Quan Tika 1 : Vestiges, de Laurence Suhner

vestiges.jpg

Quatrième de couverture

Dans mes rêves, je les appelle les Bâtisseurs.
Les Bâtisseurs.
Une ancienne civilisation qui a visité Gemma – la plus lointaine colonie humaine – il y a douze mille ans, en y laissant des vestiges et un gigantesque artefact en orbite.
Qu’ont-ils bâti en vérité, si ce n’est une machine? Une machine qui détraque la réalité, altère les constantes fondamentales de l’Univers.
Qu’y puis-je? Pourquoi ai-je été choisie? Pourquoi suis-je la seule à entendre cette voix qui surgit des profondeurs? Cette voix qui me pousse à abandonner mon corps au rythme et à la danse.
La voix de Ioun-ké-da.
Celui que, dans leurs mythes, les Bâtisseurs nommen tle Dévoreur de réalité…
 

Chronique de Garlon

Je vais vous parler aujourd’hui d’un livre de SF qui est pas mal adulé... et qui m’a assez déçu.

Vivant sur la planète Gemma, Ambre a des visions de vieux vestiges dans lesquels elle rencontre deux divinités.
Ses visions lui permettent de localiser ces vestiges, et de s’y rendre avec une équipe de scientifiques, en prenant garde de ne pas alerter la milice, qui voudrait alors prendre possession de l’expédition pour son intérêt propre.
Mais un autre problème est présent : une distorsion de l’espace temps apparait, et Haziel, un scientifique, intègre, à la demande de sa communauté étudiant secrètement le problème, l’expédition d’Ambre, qui va creuser à l’endroit de la distorsion.
Mais quels secrets cachent donc ces vestiges ? Comment cacher tout cela à la milice ? Et surtout : comment empécher que la distorsion ne continue de s’étendre ?

Bien que l’histoire soit vraiment très originale et ait tout pour être passionnante, ce livre m’a assez déçu et j’avoue m’être ennuyé en le lisant.

Il y a vraiment de très bonnes idées au niveau de l’histoire, beaucoup d’originalité, de quoi faire beaucoup d’action (et cet aspect est loin de manquer, car il y a vraiment pas mal d’action dans le livre, et ce point est très positif), et ainsi passionner le lecteur.
J’avoue que c’est là le point positif du livre, qui crée ainsi un planet opera qui, bien qu’ayant de nombreux défauts, a malgré tout un petit côté fascinant et passionnant.
Mais voila, l’auteur traîne souvent dans des moments inintéressants de l’histoire, la ralenti de façon beaucoup trop forte, empèchant ainsi une partie de son avancement.
L’impression de lenteur a vraiment été présente, pour moi, tout au long du récit. Aussi bien dans les premières centaiens de pages dans lesquelles l’histoire se lance, l’univers se pose, qu’après, lors de l’avancement des évènements, et j’ai décroché à plusieurs reprises, ce qui m’a clairement empéché d’apprécier ce livre à l’histoire pourtant très originale. Même la fin traîne beaucoup trop à mon goût.
De plus, il manque ce petit quelque chose qui rend une histoire passionnante, qui aggrippe le lecteur sans jamais le lâcher. Mais cela est, je pense, principalement dû aux problèmes venant du style et des personnages, que je vais développer ci-dessous.

Au niveau du style de l’auteur, j’avoue ne pas avoir accroché. Il peut parfois être assez fluide dans certaines scènes d’action, mais, dans son ensemble, je l’ai trouvé assez lourd. Il contribue au fait que l’histoire traîne en longueur avec des descriptions beaucoup trop longues et techniques sur d’assez nombreux aspects différents. Bien que cela soit très intéressant, les termes trop techniques font complètement perdre le fil au lecteur, qui se détache ainsi du récit et se perd dans ses pensées (j’avoue qu’il y a des paragraphes dont je ne savais plus de quoi ils parlaient alors que je venais de finir de les lire, tellement les descriptions m’ennuyaient).

Pour ce qui est des personnages... je dirais que c’est là le point le plus négatif de ma chronique.
Ils sont assez bien travaillés, avec leurs histoires assez poussées, mais le positif s’arrète là. En effet, je ne les ai pas du tout aimé, les trouvant tous détestables (sauf certains un peu plus attendrissants, comme Stanislas). Ils sont tous égoïstes, narcissiques, colériques, etc. Ils cumulent les défauts d’un point de vue humain sans rien pour rattrapper cela. Résultat : le lecteur ne se sent pas proche d’eux du tout, bien au contraire, et du coup il est complétement indifférent à ce qui leur arrive, suivant ainsi l’histoire de façon bien plus indifférente qu’il ne le faudrait pour ce genre d’histoires.

En bref, ce livre a une histoire vraiment originale et passionnante, avec beaucoup d’action, et qui a un grand potentiel, mais elle est mal gérée, les choses avancant trop lentement, de façon assez inintéressante. Le style de l’auteur est également trop lent, avec des descriptions à rallonge sur des termes techniques qui perdront totalement le lecteur malgré leur côté assez intéressant.
Les personnages, bien que bien travaillés, ne sont pas du tout proche du lecteur, et sont même assez détestables.

Une déception pour ma part, pour ce livre pourtant si adulé et à l’histoire si originale.
Mais je pense que je tenterai quand même la lecture de la suite, car je reste curieux de voir la façon dont l’histoire va évoluer, surtout au vu de la fin, qui promet beaucoup pour la suite.


Vestiges

Quan Tika, tome 1

Laurence Suhner

L'Atalante

575 pages

23 €


Garlon

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau