Une promenade singulière à travers l'histoire, de Michel de Grèce

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Quatrième de couverture

À tous ceux qui considèrent l’Histoire comme une discipline rigide et figée, Michel de Grèce oppose une vision dynamique, vivace, « à sauts et à gambades », pour reprendre l’adage de Montaigne. L’Histoire est vivante, elle est pleine de charmes pour qui sait l’aimer et l’entendre.
De l’Atlantide à Jeanne d’Arc, de Charles Quint à Elizabeth Ière, de Bonaparte à la chute de l’URSS, voici une promenade revigorante dans le passé, qui nous invite tant à relire les grands épisodes de l’Humanité qu’à découvrir des secrets inattendus.
Saviez-vous que Jeanne d’Arc « n’a jamais gardé les moutons », et qu’elle était probablement la fille illégitime d’un personnage de haut rang ? Saviez-vous qu’Elizabeth Ière et Marie Stuart s’espionnaient non pour des raisons politiques mais par pure coquetterie ? Ou encore savez-vous pourquoi Raspoutine succomba pour son malheur à Youssoupov ?
Avec Les confidences de l'Histoire, Michel de Grèce nous offre une lecture partiale et engagée de l’Histoire, car « le sens de l’Histoire est en nous ». Il n’y a de passé que subjectif, comme le prouve cet ouvrage tissé de portraits, d’anecdotes et de souvenirs personnels.
Un livre qui ne manquera pas de réenchanter nos bibliothèques.
 

Chronique de Garlon

Plongeons dans l’histoire du monde avec ce livre.

En effet, comme indiqué dans la quatrième de couverture, ce livre va nous présenter l’histoire de notre monde, depuis l’Antiquité jusqu’à notre époque. Pour un fan de l’Histoire comme moi, je ne pouvais pas manquer ça.

J’avoue que, bien que certains aspects m’aient plût, j’ai été pas mal déçu par ce livre
.
En effet, dès le début, on est prévenu : l’auteur est partial dans son livre. Ok, partial veut dire qu’il va décrire les choses selon son point de vue, ça passe. Mais voilà, je ne m’attendais pas à ce qu’il soit partial à ce point !
L’auteur est un membre de la famille royale de Grèce, et un descendant des rois français. Et comme il est précisé dans le 4ème de couverture que le livre contient beaucoup de souvenirs personnels, de nombreux passages sont un témoignage sur la vie de l’auteur, une description des membres de sa famille, les personnes réputées qu’il connait, et des détails sur les produits consommés dans ses voyages. Bien que ses souvenirs puissent amener un plus de par des anecdotes intéressantes, j’ai trouvé que l’auteur cherchait avant tout à se concentrer sur lui et sa famille plutôt que sur l’histoire du monde en général.
De plus, on sent que l’auteur veut parler de lui. Il n’hésite d’ailleurs pas à se qualifier lui-même comme étant au sommet de la hiérarchie sociale, et parle de beaucoup d’éléments n’ayant rien à voir avec le thème du livre, comme le fait qu’il ai mangé du caviar offert par tel empereur sous telles ruines, le fait qu’il ai rencontré telle personne, etc. Il y a beaucoup d’interventions personnelles. Certaines sont très utiles car elles apportent une certaine vision, une nouvelle image du monde, et sont donc vraiment fort intéressantes. Mais d’autres, comme, par exemple, l’histoire du caviar, m’ont semblé être là uniquement pour montrer l’importance de l’auteur, son statut élevé...
Bien sûr, il n’y a pas que des souvenirs personnels dans le livre. En effet, nous avons malgré tout une histoire du monde qui nous est décrite, depuis l’Antiquité.
Mais voilà, la partialité de l’auteur vient gâcher beaucoup de choses. En effet, lorsqu’il parle de l’Antiquité, il parle principalement de la Grèce, et n’hésite pas à qualifier ce peuple comme étant le plus intelligent, le plus fort, le meilleur de l’Antiquité… Une trop grande partialité de l’auteur l’a ainsi fait négliger les autres civilisations de l’Antiquité qui, bien qu’étant survolées, ne sont pas aussi bien traitées que la Grèce (et il va sans dire que je ne partage pas son avis, l’Egypte étant pour moi la civilisation antique la plus développée, mais là, c’est mon avis personnel).
L’auteur est prince de Grèce, mais il vient aussi de la famille royale de France. Et cela influence donc la suite du livre : une fois l’Antiquité passée, beaucoup de choses concernent la France, les autres pays étant beaucoup moins traités. Bon, d’accord, il est compréhensible que l’auteur se concentre sur ce qu’il connait de mieux, et que donc la France passe avant le reste, les autres pays étant beaucoup moins traités, bien que pas mal d’aspects le soient malgré tout, mais le livre est décrit comme une histoire du monde, non de la France.
Et bien sûr, comme on parle de famille royale… on ne parlera dans ce livre que des rois, empereurs et autres ministres, et de toutes leurs déviances, sexuelles ou autres. Au lieu de présenter l’histoire du monde, l’évolution de la culture (l’art, par exemple, est fort représenté via les collections privées des rois, et parle des mécènes, mais on en parle beaucoup moins lorsqu’il ne concerne pas les grands du monde), la présentation des peuples, l’auteur ne parle que des dirigeants et ne fait que survoler leurs décisions politiques, car le livre, au final, concerne principalement les déviances privées de chacun, qui ne correspondent pas vraiment à l’histoire du monde.
Bon, ok, il y a bien des passages qui présentent un peu l’Histoire, mais en général ils concernent des choses que le commun des mortels connait déjà, ce qui fait qu’on n’apprend pas grand-chose, si ce n’est que tel roi a couché avec telle aristocrate à telle époque dans telle chambre de tel palais… Au résumé du livre, je m’attendais beaucoup plus à une histoire sur la culture des civilisations, les évolutions, le fonctionnement des peuples, et moins aux histoires privées des maitres du monde...
Je me suis également rendu compte de quelque chose : les grands du monde peuvent faire les pires attrocités, l’auteur les présente comme quelque chose de tout à fait normal, alors que lorsque c’est le peuple qui fait quelque chose de mal, c’est ignoble, monstrueux, etc. Cela est d’une partialité un peu trop poussée, je trouve...
Un point m’a plû : certaines anecdotes sont très intéressantes et assez utiles et passionnantes pour le lecteur, comme les prédictions de Nostradamus. J’ai bien aimé cet aspect du livre et ai pris beaucoup de plaisir à lire ces passages.
De plus, je suis assez d’accord avec certaines de ses idées, et applaudi ce qu’il a dit concernant le christianisme, et le mal que les croyants ont fait.

