Player One, d'Ernest Cline

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Quatrième de couverture

2044. La Terre n'est pas belle à voir. Comme la majeure partie de l'humanité, Wade Watts passe son temps dans l'OASIS; un monde virtuel où chacun peut faire ce qui lui chante. Pour oublier la misère dans laquelle il vit. Il rêve secrètement d'être celui qui décrochera le ticket gagnant de la grande loterie...

James Halliday, le créateur de l'OASIS, est mort quelques années auparavant sans laisser de successeur. Pour décider du sort de sa fortune, il a créé une véritable chasse au trésor. Battre des records à Pac-Man, réciter par cœur des paroles de Devo ou trouver les failles des jeux vidéos cultes : voilà l'unique moyen d'accéder à son héritage colossal. Des centaines de personnes ont essayé en vain. Joueurs invétérés ou grands organismes mondiaux corrompus, tous s'y sont cassé les dents. Wade se dit qu'il serait peut être capable de relever le défi. Et il résout la première énigme.


Chronique de Melisande

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Michel Lafon de m’avoir permis de lire ce livre en avant première. J’avoue que la 4e de couverture m’avait intéressé mais le côté geek de l’histoire m’avait un peu fait peur dans le sens où je n’étais pas sûre de comprendre toutes les références. Mais à la lecture du livre mes craintes étaient infondées, car même si on ne les connait pas toutes, elles sont suffisamment expliquées pour qu’on puisse comprendre sans problème le livre.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour comprendre ce qui se passe. On est donc plongé dans un monde futuriste où le monde va mal, très mal, si bien que la plupart des gens pour oublier leur malheur vive dans un monde virtuel appelé OASIS. J’avoue qu’en général ça n’est pas ma tasse de thé la SF et pourtant là, j’ai bien adhéré à l’univers. Le monde est tel que les gens (à comprendre les plus pauvres) sont obligés de vivre dans des caravanes empilées parce que les terrains valent trop cher et qu’en plus, il n’y a plus de place au sol et qu’il a fallu rentabiliser l’espace (ça fait peur de voir ça).

Comme je l’ai dit, la 4e de couverture m’avait intéressé, j’avais trouvé l’intrigue originale et après l’avoir lu, on peut dire que c’était une très bonne histoire et un livre qui mérite d’être lu. Cela reste relativement simple dans le fond, on sait où l’on va, ce qu’on doit « faire » en quelque sorte, mais il y a tellement d’embuches, de recherches / réflexions à faire pour trouver la solution, que ça peut devenir plus compliqué qu’il n’y paraît.

On se prend rapidement au jeu et comme Wade, on veut réussir à résoudre les énigmes, mais bon, vu que je ne suis pas une spécialiste des jeux vidéos des années 1980, du coup ce n’était pas vraiment possible pour moi de jouer comme lui. Mais d’une certaine manière on le soutient, on espère qu’il va y arriver. Et lorsqu’il parvient à déchiffrer la première énigme, on sait que c’est le début des ennuis car malgré lui, il va se retrouver tout en haut de l’affiche et il n’y a pas que des amis dans l’OASIS. Le compte à rebours est lancé, c’est une véritable chasse qui prend place.

J’ai bien aimé le style de l’auteur, l’écriture est fluide et agréable à lire et le fait que ça soit écrit à la 1ere personne aide encore plus à se plonger dans l’univers et à prendre part à l’histoire au côté de Wade. Le seul truc c’est qu’il y a énormément de narration et très peu de dialogue, ça peut perturber un peu au début, mais en même temps, vu qu’il vit tout seul et ne vit que dans un univers virtuel (même s’il y a un ami là bas : Aech) c’est compréhensible.

J’avoue avoir eu un petit peu de mal avec le début parce que c’est assez lent à se mettre en place mais en même temps c’est nécessaire pour la compréhension du monde (qui pour le coup est bien expliqué si bien que l’on n’est pas trop perdu, même s’il y a pas mal d’informations à prendre en compte). Mais voilà, faut pouvoir avancer et j’ai eu un peu de mal à m’y mettre mais une fois dedans (en gros quand il parvient à trouver la 1ere énigme, là j’ai commencé à dévorer le livre et on peut dire qu’il ne m’a pas fait long feu.

J’ai trouvé aussi qu’à la 2e moitié du livre il y avait quelques longueurs et cela dû au fait qu’il ne se passe pas grand-chose, Wade reste cloîtré chez lui et ne fait pas grand chose. (Je me contenterai de dire ça je ne veux pas spoiler), du coup c’est assez lent et ça se ressent dans la lecture. Mais heureusement ça repart sur des chapeaux de roue et là, rien ne va plus, ça s’enchaîne à toute vitesse pour ne s’arrêter qu’une fois le livre terminé, donc ça n’est pas trop gênant. De plus, dans ces passages un peu à vide, on y apprend des informations importantes pour la suite donc c’est nécessaire. Et puis il faut avouer que ça fait un peu du bien avec tout ce qui vient de se passer avant ça fait une pause, mais elle était peut être un peu trop longue, ça pourrait en ennuyer plus d’un.

Après dans l’ensemble il y a quand même un bon rythme, avec pas mal d’action puisque Wade tente de trouver les solutions aux énigmes posées par Halliday et que cela prend du temps et beaucoup de réflexion. Une fois la machine lancée, on ne peut plus l’arrêter et tout s’enchaîne très vite (et ces dans ces moments là, lorsque Wade joue que l’on voit les nombreuses références et le côté geek du livre).

J’ai beaucoup aimé le personnage de Wade, il est vraiment sympathique et le fait d’être dans sa tête, dans sa passion du jeu (parce qu’il en veut, il a la volonté de réussir) et bien ça le rend assez attachant, surtout quand on voit ses conditions de vie, on se dit qu’il en a vraiment besoin et que ça pourrait l’aider. Bon après quand la « gloire » arrive, il est toujours un peu dur de redescendre de son piédestal et ça, il va le savoir à ses dépends. Et les autres concurrents du livre sont tout aussi intéressants, je vous laisse les découvrir vous-même.

En bref, ce livre a été une bonne surprise. J’ai vraiment passé un bon moment en le lisant, même si parfois il y avait quelques longueurs qui ralentissaient peut-être un peu trop le rythme. Un livre bourré de références sur les jeux vidéos des années 75/80, des films des années 80 ainsi que les ordinateurs que l’on pouvait trouver à l’époque (et oui, ça n’est pas que les jeux !). Un monde intéressant avec une bonne intrigue qui tient bien la route, des personnages attachants. Que demander de plus ?


Chronique de Ceinwèn

Présenté comme un roman "geek", avec une couverture intriguante qui ne révèle rien au profane, on le prend sans trop savoir à quoi s'attendre. Rapidement toutefois, on est plongé dans l'ambiance et tout s'explique (la couverture comme l'intrigue).
Dans un monde dévasté, un créateur de génie a créé un jeu, une réalité virtuelle dans laquelle les gens préfèrent vivre, s'évader d'une triste réalité. On y va à l'école, on y est élu, star de la tv, de la chanson, etc. L'Oasis, une réalité sans limite et pour tous.
Mais son créateur, James Halliday, n'est pas immortel. A sa mort, il laisse un étrange testament : celui qui réussi la quête de l'oeuf récupérera son empire ! A cette annonce, des milliers de personnes de tout âge et de tout sexe se passionne pour la quête. Mais après des années d'échec, sans la moindre piste, les chassoeufs commencent à abandonner.
Jusqu'à ce qu'un jeune garçon pauvre, vivant dans une caravane, réussis l'impossible : faire apparaître son nom sur le tableau de classement, à partir de là, tout s'emballe. 

Roman se replongeant dans les succès des années 75-85, l'auteur va forcer le lecteur à retourner dans le passé mais sans se limiter aux jeux vidéos, qui restent une part importante du roman : l'informatique, la musique et les films seront aussi à l'honneur ! Ernest Cline va nous remettreWar Games en mémoire, nous rappeller que Pac-Man peut-être achevé, et que la musique est intemporelle.
Dans le même temps, on nous présente une formidable quête, haletante et souvent sous tension. Une quête où l'amitié devra résister à des épreuves difficiles.

Rapidement on se plonge dans ce roman pour ne plus le lâcher. Qu'on soit expert ou pas de cette décennie, l'auteur réussi à toucher tous les publics (néophyte ou expert) et à nous emmener dans son monde complètement ahurissant. La fin est un peu plus consensuelle et mignonne, mais la machination du héros juste avant était tellement géniale, qu'on pardonne la facilité finale.

Des rebondissements, de l'action, de l'humour, des souvenirs et de l'émotion. On a de tout dans ce roman, et c'est une formidable découverte. Destiné aussi bien aux hommes qu'aux femmes, tout le monde y trouvera son compte !



Player One

Ernest Cline

Michel Lafon

405 pages

17,95 €


Melisande


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Date de dernière mise à jour : 27/01/2013