Dans l'oeil de la tortue, d'Anne Lanièce

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Quatrième de couverture

La découverte inattendue d’une nouvelle forme de vie océanique vient bousculer la marche du monde, obligeant à s’interroger sur l’avenir de l’espèce humaine.

Sur Terre, en 2016, on trouve encore des tortues, des hommes et des femmes, des projets, des ambitions, des utopies et des déceptions. Des fléaux également, comme le cancer.

Et face à cela, les rêves de ceux qui voient l’espèce humaine prête à conquérir l’espace, et les espoirs de ceux qui veulent simplement construire leur vie de famille. Kristine est de ceux-là. Mais la réalité est farceuse, et l’avenir mise parfois sur des outsiders. Vu sous cet angle, le cancer est une valeur sûre, une sorte d’outil de sélection…

 

Chronique d’Ailayah

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Lokomodo pour m’avoir permise de découvrir ce roman quelque peu déroutant.

Une chose est sûre, je ne m’attendais pas du tout à ça. Je trouve que la quatrième de couverture est assez mensongère car elle se focalise sur des points qui ne sont absolument pas centraux dans le roman et passe à côté de ce qui est pour moi l’essentiel dans cette histoire, le point de vue journalistique. Car finalement, c’est bien de cela qu’il s’agit principalement. Nous avons là une vision de l’univers journalistique mis dans un contexte futuriste.

Si je devais décrire ce roman, chose pas facile en soi, je dirai que c’est avant tout une page de vie. Des hommes et des femmes qui se croisent, qui nous font part de leurs recherches humaines, de leurs découvertes, de leurs sentiments … Avec toujours pour fond de toile cet univers de la presse écrite. En ce sens, ce n’est pas pour moi de la science-fiction pure car ce sont après tout des sujets qui sont encore bien d’actualité et un contexte pas si éloigné.

Ce qui est annoncé dès le départ dans la quatrième de couverture se révèle au final très secondaire, voire même anecdotique vu la fin du roman, et j’ai trouvé cela vraiment étrange. J’ai attendu cet évènement, cette découverte pendant les trois quarts du livre, pour au final que ça ne soit traité que comme une info passagère à la télé. Après coup, je dois avouer que c’est assez intéressant car ça montre bien que tout n’est au final qu’anecdotique, le buzz de l’année sera vite oublié, l’extraordinaire du moment passe très vite au statut d’ordinaire. C’est la vie.

Un point m’a vraiment étonné. Bien que je sois constamment dans l’attente, dans le doute, dans le flou sur la direction que prend l’histoire, le message que veut nous faire passer l’auteur, j’ai vraiment lu ce roman d’une traite, sans voir défiler les pages. Le style est fluide, c’est rythmé, plein de petites histoires, de phrases accrocheuses, d’anecdotes et du coup on reste captivé même s’il nous manque un fil rouge bien distinct.

Je suis vraiment très mitigée face à ce roman car c’est à la fois très réussi dans le style journalistique, on a vraiment l’impression de lire des petites chroniques de vie, des réflexions, un peu à l’image de ce qu’est la presse écrite, et en même temps, ça manque de focalisation, de fil conducteur qui nous attache à une histoire centrale, tout n’est que passager, rapide presque. Et en même temps, c’est un peu ça la vie aussi, finalement.

Tout ce que je peux dire c’est que je ne garderai aucun mauvais souvenir de ce roman, et je suis même sûre qu’en continuant à réfléchir sur cette histoire j’y trouverai plein de qualité, pour l’instant je le qualifierai surtout de déconcertant, ce qui est loin d’être péjoratif !

 

Dans l’œil de la tortue

Anne Lanièce

Lokomodo

320 pages

7,50€

 

 

Ailayah

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