baskets, sportives, qui sort avec le garçon de ses rêves, jusqu’à cette « première fois » ratée. Tout se dégrade alors dans sa relation avec son petit ami et d’aventures en aventures elle va finir par se pencher sur les questions importantes, à savoir comment elle veut se définir. Et c’est ce que j’ai vraiment apprécié dans ce roman, car chacune des trois filles va évoluer vers cette fin.

La deuxième, Célia, est une black intelligente et mal à l’aise vis-à-vis de son physique et donc, bien entendu, dans ses relations avec les garçons, qui sont jusque là quasi inexistantes. Elle vit avec son père, seule depuis le décès de sa mère. Elle aussi va cheminer pour sortir un peu de sa routine, ce à quoi elle va d’ailleurs être obligée de faire face avec l’arrivée d’une nouvelle femme dans la vie de son père.

Enfin, la troisième, ma préférée, Danielle. Cette jeune fille aux origines hispaniques va s’intégrer au duo d’amies un peu par hasard, mais elle va créer une très belle relation avec les deux autres. C’est une jeune fille qui se laisse un peu définir par les garçons qu’elle fréquente et qui sont vraiment des petits cons imbus d’eux-mêmes. Elle a beau connaître le refrain, elle continue à se faire avoir et à se bercer d’illusions, jusqu’à qu’un évènement et une révélation viennent bouleverser ses convictions. Ce personnage m’a énormément touchée car c’est pour moi celle qui évolue le plus et qui se dirige vers une personnalité pleine de force, de courage et de détermination. C’est un peu l’image d’une femme qu’on a envie de respecter pour ses traits de caractères, et non plus la femme dont on a pitié au début du roman. Elle m’a touchée, tout simplement.

Bien sûr, c’est un roman typique chick-lit avec tout ce qu’il faut de romance, de bons sentiments et de drames, mais au-delà de tout cela, qui fonctionne très bien d’ailleurs, j’ai vraiment apprécié la dimension à la fois très personnelle et très familiale de l’évolution des trois jeunes filles. Pour moi, c’est réellement cette dimension qui distingue certains romans dans ce genre, et pour cela Les Filles de Brooklyn est une belle petite réussite.

Bien sûr, les filles ont toutes trois des côtés un peu plus exaspérants à certains moments, et je dois dire que pour moi c’est Junie qui m’a le plus énervée car son histoire manquait parfois un peu de logique, de naturel, mais elles ont également toutes les trois des côtés attachants. Leur amitié n’est également pas en reste car, bien qu’elle se construise de presque rien au départ, elle devient réelle et forte et on le sent de plus en plus au fur et mesure.

Enfin, le petit plus de ce roman, c’est le concept des « soirées cuisine » qui est absolument exquis. Les filles se retrouvent autour d’un dîner qu’elles préparent elles-mêmes, et à chaque fois ces scènes sont un vrai délice. L’ambiance est là, les effluves aussi, on est complètement plongé dedans et quand on parle de nourriture, c’est juste ce qu’il nous faut, nous donner l’eau à la bouche. En cela, c’est vraiment réussi car on aurait presque envie de fermer le livre et de se mettre à la cuisine nous aussi.

Je ne vais pas m’étendre plus longtemps, vous l’aurez compris, ce moment de lecture fut très agréable, c’est frais, c’est léger, c’est tout ce que j’attendais de ce type de roman et je suis sûre que vous trouverez également de quoi vous satisfaire.

 

Les filles de Brooklyn

Jessie Elliot

Hachette

348 pages

14,50€

 

 

Ailayah

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Date de dernière mise à jour : 14/04/2013