Gaïa, de Yannick Monget

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Quatrième de couverture

Une terrible épidémie se répand sur la Terre, causant des millions de morts. Le comportement des animaux est complètement bouleversé, les végétaux présentent des mutations aberrantes. Aucun scientifique ne parvient à expliquer ces phénomènes. Seule certitude : ils menacent gravement l’écosystème planétaire. Les nations vont devoir mener une course contre la montre pour comprendre et endiguer le virus, sinon l’humanité tout entière disparaîtra.

Chronique de Garlon

Lançons nous cette fois dans un livre que je qualifierais de mélange entre un thriller écologique, un roman fantastique et une anticipation apocalyptique.

Grant est un multimilliardaire qui tire sa fortune de l’exploitation de la forêt amazonienne et des OGM. Une pendémie se lance, et Grant serait peut-être atteint de cette maladie contagieuse. Isolé avec quelques autres dans un camp militaire souterrain hyper protégé, Grant se retrouve obligé de se tourner les pouces... Jusqu’au jour où il y a un effondrement, que tout contact est perdu avec la surface et que des racines commencent à passer entre les murs. Mais comment donc remonter à la surface ? Et que ce passe-t-il là haut pour que des racines descendent si loin en plein Paris ?
Il semblerait que la Terre soit à l’un de ses tournants.

Ce fût une vraiment très bonne lecture... si l’on excepte toute la fin, que j’ai trouvé vraiment ratée. Mais je vais vous parler de tout cela de façon plus approfondie.

L’histoire est vraiment très bien trouvée, tout à fait originale et passionnante. Nous voyons une espèce de revanche de la nature sur l’homme, qui se fait de façon radicale. Nous suivons un groupe de survivants dans leur périple, et cela nous permet de nous retrouver avec eux, de vivre une “fin du monde” tout à fait palpitante qui connait une évolution constante, sans aucun temps mort, et qui permettent ainsi de voir de nombreux aspects de ce qui se passe.
L’action est également vraiment fort présente et tout à fait passionnante, car le danger est partout, on ne peut faire confiance en rien, et cela créée une ambiance de stress constant qui fascinera le lecteur et le rendra incapable de lâcher le livre.
Mais ce livre est plus qu’une histoire : c’est également un appel écologique, le but étant de montrer les dangers du comportement de l’homme sur la nature, de faire prendre conscience aux gens qu’on a besoin d’elle pour survivre, qu’on en dépend totalement et qu’il faut donc veiller à la sauvegarder, sous peine de la voir un jour soit disparaitre soit se venger de l’homme. C’est un magnifique témoignage écologique sous forme d’une histoire passionnante, je trouve.
Par contre, je passe à l’aspect négatif du livre : toute la fin. En effet, l’auteur à voulu donner un aspect à la fois épique et mélodramatique... et il en a fait beaucoup trop. Des retournements de situations et des révélations s’enchaînent de façon beaucoup trop exagérée. Je comprend l’intérêt de faire cela, et les objectifs de l’auteur, qui veut ainsi changer les perspectives du lecteur sur l’histoire qui s’est déroulée, mais j’ai trouvé qu’il en a vraiment trop fait. Au final, plus rien ne surprend, d’ailleurs, car il y a eu tellement de retournements de situation qu’on finit par deviner ce qui va se passer ensuite. De plus, l’aspect mélodramatique m’a vraiment ennuyé. Je déteste vraiment avoir un personnage qui n’arrête pas de crier “pourquoi ?” en regardant le ciel, et tous des trucs comme ça. Quant à la façon dont l’histoire se termine, là aussi, je l’ai trouvée exagérée. L’auteur en a décidément fait beaucoup trop pour la fin, et j’ai trouvé ça dommage car ça m’a gâché ma lecture.

Le style de l’auteur m’a fort plu, je l’ai trouvé assez fluide et agréable, plongeant bien dans l’action pour permettre des moments vraiment palpitants, sans pour autant négliger l’aspect descriptif, et ce principalement au niveau écologique. Le lecteur peut donc se retrouver totalement immergé dans l’histoire tout en apprenant des choses sur notre planète.

Au niveau des personnages, je les ai assez appréciés, les trouvant très bien construits, chacun étant unique et original tout en étant tout à fait réaliste. Mais je ne me suis pas senti particulièrement proche d’eux, et n’ai donc pas fort partagé leurs émotions, ce qui est un peu dommage.

En bref, nous avons ici une superbe histoire qui nous parle d’écologie avec un tableau de fin du monde, une revanche de la nature sur l’homme. L’intrigue est très bien faite et palpitante, et l’action est fort présente, ce qui fait que le lecteur ne s’ennuye pas une seconde. Le style de l’auteur est fluide et agréable sans négliger l’aspect descriptif et les personnages sont très bien travaillés, bien que le lecteur ne se sentira pas forcément très proche d’eux. Par contre, la fin est, je trouve, un grand défaut, car l’auteur a voulu en faire trop niveau mélodramatique et retournements de situation, ce qui peut gâcher la lecture.

Un livre que je recommanderais donc malgré son défaut, car il vaut vraiment la peine d’être lu.

 

Gaïa

Yannick Monget

Bragelonne

456 pages

20 €

 

Garlon

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