La guerre olympique, de Pierre Pelot

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Quatrième de couverture

Comment concilier la paix mondiale, le chauvinisme des peuples, le contrôle de la démographie, la lutte contre la délinquance et l'amour du sport ? C'est simple... Tous les deux ans sera déclarée, entre le camp blanc et le camp rouge, la guerre olympique. Des champions dopés, surentraînés, s'affronteront au cours d'épreuves mortelles où tous les coups sont permis. Pénalités des vaincus ? Dix millions de morts dans leur camp, choisis parmi les délinquants, les subversifs, les déviants dont le cerveau est piégé à l'aide d'une mini-bombe réglée pour exploser dès la proclamation du résultat. Quelle belle invention ! Pourquoi n'y a-t-on pas pensé plus tôt ?

Chronique de Garlon

Parlons cete fois d’un livre d’anticipation qui se trouve être un peu dans la même veine que Battle Royal ou Hunger Game : La Guerre Olympique.

Pour faire face aux guerres entre pays et aux problèmes démographiques, les différents états ont décidé d’un système révolutionnaire : le monde est divisé en deux camps, les Rouges et les Blancs, et, tous les 2 ans, des jeux olympiques très violents sont organisés. En parallèle, les criminels et leurs familles obtiennent des puces dans leurs cerveaux qui contrôlent leurs pulsions. Lorsqu’un champion des jeux perd une épreuve, plusieurs milliers de ces connectés voient leur cerveau exploser. Et les choses se déroulent comme cela jusqu’à la fin, où tous les condamnés du camp qui aura perdu les jeux seront tués par leurs puces.

Bien que l’histoire en elle-même puisse être considérée comme assez simple (tout en se différenciant quand même assez des autres livres), au vu du nombre d’histoires du genre qui fleurissent en ce moment, ce livre a quelque chose de vraiment fascinant.
Nous suivons diverses personnes pendant le 12ème Guerre Olympique :
Pietro, l’un des grands héros du camp Blanc, une montagne de muscles avec rien dans la tête.
Virginia, la compagne de Pietro, qui suit les aventures de son ami mais qui aurait peut-être quelque chose à cacher.
Yanni, l’un des condamnés politiques du camp Blanc, avec Slim, une journaliste souhaitant faire un reportage sur le vie d’un connecté.
Mager, un condamné un peu fou du camp Rouge qui s’est retrouvé dans cette situation à cause d’un meurtre.
Nous pouvons ainsi voir la situation dans les différentes lieux et les différentes façons de voir les choses, tout en ayant une petite intrigue, certe simpliste, mais néanmoins intéressante, mise en place.
On suit donc plusieurs histoires, plusieurs petites intrigues, qui sont mises en place autour d’un même évènement : la guerre olympique. La survie de certains personnages dépendra donc de la victoire de Pietro, et cela a un aspect assez grisant.
On en apprend beaucoup sur Pietro, son passé, sa façon de penser. Le personnage est vraiment fort simple d’esprit, une machine à tuer faite pour les épreuves. J’ai trouvé que, en dehors des épreuves de la guerre, son histoire était fort inintéressante, et assez ennuyante sur le long terme. On ne s’accroche d’ailleurs pas au personnage, le trouvant vite sans intérêt, bien que bien construit de par son passé.
Pour ce qui est de l’intrigue qui tourne autour de Mager, là aussi, je n’ai pas trouvé ça terrible : le lecteur ne peut s’empècher de se dire que le personnage mérite ce qui lui arrive, et le déteste de plus en plus au fur et à mesure que l’histoire se déroule. Je me suis pas mal ennuyé dans cette lecture, car les choses n’ont plus fort avancé à partir d’un certain point, et on n’en apprend pas assez sur lui. D’un autre côté, cette histoire est fort utile pour ce qui est de l’explication au sujet de l’évolution de la situation mondiale, la raison de ces guerres, etc. Donc cette partie de l’intrigue est intéressante d’un côté et assez ennuyante de l’autre.
Concernant Yanni, c’est l’histoire qui m’a le plus plû : le personnage est très bien construit, et le lecteur s’attachera presque immédiatement à lui, passionné par son histoire et inquiêt pour la suite des évènements. Sa relation avec Slim est également positive, tout comme les immersions que nous faisons dans son esprit, afin de voir comment il réagit à sa situation désespérée, l’horreur qui s’immisce dans son esprit.
Enfin, une étrange fascination naitra pour le personnage de Virginia, dont on ignore beaucoup, mais qui est vraiment bien construite et intéressante. Est-elle une espionne ou simplement une amoureuse ? Que veut-elle à Pietro ? Cela fascinera le leceur pendant toute la durée de sa lecture.
Le Grand Parcours des Héros a, quant à lui, quelque chose de vraiment très fascinant. Il est bourré d’action, très sanglant, les pièges, morts et autres sont vraiment originaux et plongeront le lecteur dans une fascination morbide pour son déroulement, et un stress constant pour savoir lequel des deux camps va gagner, et donc si Yanni survivra, tout comme les autres personnages du camp Blanc ou du camp Rouge.
Vraiment fascinant, envoûtant et original, j’ai adoré cet aspect !

Le style de l’auteur est assez agréable et s’accorde très bien à l’ambiance et à l’intrigue, afin de donner un cocktail détonnant. Les descriptions au niveau d u Grand Parcours des Héros, par exemple, sont vraiment très bien faites, très gores, et vraiment captivantes.

En bref, nous avons ici une histoire qui, bien que restant dans un thème devenu assez classique, apporte sa pierre à l’édifice. On suit plusieurs personnages, certains plus attachants que d’autres, certaines histoires plus intéressantes ou passionnantes, mais le tout restant très bon dans l’ensemble. Le Grand Parcours, point culminant du livre, accrochera sans problème le lecteur avec son action et le côté vraiment très gore de l’évènement, et le style de l’auteur s’accorde parfaitement à cela.

Un livre qu’il est intéressant de découvrir.


La guerre olympique

Pierre Pelot

Folio SF

352 pages

6,95 €


Garlon

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