Concernant le style de l’auteur, je l’ai pas mal apprécié, trouvant qu’il arrivait à raconter l’Histoire avec une écriture qui n’est pas lourde du tout et permet ainsi de ne pas trop s’ennuyer en lisant les épanchements des rois et l’histoire de la famille de l’auteur en plus de l’histoire du monde.
Par contre, on reprochera la présence de coquilles, principalement au niveau de la ponctuation, mais pas que ! On citera par exemple ce terme utilisé : « Sein des seins », au lieu de « Saint des Saints ». Très grossière erreur qui m’a bien fait rire, au détriment de l’auteur.

En bref, vous l’aurez compris, ce livre n’a pas répondu à mes attentes. L’auteur parle beaucoup de son histoire et de sa famille, ce qui n’est pas entièrement le thème du livre. L’histoire retracée nous parle plus des péripéties privées des rois et empereurs que de l’Histoire du monde, et la Grèce est mise en avant et la France citée dans la plus grande partie du livre, les autres nations n’étant à mon sens pas assez mises en avant. Par contre, certaines anecdotes sont très intéressantes et l’auteur a parfois de très bonnes idées que je partage. De plus, le style, malgré des coquilles parfois fort ennuyantes, est assez passionnant.

Un livre qui peut intéresser les personnes voulant des anecdotes sur les rois et empereurs, et ce principalement sur leur vie privée, anecdotes il est vrai parfois fort intéressantes, mais qui passionneront nettement moins ceux à la recherche de l’Histoire dans le sens large, au niveau de l’évolution du monde, de la culture (en dehors des collections d’œuvres d’art privées des grands du monde, je veux dire), et parlant du peuple.


Une promenade singulière à travers l'histoire

Michel de Grèce

JC Lattès

350 pages

20 €


Garlon

Commentaires (1)

cricket
J'aime certains livres de cet auteur, parmi mes préférés.
je n'ai pas lu celui-ci.
J'ai été déçue un peu par le dernier que j'avais lu de lui : "le Rajah Bourbon" mais ai adoré en particulier "la nuit du sérail".
amicalement,
christelle

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